Histoire des communes

Commerce & industrie : Malicorne-sur-Sarthe

 

Les poteries de Malicorne

Malicorne a depuis plusieurs siècles une vocation de « Potiers » puis de Faïenciers. Il faut remonter au XIIIe siècle pour retrouver l’origine du travail de la terre argileuse de la région de Malicorne où l’on fabrique des briques et des tuiles pour la construction, et divers objets culinaires. Toutefois, la vente et la production se limite à la région.

C'est en 1747 que Jean Loyseau s’installe à Malicorne. Il va créer la première manufacture locale, exploitant les gisements de terre de Ligron et le bois des abondantes forêts environnantes.

À sa suite, Guillaume Rabigot, ancien tourneur de Loyseau et héritier du savoir-faire, développe sa manufacture, dénommée Faiencerie du Bourg-Joly. En 1899, elle est reprise par la famille Leroy-Dubois, puis sera cédée à la famille Moreau en 1918, dont les signatures M et JM ornent d'innombrables pièces de collection. Bourg-Joly est aujourd'hui la plus ancienne faiencerie en activité à Malicorne.

Emile Pouplard acquiert en 1890 la faïencerie des parents de sa femme, Marie-Angèle Beatrix. Leurs productions communes seront signées PBx. En 1918, sa manufacture reprend les moules des Faïenceries du Rohu à Lanester qui viennent de fermer après le décès de leur dirigeant, Abel Graindorge.

Emile Tessier, lui-même formé chez Pouplard, fonde ses propres ateliers en 1924.Il met au point une technique d’ajourage qui fera la renommée de ses productions. Sa faïencerie deviendra par la suite la faïencerie FAM (Faïencerie d'Art de Malicorne) Roger François travailla également dans la faïencerie de Malicorne et développa une faïence de style art déco.

La faïencerie Moreau et fils produira les pièces parmi les plus recherchées.

Au cours du XIXème siècle, les faïenciers de Malicorne reproduisent les modèles à succès de Nevers, Rouen ou Moustiers. La faïence de Malicorne, jusque là utilitaire va peu à peu s'orienter vers des productions plus décoratives.

François Lachasseigne introduit le premier, à partir de 1850, une fabrication de fontaines décoratives monumentales, dont le style gothique est en accord avec le goût du moment.

C'est cependant Léon Pouplard, d’abord représentant pour les faïenceries HB de Quimper, qui va systématiser les décors bretons. De nombreux procès opposeront à ce sujet Quimper et Malicorne. Naturaliste passionné, Pouplard créera de nombreuses pièces animalières, aux attitudes particulièrement suggestives. Sa manufacture disparaitra en 1952, faute de repreneur.

Malicorne ne développera cependant pas un style propre, empruntant les décors aussi bien à Quimper qu’à Delft. Ces inspirations seront cependant librement adaptées par les potiers sarthois, agrémentant leurs modèles de légendes et de personnages locaux.

La réputation de Malicorne se fondait non seulement sur la faïence mais encore sur le grès, gros, fin ou vernis, dont la Fabrique de l’Union devenue Manufacture CHARDON faisait sa spécialité.

Source : antiquitesbrocante-souvenirsdantan.fr/Les-Faiences-de-Malicorne.


Saisie : Brigitte GONDOUIN

Dernière modification : 14 Janvier 2012

 

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