Ce grand espace entre les fossés de la ville et le mur du Centre Hospitalier Spécialisé Henri Ey (ancienne Abbaye Saint Florentin) appartenait jadis aux religieux de Saint-Florentin.
Durant trois siècles, il fut occupé par le Château, ou plus exactement la salle aux comtes. Ceux-ci, qui ne possédaient pas de maison à Bonneval, demandèrent aux moines, en 1210, la permission de construire leur demeure sur cet emplacement. L'édifice fut détruit en 1568 ; il n'en reste aucune trace. La ville décida le 3 juin 1765 de débarrasser la Grève des derniers vestiges du château des comtes et d'aplanir le terrain pour en faire un champ de manoeuvre à l'usage des garnisons de passage.
A côté du "château" était dressé le gibet transféré plus tard sur le chemin de Chartres. Cette belle place était et est toujours le lieu privilégié des fêtes et animations. Dans les temps anciens, on allumait de grands feux de joie pour célébrer de grands événements comme la naissance du Dauphin ou la convalescence du Roi.
Ainsi en 1744, " les échevins ordonnèrent à la ville de se mettre en armes pour assister au feu de joie que l'on allumera sur la Grève et au Te Deum qui sera chanté à l'abbaye à l'occasion des réjouissances pour la convalescence du Roy..."
Aujourd'hui, la Grève reste le lieu de promenade le plus agréable de la ville, les platanes dispensent leur ombrage aux pêcheurs, joueurs de boules et aux flâneurs en quête de calme et de verdure.
Source : Histoire des rues de Bonneval, M. Guillemin
Saisie : Annick PERRON
Dernière modification : 5 Mars 2008