Histoire des communes

Commerce & industrie : Authon-du-Perche

 

L'industrie authonnaise avant la révolution

Entre le XVIe et le XVIIIe, Authon vivait de la fabrication des étamines, et de celle des clous. (Source : Authon-du-Perche et ses environs par René Soler)

Janvier 1811

Le 8 janvier la taxe qui n'existait plus sur le pain depuis plusieurs années, est rétablie.

Le 11 janvier, Jean Leproust, maréchal en cette commune, déclare qu'il a l'intention d'exercer le métier de boulanger, et demande à être inscrit sur les rôles de patente.

Le 13 janvier comparaissent les boulangers de la commune pour déposer l'empreinte de la marque que chacun d'eux déposera sur le pain. Les empreintes de Louis Bourlier-Gillot seront les lettres BC en forme ronde, celles de René François Martin-Fortris fils, la lettre M en forme de losange, celles de Suzanne Teted'hommme, veuve Bourlier, la lettre B en fer battu, celles de Louis Charles Bernard Ganot, la lettre G en forme ronde et celles de Etienne Simon Martin-Fortris père, les lettres MP en forme ronde.

18/05/1811

Isidore Jacques Rigalleau serrurier patenté à Bonneval, natif de Brou, souhaite s'installer à Authon, avec François Laugé son épouse.

20/07/1811

Il n'y a ni mine, ni carrière dans la commune, seulement 3 sablières où l'on prennoit du sable pour bâtir, qu'elles étoient à découvert et qu'il n'en coutoit que la voiture.

27/07/1811

50 hectares sont cultivés en chanvre, récolte 24 000 kilogrammes.

07/10/1811

Il y a 240 moutons sur la commune : 19 bêl.. , 200 brebis, 175 agneaux, 22 béliers mérinos.

15/07/1816

Stagnation du commerce des étamines, seule industrie du pays, qui occupe 3/4 des habitants.

Août-septembre 1816

Denis LAIGNEAU, marchand d'étoffe cesse son commerce.
Thomas Jovin MET, marchand drappier, cesse son commerce.
Louis GORON, marchand d'étamines, cesse son commerce.

01/01/1817

Denis LAIGNEAU veut exercer le métier de marchand d'étamines, il quitte son activité le 01/01/1819.

19/07, 01/08/ et 07/12/1818

Marin LAIGNEAU, fabricant d'étamines, cesse son activité.
Pierre GORON, fabricant d'étamines, cesse son activité
Charles Grégoire MONTIGNY, fabricant d'étamines, cesse son activité.

1819

01/10/1819 : Gabriel Louis NOBLET, frippier, cesse son activité
01/10/1819 : Jean BOULAY, fabricant d'étoffes et d'étamines, cesse son activité.

1821 et années suivantes

01/01/1821 : Louis GORON, fabricant d'étamines, cesse son activité.
01/07/1821 : François Eugène FORTIER, marchand drapier, cesse son activité.

Les commerces continuent à se fermer, auberges, marchands de vins, etc....


Source : Comptes rendus conseils municipaux

Saisie : Christiane BIDAULT

Dernière modification : 19 Décembre 2007

Auberges et commerces

Auberge des trois Rois ou l' image des trois Rois (1781) AD28 2E50 457
Hotel du Coeur (1732) AD28 2E50 17
La Tete Noire (1732) AD28 2E50 17
La Fleur de Lis (1732) «  une maison située ville d' Authon appelée vulgairement la Fleur de Lis ...» AD28 2E50 17
La Botte Royale (1682) AD28 E4325
La Croix Blanche (1765) «  une maison ou pend l' enseigne de la Croix Blanche située proche le calfour d' Authon ...» AD28 2E50 454
Le Grand Dauphin (1768) AD28 2E50 454 « une maison manable située proche le grand Dauphin en cette ville... »


Source : Archives Départementales Eure-et-Loir

Saisie : Michel GéRAY

Dernière modification : 3 Novembre 2025

La tannerie à Authon du Perche au 18e siècle

ous l'ancien régime Authon avait sa tannerie. A la lecture de archives notariales de Montmirail on y découvre que les « Cuirs d'Authon » faisaient l' objet d'une marque appartenant à Julien Chandru, corroyeur, demeurant à Melleray propriétaire de la marque des cuirs de Brou, Authon et Melleray. Mathias Chandru son frère est « marchand et procureur au conseil de Chartres »
Au 18 ème siècle la tannerie d'Authon appartenait à la famille Chandru, des notables qui détenaient également pas mal de pouvoir dans la région de Montmirail, Melleray et la Bazoche-Gouet. En 1713 Etienne Chandru était « conseiller du Roy et grainetier au grenier à sel de Montmirail » (AD72 4E33 405)
Lors de la signature du bail ou de "l'abandonnement de la tannerie", le propriétaire remettait au maître tanneur le marteau qui servait à apposer la marque sur les cuirs. (AD72 4E33 12).
En juin 1743, Julien Chandru et sa sœur, devant Robert Boulay notaire à Montmirail, font un bail de la marque des cuirs d'Authon, à Jean Amiard Duvaloir maître tanneur, pour quinze livres par an, pour tous les cuirs, qui seront produits et façonnés. Le maître tanneur verse 50 livres à la signature du bail, pour deux années payées d'avance, le solde étant considéré comme le « pot de vin » (AD72 4E33 17)
Les traces des tanneurs sont courantes dans les divers document de l' ancien régime. En avril 1723 René Moussu de Montmirail loue une maison à Authon à Hubert Fouquet marchand tanneur
La même année en août est inhumé un garçon fils de Jacques Meunier « maître tanneur » En juin 1727 le même couple fait baptiser François Michel leur fils ;
On retrouve les traces des tanneurs à Authon dans les registres paroissiaux, en 1726 , Louis Amiard âgé de treize mois fils de Jean Amiard marchand tanneur et de Louise Bois est inhumé dans la nef de l'église. L'inhumation dans la nef à cette époque était plutôt réservée aux membres du clergé, aux nobles ou notables.En 1727 naît un nouveau Louis Jean du même couple .
Le 3 septembre 1726 un certain Louis de Lestang époux de Marie Boulanger,est dit marchand tanneur à Authon.
En 1788 on trouve Jacques Bordier maître tanneur


Saisie : Michel GéRAY

Dernière modification : 3 Novembre 2025

Le tabac à Authon au 18ème siècle

En 1749 Charles Labbé propriétaire de la ferme des Lhéorie d' Unverre, est entreposeur du bureau de tabac de la ville d' Authon


Source : Archives Départementales Eure-et-Loir

Saisie : Michel GéRAY

Dernière modification : 28 Avril 2026

 

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