Commentaires et textes |
Commerce & industrie : Gréez-sur-RocGREEZ : La capitale de la saboterieAvant 1914 : l’activité du sabot est très importante puisque 100000 paires de sabots étaient fabriquées à la main dans une dizaine d’ateliers comptant une cinquantaine d’ouvriers. La Beauce était le principal débouché : c’est à pleine charrette que ces sabots s’en allaient dans la région de Courtalain. Les ouvriers vivaient misérablement, travaillant de 5h du matin à 21h et parfois le dimanche matin. Demandant un sou de plus par paire, devant le refus des patrons, en 1908, ils firent grève un lundi après-midi armés de pancartes, défilant dans le village. Ils obtinrent gain de cause dès le lendemain. Ces ouvriers se réclamaient de gauche : preuve en étaient les photos de Joseph Caillaux affichées dans les ateliers. Celui-ci avait coutume d’assister une fois par an au banquet du Comité Républicain. L’entre Deux guerresL’industrie du sabot reste prospère avec en plus une fabrique de galoches qui employait une quinzaine de personnes. Pendant que les hommes travaillaient là avec de maigres revenus, les gantières tiraient l’aiguille à la maison pour l’usine de gants à Ceton. Après la deuxième guerre : l’industrie du sabot va disparaître petit à petit, concurrencée par la botte de caoutchouc. Source : Fondation Jean Jousse Les autres industriesScieriePatrons successifs : Lecomte Paul, Dupas-Couetty Henri, Desoeuvre Jean, Boucher Maurice. Fermeture années 80 Parqueterie ChêneFondée vers 1928 par Couetty Henri, en 1961 successeur Pigeard René, fermeture en 1975 (concurrence de la moquette) Industrie du sabotDerniers sabotiers connus: Pineau Laimé, Berthelot Maurice, Vannier Jules, Guibert Robert, Letang, Chevalier Victor et celui qui sera le dernier sabotier: Marchand Marcel GalocherieDupas Jules fondateur, suivi de son fils Dupas Jules. Cette industrie et celle du Sabot furent asphyxiées par l'avènement de la botte caoutchouc Saisie : René Raymond Jean PIGEARD Dernière modification : 20 Février 2012 |