Histoire des communes

Anecdotes : Bouglainval

Le grand hiver de 1709 à Bouglainval

L’année 1709 ……. être nommée l’année du grand hyver qui commença le six de janvier par une gelée accompagnée de grandes neges qui couvrirent la terre pendant six semaines. Les glaces empecherent de tourner les moulins pendant quelques jours en sorte qu’on se vit a la veille de manquer de pain la rigueur du froid fut si grande que le 4 de fevrier on trouva plusieurs personnes mortes dans les chemins et même dans les maisons les vignes furent gelées et une grande partie de toute sorte d’arbres fruitiers moururent et les bleds entierement de sorte qu’il n’en fut point du tout, excepté en quelques cantons. La basse normandie en recueillit assez considerablement, ce qui fut d’un grand secours car on le fit transporter dans le pays de France pour faire ensemençer les terres. Le bled valut jusques a quarante livres le septier. Beaucoup de personnes s’avisèrent des le mois de mars de faire labourer les terres ou les bleds etoient morts par la gelée *ce qui ne reussit pas : mais ceux qui y firent semer de l’orge au lieu de bled en recueillirent en abondance ainsy dans le temps qu’on aprehendoit d’avantage que les pauvres ne mourussent de la faim on vit le pain d’orge a un sol la livre ce qu’on doit plutost attribuer a un effect de la providence du pere de misericorde que de l’abondance de l’orge puisque la part navoit pas de la prevoyance d’en faire semer . dieu nous preserve pour jamais d’une pareille misere a celle de mille sept cents neuf

* (dans la marge) : pour y faire du bled

autre mention marginale : on trouva dans la campagne la plus grande part du gibier mort par la rigueur du froid

L’incendie du 18 may 1755

L’an 1755 le 18 may jour de la Pentecôte a environ une heure un quart après mydi, le feu fut mis dans une ferme appartenant à Alexis Loyson à cause de sa femme dans la vallée par un enfant de cinq ans nommée Marguerite Loyson fille du dit Loyson, qui fut brulée comme on peut le voir par son inhumation faite le dix neuf may de la ditte année, Loüis Gillard gendre du dit Loyson et Marie Jeanne Loyson sa fille occupant pour lors laditte ferme ; dans cet incendie, qui ne dura qu’environ une heure et demie furent consommé premièrement la ditte ferme d’alexis loison, 2° tous les batimens du charon nommé allise 3° ceux de Jacques Dablin laboureur 4° deux fermes de Simon Fisson tabellion, 5° le presbitaire, 6° les batimens de jacques Boullay 7° ceux de Simon Freslon couvreur en chaume, 8° la ferme de mathurin lhomme occupée par ........ Maillard 9° les batimens des maugé. 10° ceux de ........ godard. 11° la ferme de Michel fauveau dans lavallée, 12° la maison de Claude Dablin, et d’autres batimens, tant granges que maisons appartenant à differens particuliers, ce qui compte environ dix huit ménages de brulés, la perte selon l’estimation des experts, que l’on choisit exprès pour en faire l’estimation a été à plus de soixante mille livres, le feu, à cause du vent et de la grande sécheresse, et du manque d’eau fut si grand , si vif et si prompt, qu’il y eut des bestiauxx de brulé, que plusieurs incendiés ne sauverent, que ce qu’ils avaient sur le corps. Que le Ciel nous preserve d’un tel desastre

Note : les .... sont dans le texte


Saisie : Monique & Guy RIGUET

Dernière modification : 1 Septembre 2009

 

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