« Année 1699 en laquelle il sembla que tous les fléaux de Dieu joints ensemble devoient anéantir le genre humain. La guerre, la peste et la famine étaient de concert pour affliger les hommes…
Des bêtes féroces achevèrent de désoler le pays ; on ne parlait que de femmes et d’enfants mangés. Je fus témoin oculaire de deux désastres de cette nature arrivés à Bailleau, en la personne d’un garçon de Jean Haslé, bedeau de l’église, que M. Marie, curé de la paroisse, sauva d’entre les dents d’une de ces bêtes en ayant reçu 13 plaies, et en la personne d’une fille appartenant à Jean Barat, tailleur, qui étant toute déchirée, comme on la rapportait chez son père, demandoit qu’on l’enterrast en passant par devant le cimetière ; ce qui ne fut guère différé qu’une heure au plus, ayant expiré en arrivant à la maison ».
Transcription de Ch. Marcel-Robillard. Le Folklore de la Beauce. Vol. 8 : le folklore de la peur. Paris. 1972
Saisie : Virginie LE BOURHIS
Dernière modification : 2 Octobre 2007