Commerce & industrie : Boisseau
Vie agricole (1944)
Les terres de Boisseau sont faciles à cultiver.
Les plus dures à travailler sont au domaine de Melleret qui sont des terres franches pas coulantes; la valeur locative de ces terres n'est d'ailleurs que de 1qu par hectare au lieu de 2 à 2qu1/2 dans les autres.
Pour les blés les cultivateurs achètent beaucoup et de plus en plus des blés de semence, des hybrides 23 ou 22. Ils ont leur office du blé et syndicat à Oucques.
La plus grosse exploitation est celle de Melleret qui compte 90 hectares dont 70 de terres labourables.
Il n'y a pas de tracteur dans cette ferme mais à Beauvoir où le propriétaire fait valoir ses 63 hectares de culture.
A Chaillou, il y a 80 hectares en 2 lots et 2 fermes.
Les autres fermes ont 48 à 50 hectares (dont une dans le bourg).
Les 2 plus grosses fermes ont 6 chevaux et ensuite les 3 suivantes en ont 5, 2 en ont 4 et presque tout le reste en a 3.
Celles qui viennent ensuite ont 45 hectares, 38 et 33.
Dans le bourg il y a également quelques petites fermes de 10 à 12 hectares.
La commune a :
- 7 propriétaires exploitants
- 15 fermiers
- 2 propriétaires fermiers
Comme élevages ce sont surtout des vaches et moutons. Il y a quelques dishley-mérinos. Mais il n'y a pas autant de moutons qu'il devrait y avoir, faute de berger. La commune est en effet suffisamment saine pour avoir des moutons.Ce sont surtout des veaux normands; tout le lait est transformé en beurre et ramassé par Mr GUILLEMEAU de Maves, car il n'y a pas de laitier qui passe régulièrement pour le lait.
Les porcs sont des croisements de Percherons-Yorkshire.
Commerce (1944)
Il n’y a juste que 2 épiciers à Boisseau. Tous les commerçants et petits industriels sont plutôt à Oucques.
Avant la guerre il y avait encore un marché de grains et légumes et produits agricoles le mardi.
Actuellement un beurrier de Oucques passe le mardi et celui de Maves le mercredi.
Il y avait avant la guerre une société de chasse de la Commune; le gibier était livré à des ramasseurs, crémiers, beurriers, etc.
Le Marquis d'Avrincourt avait aussi une belle chasse à la Madeleine et à Boisseau.
Source : Monographie (1944) AD 41 F1331
Source : Monographies
Saisie : Michel BOUZY
Dernière modification : 6 Juin 2012