Malicorne-sur-Sarthe : Usine de l'Union - grès et poteriesLa réputation de Malicorne se fondait non seulement sur la faïence mais encore sur le grès, gros, fin ou vernis, dont la Fabrique de l’Union devenue Manufacture CHARDON faisait sa spécialité. La fabrique employa jusqu’à une cinquantaine d’ouvriers. De 1885 à 1969 d’importantes transformations modernisèrent l’entreprise L’usine a été mise en marche en 1812, mais le bâtiment des fours a été adapté aux nouvelles techniques après la guerre de 1870. Les fours, copiés sur les fours à porcelaine de Limoges, permettaient la cuisson du grès recouvert de porcelaine à l’intérieur (pots à lait, à crème, à rillettes). La cuisson durait 3 à 4 jours. Chacun s’y relayait, par équipes de cinq à six enfourneurs. Tradition Malicornaise, les femmes travaillaient en binôme avec les hommes dans le bâtiment des fours. Appelées les « racheveuses », elles collaient les anses, faisaient la finition. Cette activité a fonctionné jusqu’en 1969. Il existait plusieurs sortes de fours : les fours couchés, les fours à flammes renversées et les fours à flammes directes. Ces deux derniers servaient à la cuisson des grès fins au sel, alors que le four couché était utilisé pour la cuisson des gros grès. En 1940, on passe à un four à flamme renversée, ce qui entraîne la construction d'une grande cheminée extérieure. La flamme sortait toujours des quatre foyers, elle était guidée par des murets et tournait sous la voûte pour redescendre entre les poteries. Les fumées étaient dirigées par un tunnel vers la grande cheminée La cuisson commençait au bois et continuait au charbon pendant deux jours. La porte d'enfournement était murée avec des briques et déchets de terre. Jusqu'en en 1946 les gros grès, à l'aspect grossier, permettaient la conservation de la viande. Ces poteries étaient souvent glacées au sel à l'extérieur et vernies à l'intérieur. (Barattes, pots, bouteilles, cuvettes à lait…) La technique des grès fins fut mise au point par Paul CHARDON. Les poteries étaient de plus petites tailles et décorées. Un émail blanc (sable plus fondant plus terre blanche) était appliqué à l'intérieur. (soupières, terrines, beurriers, pichets, écuelles)…. et on continuait les vernissées : pichets, cruches, chaufferettes, tisanières, cafetières ... Documentation : Malicorne Espace Faïence Musée. Trois générations se succédèrent à la tête de la manufacture : Paul-Marie-Léon CHARDON né le 20 octobre 1852 - Le Mans, décédé le 12 août 1938 Rémy-Marie-Léon CHARDON, né le 27 septembre 1879, Paris 75006, décédé le 20 novembre 1963, Le Mans, Sarthe, à l'âge de 84 ans. Jean-Paul-Octave-Marie CHARDON, né le 22 mars 1909, Malicorne-sur-Sarthe, décédé le 25 juillet 1955, à l'âge de 46 ans. Source : (Geneanet Max BOTTET ( maxbnet) Malicorne Espace Faïence :Au cœur du village, il suffit de lever les yeux pour apercevoir la cheminée des anciens fours du site de production. Malicorne Espace Faïence est construit sur les ruines d’une ancienne manufacture de grès, le Musée profite de l’ancienne fabrique de grès et de poterie CHARDON restant, ainsi que du bâtiment des Fours, pour faire valoir ses collections. Documentation : Malicorne Espace Faïence Musée. Saisie : Brigitte GONDOUIN Dernière modification : 14 Janvier 2012 |