Saint-Gilles est, pour les Bonnevallais, synonyme de quinzaine commerciale et de foire du 1 septembre, mais c'est aussi le nom donné en 1987 à la voie de la Zone Industrielle, qui a son origine carrefour de la Croix Bourgot et son aboutissement Route Nationale 10, c'était là, qu'une léproserie fut construite, son existence nous est révélée en 1151, par une visite qu'y fit Thibault IV comte de Chartres et de Blois.
Dans toute l'Europe on construisit des maladreries qui servirent de refuge à tous les lépreux, exclus de la société. Pour limiter les risques de contagion, on implanta ces établissements au nord des villes, car on craignait que les vents dominants sud-ouest infestent les populations.
De la léproserie de Bonneval il ne reste aucun vestige. Mais, très récemment, lors d'une prospection aérienne, l'emplacement exact de celle-ci fut découvert. Des photos prises révèlent parfaitement les plans de cette maladrerie qui possédait une chapelle vendue en 1792 au citoyen Conty, à charge pour lui de la démolir et de récupérer les matériaux.
La maladrerie de Saint Gilles disposait de revenus provenant de générosités, comme celles du Comte Thibault V qui, avant de partir en Terre Sainte avec le roi Philippe Auguste, établit, en 1189, une foire près de cet "hospice" et donna aux lépreux, la moitié des revenus qu'elle procurerait.
Les moines de Saint Florentin furent aussi des bienfaiteurs de la maladrerie.
Au XVII ème siècle, le Roi réunit les maladreries à l'ordre de Saint Lazarre et de Notre Dame du Mont Carmel, mais cette réunion n'abolit point le titre de prieuré de Saint Gilles, et en 1696, Louis XIV, par lettres patentes, donna à l'Hotel Dieu de Bonneval où L'hospitalité avait été rétablie, tous les domaines et revenus de l'établissement Saint Gilles. De nos jours, la maison de retraite jouit encore de cette générosité royale.
La Foire de Saint Gilles fut transférée dans le centre ville en 1790.
Source : Histoire des rues de Bonneval, M. Guillemin.
Saisie : Annick PERRON
Dernière modification : 4 Mars 2008