Chapelle-Guillaume : Anecdotes - CRGPG 

Histoire des communes

Anecdotes : Chapelle-Guillaume

Meurtre du 01/07/1587

Le 01/07/1587 a été amené sous les halles pour estre visité par la justice Jehan Moulnier dit Guargot demeurant au bourg de Melleray pour aultant qu'il avait esté tué le dit jour au bourg de Chapelle-Guillaume par un nommé Nicolle dict manant boytems yssus de Saint-Ulphace, et estions allés en pression Melleray et Montmirail, le dit jour au dit Chapelle-Guillaume à Monsieur Saint-Clair

Source : registres paroissiaux de Montmirail

1602

"Le dix septembre fut exécuté par justice un nommé Roulin de Chapelle-Guillaume et en la ville de Montmirail accusé d'inceste et brûlé après le corps mort"

Le 24 août 1749

Aujourd'hui le 24 août 1749 par devant nous, Pierre De la Haute, notaire de la baronnie de Montmirail .....

Assemblée des habitants ... à la diligence de leur syndic au cimetière du dit lieu, au son de la cloche.

Nous ont exposé que la dite paroisse dépérissant insensiblement tous les ans, il n'est pas surprenant si les collecteurs sont embarrassés à faire l'imposition des tailles et encore plus à en faire le recouvrement, ce qui oblige les dits habitants à se pourvoir pour l'avenir et pour cet effet ils sont conseillé de constater les diminutions d'habitants qui se trouvent dans la dite paroisse depuis environ 20 ans pour le nombre des terres et bordages qui sont délaissés et abandonnés et les terres incultes depuis ce temps sans qu'il se trouve d'habitants qui remplissent les places de ceux qui ont quitté et prévoyent .... qu'ils sont sur le point d'en perdre plusieurs qui veulent abandonner la dite paroisse......ils croient devoir......présenter l'état cy après à Monseigneur l'intendant de la Généralité d'Orléans pour le supplier de leur accorder une diminution proportionnée à la perte.

Le bordage appelé le Canton ... 35 arpents.. réuni à la forêt de Montmirail, bâtiments ruinés.

Métairie de la Jaterie - 40 arpents réunie à la forêt avec le bordage de la Vallée d'enfer, 20 arpents.

La métairie de la Blanc-vilainerie réunie à la forêt avec Belle-Tasse, 4 demeures.

Bordage à Charles Lucas (14 arpents) ... en tout 230 arpents réunis à la forêt.

Grands et petits Aunaux à M. Le Chevalier de Pré vacants et en herbe, faute de trouver fermier quoique ledit chevalier lait fait publier à bailler à diminution, et bailler des avances, ce qui l'oblige à se servir de son privilège.

Item, au même, la métairie de la Fagottière

Fermier du domaine du Pré a fait exponse par huissier(publié sans trouver fermier)

M. De Commargon est obligé de faire valoir un moulin appelé la métairie du Vieux-Moulin (faute de fermier)

La Grande Vallée à M. Le Cocq sous-brigadier des gardes du roy, en non valleur, délaissée par Jacques Guerrier redevable de 100 pistolles et non ensemancée.

Petite Vallée, 10 arpents en non valleur, brière et brihoudage (François Drouet).

Denis Leguay, 12 arpents en brière et broussi.

Le sieur Tétillon, à présent sa veuve Noble ayant été réhabilitée (40 arpents), Claude Voisin, 22 arpents en friche et meubles en brière et broussils. M. Poulade possède la métairie de la Pérousserie abandonnée et les terres données à herbe aux Martins dit Forterie qui ne paient point de tailles, affermée autrefois 120# en brière, pacages et brihoudage.

Lhermitage en friche, le bordage des Aubris, de la Davicerie délaissés en friche.

Présents : 2 étrangers témoins, 3 Commargon, le curé Barbet, Drouet syndic et autres.

Source : Reproduction d'un document se trouvant à la mairie

14 septembre 1827

Madame la Dauphine venant de Vibraye et se rendant à Courtalain où d'immenses préparatifs étaient faits par M. le duc de Montmorency, s'est arrêtée à Chapelle-Guillaume où elle fut reçue par M. le Vicomte de Reviers et M. le sous-Préfet.

Guerre 1870-1871

En 1870 le village de Chapelle-Guillaume situé sur une zone de passage de 25000 fantassins prussiens entre Montmirail et la Bazoche-Gouet fut pillé, et les hameaux de La Palouterie, de La Pectière et de La Lizière furent entièrement dévastés.

Incendie dans le bourg - le Nogentais du 08/04/1883

Lundi dernier, vers onze heures et demie du soir, un incendie a éclaté, au bourg de Chapelle-Guillaume, dans une grange et une écurie louées à M. Pichard, aubergiste, et situées à quelques distances de sa maison. Des voisins furent les premiers à s'apercevoir du sinistre et donnèrent l'alarme. Les gendarmes de la brigade de la Bazoche, aussitôt prévenus, se transportèrent sur les lieux et, à ce moment, le feu avait envahi tout un corps de bâtiments, sur une longueur de trente mètres, dont la couverture était déjà complètement détruite. Le mobilier des maisons avait pu être évacué, mais la paille, le foin, le grain, le bois et les outils qui se trouvaient dans la grange, l'écurie et les greniers, étaient entièrement consumés. La pompe de Chapelle-Guillaume, mannoeuvrée par les pompiers, secondés par toutes les personnes accourues dès le début sur le lieu du sinistre, suffit pour arrêter les progrès du feu. A quatre heures du matin il était complètement éteint.
Le corps de bâtiments incendié comprenait trois maisons d'habitation occupées par les époux Binois, M. Leproust et Mme Veuve Harry. L'immeuble occupé par M. Pichard appartient à M. Viandier, propriétaire à Courcerault, canton de Rémalard (Orne). La majeure partie des objets brûlés était assurée. La perte est évaluée à environ 6185 francs.
La cause de ce sinistre est inconnue. Il a pris naissance dans l'écurie ou dans la grande de M. Pichard. Ce dernier a déclaré n'avoir jamais eu besoin la nuit dans ces bâtiments, et par conséquent, n'y être jamais entré avec une lumière. La porte de la grange ne fermait pas à clef ; de plus elle était en mauvais état et on aurait pu facilement passer la main à travers les planches disjointes. Un voisin, qui le premier a donné l'alarme, a bien aperçu, vers 10 heures, un individu, en chaussons, se diriger de ce côté, mais sans pouvoir le reconnaître ni même le distinguer s'il était allé jusqu'à la grange ; cet individu est revenu sur ses pas un quart d'heure après ; Voilà les seuls indices que l'on a pu recueillir.

La compagnie de pompiers en 1911

Sous-Lieutenant : Honoré ESNAULT. Sergent : Désiré QUELQUEJAY. Caporal-fourrier : Germain GAUTIER. Caporal : Clément LAROSE. Tambour : Jules HELIERE. Clairon : Louis HELIERE.
Sapeurs : Jules LECOMTE, Jean BIROU, Constant CHEVALIER, Philogène COULOIR, Eugène HERMELINE, Adolphe LEDUC, Auguste LEDUC, Arthur LEHOUX, Joseph RENVOIZE, Eugène PICHARD, Pierre DUBOIS, Henri VILLEDIEU, Emile ALGRIN.

Janvier 1931

En janvier 1931, un crime est commis sur le territoire de la commune.
La victime est un immigré de nationalité russe qui exerce le métier de charbonnier. Elle porte le nom de METTENDORF et est surnommée Le Baron. Ses assassins sont deux frères originaires de la commune et portent le nom de VERY, l'un est né en 1902. Le crime fut commis sur le lieu de travail de la victime.

La cour d'assise condamna les deux assassins aux travaux forcés. Ils accomplirent leur peine en Guyane. L'un des condamnés, Adrien VERY décéda le 26 juin 1954 à Saint-Jean-du-Maroni (transcription en marge de l'acte de naissance. Son frère Marcel est disparu le 31 décembre 1933 au bagne. L'enquête conclut à une mort par accident (noyade) après avoir investigué sur plusieurs pistes : meurtre, suicide ou évasion du bagne. le corps n'a pas été retrouvé, pas d'acte de décès. (informations transmises par Yves FAWER)

Source : archives municipales, relevé par Jacques ESNAULT.


Source : Monographies

Saisie : Christiane BIDAULT

Dernière modification : 24 Janvier 2025

Violence à coup de pierres dans le bourg

Le vendredi 14 avril 1747 une dispute dérape dans le bourg de Chapelle Guillaume. Jean Lehoux marchand ici et sa femme Louise Seigneuret s' en prennent à la demoiselle Marie de la Bussière. Lehoux fini par jeter une pierre à la tête de Marie qui est blessée. Ce n' est sans doute pas trop grave puisque Marie se fait transporter à Montmirail pour porté plainte devant le bailli avec des témoins. . Sentant que ça risque de mal tourner pour lui Lehoux accepte par une transaction devant le notaire de Montmirail. il accepte verser trente livres pour dommages et intérêt à Marie de la Bussière. Il est également condamné à payer les frais de justice de trente livres également.
L' affaire est donc réglée devant le notaire de Montmirail, Pierre de la Haute, les témoins : Jacques Duit greffier de la baronnie , et Etienne Chappon marchand hôte. Tous signe sauf Marie de la Bussière qui déclare ne savoir signer.
AD72 4E33 22


Saisie : Michel GéRAY

Dernière modification : 24 Janvier 2025

 

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