Champrond-en-Gâtine : Eglise Saint-Sauveur ou Sainte-TrinitéHistorique de l'égliseDédiée à St Sauveur. Dans les archives, en 1090, on commence à parler de Champrond (abbaye) le seigneur était le seigneur de Friaize. A Friaize, il y avait des forges (terre de grison). Le Plessis : les plesses sont des haies pour défendre contre les animaux de la forêt. Au 12 ème siècle, fut érigé le premier sanctuaire par les Rotrou qui chassaient beaucoup à l’emplacement actuel de la commune, c’est pour cette raison que le village s’appelait autrefois Campus Rotundus in Gastina. En 1200, on voit apparaître le prieuré clunisien s’installer à Champrond. L’église n’est alors qu’une simple nef avec une abside et un petit clocher. Une porte double est ornée d’une rose remarquable. Au 16 ème siècle, l’église s’agrandit de la chapelle de la Vierge. Le 17 ème siècle est marqué surtout par l’inhumation de personnages dans sept tombeaux. Parmi eux, le Seigneur de Beauvais (1662), Joseph de Pré, un escuyer, sire de la Bretonnière et l’un des gardes du Roy dans la haut de la nef. La dernière sépulture est celle de Mre François Perrière, prêtre curé de la paroisse. Pendant la révolution l'église sert de grange à salpêtre. Elle est dépavée et quasiment détruite. Une cloche de 780 livres est descendue pour être emmenée à Paris en 1794. Les reconstructions commencent en 1804. Elle est repavée, la couverture du clocher refaite ainsi que les enduits des murs. En 1835, deux Champronnais, M. Marquis (tailleur) et M.Bassin (boulanger) se mettent en tête de changer de place le cimetière qui était à côté de l’église. Ils font des pétitions évoquant les « miasmes mortifiques », qui sont rejetées par municipalité. Puis en 1857, le conseil municipal se réunit de nouveau au sujet du cimetière. L’exiguïté du cimetière empêche que les nouveaux décédés soient ensevelis et sa situation centrale dans le bourg peut amener des cas d’épidémies ravageuses. Pour cette raison, M.Nicolas Petit, conseiller de l’époque, offre une parcelle de terre pour la construction d’un nouveau cimetière. Les chapelles, le chœurChapelle sud dédiée à la Vierge : clé de voûte, fleur de lys 1559 2 anges et st Roch en bois En 1807, l’autel de la chapelle du Rosaire, détruit par les « sans-culottes », fut remplacé. La chapelle a été complètement refaite en 1898. La chapelle nord faite par les descendants de Sully a été construite en 1823. Reliques de 7 saints : St Valentin (os) St Honorat, St Fortunat, St généreux, St Prosper, St Clément, St Théodore 6 prêtres sont enterrés dans le chœur. Pendant la période de 1820 à 1850, le presbytère fut reconstruit mais un de ses bâtiments fut supprimé. On remit un clocher et des cloches neuves. En 1872, une tour fut élevée. La partie inférieure fut terminée jusqu’à l’endroit destiné à recevoir une horloge. En 1898, il y eut un incendie sur le maître autel. En 1993, une maquette de l’église fut apportée et se trouve actuellement dans le chœur. La richesse de l’église : « La résurrection » de Carlo Van LooLa dynastie des Van Loo a rayonné dans toute l’Europe du 18 è siècle. Ces artistes français d’origine néerlandaise se sont mis au service des princes à Paris, Turin, Madrid et ont abordé la peinture de genre, la peinture galante et bien sûr la peinture de Cour. Carlo Van Loo dit Carle est né en 1705 à Nice et est mort en 1765 à Paris. La source St SauveurElle se trouve sous l’autel que les fidèles vénèrent depuis très longtemps Champrond est sur la ligne de séparation des eaux du Loir et de l’Eure. C’était un pays de chênes (druides). Dans la forêt de Champrond, il y a un dolmen : la source devait déjà être un lieu de culte à l’époque druidique. La fête de St Sauveur a lieu le 6 août. Les années de sécheresse les gens venaient en procession, avec un parapluie car en partant il pleuvait ! Il y a bien des années, le premier dimanche de septembre, les fidèles venaient boire l’eau de la fontaine après la messe. Désormais, les fidèles peuvent puiser aux-mêmes cette eau, jadis appelée eau salvatrice. L’eau de la source est toujours très claire et toujours à la même hauteur. Il y a un petit courant. Le Perche ne renferme que trois ou quatre eaux faiblement ferrugineuses à propriétés curatives. Les autres faisaient seulement objet de culte dans l’Antiquité. Les populations croyantes pensaient que l’eau qui régénère l’âme devait aussi guérir les maladies du corps. Le Perche renferme de nombreuses sources mais les propriétés curatives n’ont existé que dans l’imagination des malades. Généralement les eaux sont réputées pour soigner les fièvres. Le curé Thiers combattit avec zèle les différentes pratiques superstitieuses de son époque. Il constata que les évangiles que les fidèles se faisaient dire, étaient une pratique tolérée par l’église sans figurer dans aucun rituel. Il condamna cette coutume, dans les environs de Champrond, les gens atteints de la gale se faisaient dire un évangile de St Fiacre en tenant une chandelle éteinte. Ils agissaient ainsi en pensant que, si la chandelle était allumée , la gale s’allumerait davantage. D’autres croyaient que tels jours, telles heures seulement étaient propices à la guérison et que pendant la cérémonie, il fallait se tenir le menton dans la main droite ou encore le pied droit levé. Saisie : Monique & Guy RIGUET Dernière modification : 6 Septembre 2009 |