Civry : Monument aux morts
LE MONUMENT AUX MORTS
En face la Mairie - Rue des Tilleurls
Sur ce monument figurent les noms suivants :
GUERRE 1914-1918
BARDOU René - BOURGEOIS Charles - CLOUET Léonard - COTTIN Ulysse - CUILLERDIER Albert - DAVID Octave - DOUSSET Ernest - DURAND Robert - FILLON Alfred - HENAULT Armand - JUCHET Gaston - LANGEVIN Maurice - LEVEQUE Clotaire - LOCHET André - MARTIN Alphonse - MEUNIER Sabin - MOLINE Jules - PIERRE-FRANCOIS Paul - PIERRE-FRANCOIS Gaston - PITOU René -
PREVOST Robert - TAILLEPIED Aurélien - TAILLEPIED Etienne - THIERRY Robert -
GUERRE 1939-1945
HUET Bernard
GUERRE D’ALGERIE
Ne figure pas sur ce monument car non tué au combat mais décédé quand même en Algérie pendant les événements
MARTIN Michel
BOURGEOIS Charles Ambroise Paul
Chasseur au 28ème Bataillon de Chasseurs à pied devenu Bataillon de Chasseurs Alpins
Le 1er Août 1914 le Bataillon est à Névache (Hautes Alpes) et reçoit l’ordre de mobilisation générale.
Il est composé de 1707 Hommes et 135 chevaux ou mulets.
Le 10 Août il s’embarque en train pour St Maurice (Bas-Rhin) pour occuper le Ballon d’Alsace.
Au cours de l’année 1915 les 28ème Bataillon de Chasseurs à pied devient le 28ème Bataillon de Chasseurs Alpins
Il fera la campagne d’Alsace et participera aux combats de la Somme puis viendra prendre position
à côté de Soissons.
Du 20 Octobre au 25 Octobre 1917, il y a de nombreux tués (77), blessés (156) et disparus (38)
Les ordres du jour témoignent de la valeur des troupes engagées à ce combat et des félicitations qu’elles ont reçues.
25 Octobre - Du Colonel TANAUD Commandant les Chasseurs de la 66ème D.I.
« Officiers, Sous-officiers, Clairons et Chasseurs, »
« Merci ! »
« J’embrasse vos fanions glorieux »
« Vive la France »
25 Octobre – Du Général MAISTRE commandant la VIème Armée
« La VIème Armée dont l’histoire comptait déjà les glorieuses journées de la Marne et de la Somme, n’eut de conquérir sur l’Aisne de nombreux lauriers.
En face d’elle l’ennemi occupait la formidable position constituée par le plateau Laffaux – La Malmaison.
Pendant trois ans il y avait accumulé les organisations défensives et tout récemment, prévoyant notre attaque il en avait confié la défense à ses meilleures troupes.
Il a suffi de quelques jours à notre artillerie pour réduire avec le concours de l’aviation tous les obstacles et de quelques heures à notre infanterie pour briser toutes les résistances.
Plus de 10.000 prisonniers et de 100 canons, plusieurs centaines de mitrailleuses sont déjà entre nos mains. L’action continue. De nouveaux trophées se préparent.
A vous tous dont les efforts ont contribué au succès de cette magnifique journée, Officiers et Soldats, Etats-Majors, corps de troupe et services, le Général Cdt la VIe Armée adresse ses plus chaleureuses félicitations et ses plus cordiaux remerciements. »
Général MAISTRE.
Le 27 Octobre le Bataillon arrive au repos à Lesges (Aisne) à une quinzaine de kilomètres au sud-est de Soissons
Deux jours plus tard il se trouve à Glands (Aisne)proche de Château-Thierry, quarante kilomètres plus au sud effectués bien évidemment à pieds.
Dans la nuit du 1er au 2 Novembre 1917, le Bataillon s’embarque dans deux trains pour Villersexel (Haute Saône) à 300 kilomètres au sud-est entre Vesoul et Montbéliard.
Il s’installe à quelques kilomètres de là à Montjustin-Velotte pour cantonner.
Puis progressivement le 28ème remonte vers l’Alsace. Une centaine de kilomètres à pieds.
En arrivant dans la vallée de la Thur (Haut-Rhin) le 11 décembre, le Chef de Bataillon prescrit la tenue en vareuse.
« Tout le monde au 28ème doit avoir à cœur de faire dans la vallée de la Thur, si connue et si appréciée, un retour sensationnel de façon à prouver à la vaillante que le 28ème est resté la belle troupe tant admirée en 1914 – 15 et 16 à St Amarin et dans tous les villages de la vallée. »
« Chacun devra donc se préparer avec coquetterie à cette reprise de contact ; tout le bataillon sera en vareuse, les chasseurs seront rasés de frais. Toutes les Croix de Guerre seront arborées, les paquetages des sacs seront impeccables, les clairons auront positionné les flammes, les Officiers, Adjudants et Aspirants le sabre et le défilé d’arrivée devra être brillant. »
La population avait pavoisé et lui fit un accueil enthousiaste.
Le 12 Décembre le Bataillon à l' Hartmannswillerkopf à une vingtaine de kilomètres à l’est.
Le 13 Décembre dès l’aube le marmitage (bombardement dense et continu) commence.
Les combats même au corps à corps dans les tranchées font rage.
Le 24 Décembre le calme semble revenu mais dans l’après-midi un marmitage des pistes recommence en représailles des tirs de contre-préparation effectuée par l’Artillerie Lourde.
Il y a 6 blessés
1 tué : notre brave Chasseur Charles BOURGEOIS.
La Guerre pour lui est malheureusement terminée après plus de 3 ans de combat.
Le 28ème finira la guerre en Picardie.
CLOUET Léonard Etienne Gustave
Zouave au 9ème Régiment de Zouaves
Le 9e Régiment de Zouaves est un régiment d'infanterie de l'armée de terre française, créé au début de la Première Guerre mondiale en décembre 1914 par la réunion de plusieurs bataillons des 1er et 4ème Régiments de Zouaves.
Il fera les campagnes du Nord, de l’Artois et de la Champagne.
En 1916, il participera à la Bataille de Verdun, Douaumont et celle de la Somme.
En 1918, il se retrouve dans l’Aisne et notamment prés de Coeuvres au mois de Juin.
Le 28 Juin 1918, voici ce qu’il est indiqué dans le Journal des Marches et Opérations du 9ème ZOUAVES :
« Une opération offensive exécutée par la Division ayant pour but l’enlèvement et l’occupation de plateau à l’Est de Coeuvres est exécutée le 28 au matin. Les 1er et 3e Bons attaquent entre la Grosse Croix et les Trois Peupliers. A 5heures 7minutes, deux minutes après le déclanchement du tir d’artillerie, ces deux bataillons collant au barrage roulant, enlevaient leur objectif à travers un terrain difficile parsemé de défenses accessoires et malgré les feux de nombreuses mitrailleuses organisées en nids, faisant preuve d’un entrain superbe, et d’une vigueur déconcertant l’ennemi. »
« En moins de deux heures, ils gagent 1500 m de terrain, font 203 prisonniers dont 7 Officiers et 32 S/Officiers, capturant 32 mitrailleuses tant lourdes que légères, 5 minenverfers (lance-mine) et 1 canon de 77. »
« Les pertes se montent : »
« Pertes : Officiers : Tué : S/Lt BRéTESCHé »
Blessé : S/Lt KELDER »
« Troupe : 8 »
« Blessés : 65 »
Le nom du Zouave Léonard CLOUET n’est pas mentionné sur le J.M.O. mais malheureusement il faisait partie des 8 tués ce jour là.
MARTIN Adolphe Alphonse
Mort le 15 Octobre 1918 peu de temps avant l'Armistice
Adophe est né le 10 Août 1875 à Saint-Hilaire-sur-Yerre (Eure et Loir) du mariage d’Adophe Alexandre MARTIN et d’Uranée Anathasie GAUTIER.
Le 22 Juin 1901, il épouse à Civry, Pauline Ofeld RENEUVE.
Il passe le « Conseil de Révision » avec la classe « 95 »
A la Grande Guerre il est affecté au 30ème Régime d’Infanterie Territoriale – 1ère Compagnie de Pionniers, formé depuis le 1er septembre 1915.
Octobre 1918, les combats sont encore rudes mais les troupes allemandes reculent. Le 30ème R.I.T. se trouve du côté de Laon (Aisne) qui est libéré le 13 Octobre 1918.
Le 15 Octobre 1918, la 3ème Compagnie est cantonnée dans une usine à la Maison Bleue Commune d’Athies-les-Laon, à 5 kilomètres à l’Est de Laon. Dans la nuit du 15 au 16 Octobre, l’un des soldats pousse une porte cochère derrière laquelle se trouve une brouette piégée avec 3 mines. L’explosion se produit et 48 soldats sont tués et déchiquetés.
Dans un premier temps ils sont enterrés à proximité, de l’autre côté de la route, puis les corps seront transportés dans le cimetière de Soupir dans une fosse collective.
Sur le monument aux morts de Civry il figure sous le prénom d’Alphonse.
Sources : Journal des Marches et Opération du 30ème Régiment d’Infanterie Territoriale et Mémorial virtuel Chemin des Dames
Saisie : Michel BOUZY
Dernière modification : 1 Novembre 2011