Dreux : Collège (avant la révolution)
ECOLES et ENSEIGNEMENT à DREUX
Jusqu'au XVIème siècle, il n'y eut à DREUX que de petites écoles. Le 6 juillet 1536, Robert LEMUSNIER, contrôleur au grenier à sel de la ville et son épouse Catherine HERBIN donnèrent par testament, une maison et ses dépendances appelée : "Hermitage". Située au bout de la rue de Florence, l'actuelle rue d'Orléans, à l'intersection de la rue Chénevotte. Dans cette donation, il y avait obligation, après leur décès, de construire un collège ou des classes pour les enfants de la ville, afin de les instruire et de les enseigner dans les lettres et les bonnes moeurs.
En 1541, les classes étaient déjà construites. Le collège s'étendit ensuite jusqu'à le rue Dorée, actuelle rue Leveillard. Au siège de 1593 par Henri iV (lors de la destruction du Château) les bâtiments furent mis à mal. La chapelle fut reconstruite en 1594. Considéré comme bien de l'église, le collège disparaît dans la tourmente révolutionnaire. En février 1794, il dut fermer ses portes et les professeurs furent dispersés.
En 1798, on y installa le Tribunal de District et la chapelle devenue écurie reçu un détachement de cavalerie.
Le Lycée ROTROU
Sous le Premier Empire, le Conseil municipal voulut rouvrir le collège, mais la sous-préfecture occupait les lieux. Aussi, en 1809, Napoléon attribua à la commune de DREUX une maison appartenant à la Nation. Malheureusement, ce bâtiment n'était pas assez vaste. En 1813, un autre décret impérial autorisa la ville à le vendre pour acheter un hôtel particulier rue de l'Evêché, aujourd'hui rue Godeau. Après bien des vicissitudes, le nouveau collège ouvrit en 1819.
Une délibération du 10 mai 1831 le supprime pour cause de pénurie d'élèves, il verra sa dernière distribution des prix le 16 août 1831. Il ne reprit vie qu'en 1872, au même emplacement, pour se déplacer ensuite le 1er octobre 1878, rue Saint-Jean.
Ce nouvel établissement s'érigea à la place d'une ancienne poste à chevaux. Il portait simplement le nom de collège de DREUX. Sur propositon du Principal, un vote du conseil municipal soumis ensuite au Ministère de l'Instruction Publique validé par décret du Président de la République lui donna le nom de : Collège ROTROU en janvier 1898.
En 1910, une école Primaire Supérieure lui fut annexée, elle dispensait un enseignement complet, mais plus court que le cycle secondaire.
Pendant la guerre 1914-1918, le collège fut en partie occupé par un hôpital militaire, en plus de devoir accueillir des élèves venant des départements voisins. L'entre-deux-guerre voit un accroissement important d'élèves, avec la construction d'un nouveau bâtiment pour les dortoirs.
Après la libération, l'école Primaire Suppérieure fut supprimée et le collège de Jeunes Filles qui fonctionnait depuis 1909 dans les locaux de la place Mésirard fut réuni au collège des garçons.
Devant l'explosion démographique des années 50, il fallut installer des préfabriqués. La réforme de l'enseignement de 1964 lance la création d'un lycée technique Edouart-Branly, la transformation du collège en Lycée ROTROU et son déplacement sur le terrain des Marchebaux dans des bâtiments modernes concus pour accueillir 1850 élèves dont 600 internes. Effectif vite dépassé mais que vint peu à peu modérer l'ouverture dans l'agglomération drouaise en 1967 et 1976, six collèges destinés aux élèves du premier cycle.
Au terme de cette histoire longue de plus de quatre siècles, il faut se rappeler que Dreux à compté parmi ses élèves quelques personnages célèbres :
des écrivains et poètes comme ROTROU et l'académicien GODEAU,
des savants comme Henri de SENARMONT, LOISELEUR, DESLONCHAMPS, Henri JUMELLE,
des généraux comme de BILLY et FAVE,
le publiciste Charles DELESCLUZE,
un acteur populaire, Raymond BUSSIERE.
Histoire des institutions religieuses de Dreux
1848 – Madame De Couasnon crée le pensionnat Saint-Pierre, rue Saint-Martin à Dreux, dans la maison dite "du Gouverneur". Ce pensionnat sous la direction des Frères de L'école Chrétienne devint rapidement un modèle pour son époque. Tout en poursuivant leurs études secondaires, les élèves avaient à leur disposition : gymnase, bassin de natation, salle de spectacle.
A peu près à la même époque, un groupe de catholiques soucieux de s’inscrire en complément de l’Ecole Saint-Martin, fonde l'Institution de l’Ecole Jeanne d’Arc, rue des Teinturiers. Les Sœurs de Saint-Paul de Chartres en assument l’animation.
Cette école émigra en 1878 dans de nouveaux bâtiments construits au fond de la place MEZIRARD (voir photo).
Fin XIXème – Mademoiselle Riberou ouvre au 29, rue Saint-Jean un établissement primaire et secondaire pour jeunes filles.
Entre 1900 et 1945, des modifications interviennent :
Le pensionnat Saint-Pierre déménage boulevard Dubois et les Frères des Ecoles Chrétiennes en assument la direction.
Les Sœurs de Saint-Paul de Chartres assument la direction l’établissement situé rue Saint-Jean rebaptisé "Cours Notre-Dame".
C'est en 1970 que les trois entités fusionnent pour donner naissance à l'Institut Saint–Pierre - Saint-Paul. L'établissement est désormais sous tutelle diocésaine.
Liste des Collèges de DREUX
Collège d'Enseignement Secondaire Albert Camus
7, avenue du Général Leclerc
Tél. : 02 37 46 17 40
Collège d'Enseignement Secondaire Paul Fort
Rue Henri Lefèbvre
Tél. : 02 37 42 32 30
Collège Louis Armand
Place Louis Armand
Tél. : 02 37 64 83 40
Collège Martial Taugourdeau
18, rue du Docteurt Durand
Tél. : 02 37 64 46 80
Collège Pierre et Marie Curie
49, rue Lièvre d'Or
Tél. : 02 37 63 06 00
Institut Saint Pierre Saint Paul
16, boulevard Dubois
Tél. : 02 37 63 02 90
Liste des Lycées de DREUX
Lycée Rotrou
Rue Marchebeaux
Tél. : 02 37 38 90 00
Lycée Professionnel Privé de Couasnon (L.P.P)
37, rue Moronval
Tél. 02 37 42 29 93
Lycée Edouard Branly
29, avenue Prés John Kennedy
Tél. : 02 37 62 58 58
Lycée Enseignement Professionnel Maurice Viollette
Rue Pablo Neruda
Tél. : 02 37 62 88 60
Lycée Privé Saint Pierre Saint Paul
41, rue St Jean
Tél. : 02 37 63 02 80
Lycée Professionnel Gilbert Courtois
2, rue Salvador Allende
Tél. : 02 37 38 09 10
sources :
Documents historiques sur le Comté de la ville de DREUX – E, LEFEVRE – Garnier imprimeur à CHARTRES – 1859.
DREUX, ville en action – Document Municipal.
Archives municipales.
Saisie : Philippe BIDAULT
Dernière modification : 25 Juillet 2012