Jean Baptiste THIERSMaître ès-art et bachelier de Sorbonne, professeur de seconde au collège de Plessis à Paris à 22 ans. THIERS est connu pour son esprit caustique. Le grand archidiacre ROBERT avait obtenu de l'official une sentence qui condamnait THIERS à renvoyer deux de ses cousines germaines qui demeuraient avec lui. THIERS, obligé d'obéir à cette sentence rédigea contre le grand archidiacre ROBERT trois pamphlets intitulés : la Sauce ROBERT. Ayant eu aussi des démêlés graves avec le chapître, il fut cité à comparaître devant l'official. Deux archers furent envoyés pour exécuter le décret, THIERS les reçut avec politesse. C'était en hiver, et pendant qu'il hébergeait et réchauffait ces hommes de loi, il fit ferrer sa jument à glace, se préparant à les suivre. Etant parti avec les archers, il leur échappa en traversant un étang glacé qu'il connaissait bien mais sur lequel les archers n'osèrent s'aventurer. L'évêque du Mans lui donna la cure de Vibraye et on dit qu'enchanté de cette recrue il écrivit à l'évêque de Chartres : j'ai un THIERS de votre diocèse, quand m'enverrez-vous les deux autres ? Notre savant et érudit curé mourut le 28 février 1703 et fut unhumé dans le cimetière de Vibraye entre la grande porte de l'église et la petite porte du presbytère. Extraits du traité des superstitions (1679) Jean Baptiste Thiers.La GrossesseIl ne faut pas qu'une femme grosse voit habiller un prêtre à l'autel, et particulièrement lorsqu'il met la ceinture à son aube, de crainte que son enfant ne naisse le boyau au cou. L'accouchementQuand une femme grosse laisse longtemps son cuvier à lessive sur son trépied, c'est signe qu'elle sera longtemps en travail d'enfant. Elle sera plus tôt délivrée si elle chausse les bas et les souliers de son mari. Les fiançaillesSi une fille est en peine de savoir qui elle épousera, elle n'a qu'à troubler de la main l'eau d'un seau qu'elle aura tiré d'un puits ou d'une fontaine, en disant certaines paroles qui ne signifient rien, et elle verra dans cette eau celui qu'elle aura en mariage. Le mariageLe nouement de l'aiguillette est un mal si sensible à la pluplart de ceux qui sont frappés, qu'il n'y a rien qu'ils fassent pour en être guéris, que ce soit Dieu ou Diable qui les en délivre. La mortPour savoir si un malade va mourir : Mettre du sel dans la main. Si le sel fond c'est une marque qu'il en mourra. Le cycle calendaireLa Chandeleur : Faire des crêpes au moment de la messe afin de ne point manquer d'argent toute l'année. Les maléficesContres les ennemis : Faire des figures de cire que l'on pique, brûle ou déchire afin que les originaux vivants et animés ressentent les mêmes outrages et les mêmes blessures dans leurs corps et dans leurs personnes. Les RemèdesSe rouler sur de la rosée d'avoine le jour de la Saint-Jean avant le soleil levé pour guérir des fièvres. Source : Abbé BEAUHAIRE Saisie : Christiane BIDAULT Dernière modification : 8 Juin 2011 |