Civry : Cimetière
L'ANCIEN CIMETIEREComme dans toutes les communes à cette époque, le cimetière entourait l'église paroissiale. Celui de CIVRY était situé devant les façades septentrionales (sur le pâtis actuel débordant sur la route) et occidentales de l'église, devant le portail roman. Il s'étendait dans l'actuelle cour de la ferme de la Touche (La Grand’Cour) et une partie de la cour d'école. Le Maire Jean-François Alexandre LESTRADE déclare en 1856, que le cimetière actuel est trop petit pour une population de 660 habitants, surtout en cas d'épidémie ... Il pense qu'il est nécessaire d'en prévoir un autre en dehors du bourg, comme l'avait recommandé les autorités préfectorales précédemment, par mesure d'hygiène. En 1857, le Conseil Municipal donne son accord pour un échange de 25 ares de terre entre Monsieur le Comte de Cossé-Brissac, propriétaire de la ferme de la Grand'Cour, et la Commune. Ce terrain est situé sur le chemin de Civry à la route d'Allaines, à une distance de 110 mètres de l'ancienne école de garçons (aujourd'hui 9 rue du Polissoir). En 1858, la Commune vend des matériaux (reste de pierres tombales) à Monsieur AUDIER, tailleur de pierre à Lutz-en-Dunois. Alors commencent les fouilles et le transport en tombereaux vers le nouveau champ de repos. Les restes les plus anciens des défunts sont déposés dans un ossuaire, surmonté encore aujourd'hui de la vieille croix à fleur de lys, scellée sur une pierre octogonale provenant de cet ancien cimetière. Pour remettre le terrain au niveau de la rue, la fouille des terres enlevées serait d'une moyenne de deux mètres de profondeur. Ce vieux cimetière devait remonter à une époque fort reculée, correspondant au début de l'édification de l'église vers les 11ème-12ème siècles. Dans certaines tombes, les fouilles ont mis à jour des petits pots fort minces, vernissés, remplis de charbon. Malheureusement, aucun de ces pots n'est resté entier car les travaux de terrassement ont été faits sans aucune précaution. S'ils avaient été mieux dirigés, ils auraient fourni des datations très intéressantes. En 1869, la Commune vend la terre des fouilles ainsi que trois ormes et les deux grilles en fer. Autre époque ! LE NOUVEAU CIMETIEREEn 1857, la Commune approuve les frais du mur entourant le terrain (2600 F) et l'ouverture du nouveau cimetière a lieu vers 1858. Le Conseil Municipal décide en 1864, qu'il pourra être concédé dans le cimetière des concessions temporaires de 10, 15,30 ans ou à perpétuité sans distinction d'emplacement. En 1877, considérant que les habitants sont catholiques (même les enfants non encore baptisés) , il n'y a pas lieu d'établir plusieurs emplacements selon la religion. Seuls, les suicidés auront un carré à part. Cette même année, les habitants protestent contre le fossoyeur qui applique des tarifs trop élevés. Il faut reconnaître que le terrain n'est constitué que de pierres! La Commune s'engage à établir un tarif par âge. Il y a bien longtemps que le fossoyeur n'est plus communal. Les familles peuvent choisir parmi les entreprises habilitées. Depuis son ouverture, environ 1 200 personnes ont été inhumées dans le cimetière actuel. La réglementation du cimetière est dictée par le Code général des collectivités territoriales. La réglementation permet à la Collectivité de procéder à une réorganisation administrative par une enquête publique qui libèrera les espaces abandonnés, autorisera des transferts, permettra les réalignements en toute légalité. Les concessions temporaires, trentenaires et cinquantenaires sont renouvelables, à leur terme, au tarif en vigueur au moment du renouvellement. Dans le cas ou le bénéficiaire abandonne la concession, la Commune ne peut la reprendre que deux années révolues après l'expiration de la période pour laquelle le terrain a été concédé. Les concessions sont convertibles en concessions de plus longue durée. Saisie : Michel BOUZY Dernière modification : 16 Novembre 2011 |
||||||||||||