Construction d'un moulin
15 nivose an 11
le préfet du département du Loir et Cher
vu la pétition présentée par le citoyen LAPLACE, tendant à obtenir l'autorisation
nécessaire pour faire construire dans son jardin, situé sur la commune de Cour sur Loire,un moulin à farine sur une fontaine dont il est proprietaire.
Vu l'avis favorable du maire......
Autorise le citoyen Marcel LAPLACE à construire un moulin à farine sur sa fontaine.......
Source : décret préfectoral COTE 4 k 4 AD41
Le vie agricole (1944)
La moyenne des exploitations est de 10 hectares environ. Ce sont en général des petites cultures où les exploitants font tous ce qu’ils ont besoin, compris leurs ovins, pour se passer le plus possible de l’extérieur. La plupart des fermes n’ont qu’un cheval quelques unes en ont 2, il n’y en a pour ainsi dire pas qu’en aient plus que 2.
En 1942 la commune avait 13 exploitants agricoles et en 1943 : 14, la plupart petits propriétaires exploitants.
Les plus grosses exploitations ont 5 hectares de blé. Ce sont Legrand et Rabier.
La moyenne est de 2 hectares de blé seulement. Il en est de même pour l’orge.
Chaque exploitant fait en moyenne de 0,5 à 1 hectare d’orge.
Les plus grosses fermes sont celles de Messieurs Escandon, Legrand, Rabier et Romain qui à eux seuls récoltent presque la moitié des céréales de la commune.
Ce sont en général des cultures assez soignées semi-intensives. Les cultivateurs de la région sont en général beaucoup plus cultivés que ceux de Sologne, par exemple ils connaissent mieux leurs terres qui sont moins étendues et ainsi ils peuvent leur fournir des fumures plus rationnelles et plus appropriées.
L’élevage est peu développé. Avant la guerre chaque petite exploitation produisait uniquement son bétail de consommation.
Industriels et commerçants (1944)
1 Garage et réparations d’automobiles
1 Exppéditeur de beurre, œufs et volailles
2 Cafés du Centre et de la Loire
2 Epiciers
1 Menuisier
1 Marchand de poissons de mer et d’eau douce
1 Restaurant
1 Sabotier
1 Marchand de tabac
L’activité industrielle est très réduite. Toute l’industrie est à Blois ou au canton.
Commerce (1944)
Avant la guerre il était très peu important à Cour, maintenant les cultivateurs sont quelquefois tentés de vendre de la volaille, des lapins, des œufs, des pommes de terre, haricots, beurre, à des Parisiens qui sont encore en nombreux grâce à la ligne de Paris-Blois dont les omnibus s’arrêtent à Suèvres ou à Ménars.
Les petits exploitants vendent souvent leurs produits après avoir gardé leur consommation et livré leurs impositions, au-dessus de la taxe, car depuis la guerre ils trouvent facilement des amateurs. Après la guerre ils auront probablement plus de mal à écouler leurs produits et sans doute ne feront-ils que pour eux et livreront le reste à des ramasseurs.
Il n’y a ni marché ni foire à Cour.
Les gens vont à Mer le lundi ou il y a un marché important en grains et denrées, ou à Blois le samedi.
La foire de Mer a encore lieu le lundi de Pâques.
Tourisme (1944)
Avant la guerre Cour voyait quelques touristes de passage, qui allaient faire les châteaux de la Loire, peu s’arrêtaient à Cour.
A l’automne la chasse attirait aussi quelques chasseurs de Blois et des environs.
Source : Monographie (1944) AD 41 F1332
Source : Monographies
Saisie : Christiane BIDAULT
Dernière modification : 6 Juin 2012