Dangeau : Eglise Saint-PierreAu premier abord, l'église nous paraît imposante [Largeur de la façade : 22,70 mètres ; hauteur de la façade : 16,80 mètres ; hauteur du clocher : 43 mètres] ; le large chevet roman surmontant l'avancée de trois absidioles aux fenêtres étroites et les contreforts plats, datant de la fin du XIème siècle, situés au chevet et sur la façade ouest rendent l'effet plus grand encore. Deux pignons à crochets frisés, de la fin du style flamboyant, agrémentent le flanc de l'église. Le clocher, renversé par la tempête en 1836, date du XVIIème siècle. Les encadrements des portes et des fenêtres, ainsi que les contreforts, sont en grison [pierre du pays, sorte de poudingue composée de morceaux de silex agglomérés par un ciment naturel, et dont la couleur rouille est donnée par le minerai de fer]. En grattant le portail pour y enlever le plâtre, l'abbé Arthur a mis à jour un ensemble de sculptures symboliques uniques dans la période romane. Un petit porche élevé au XIXème siècle abrite ce portail étrange, aux sculptures mutilées et énigmatiques. Elles représentent la Parousie, c'est-à-dire le retour du Christ à la fin des temps. La voussure inférieure est faite d'un rang de palmettes, la supérieure est formée de rinceaux de feuillage. A droite, la colonne est surmontée d'un chapiteau représentant Saint-Georges assis sur le dragon qu'il a terrassé. Aucune décoration, aucune fioriture, rien ne trouble la pureté de l'architecture. On remarque tout d'abord les arcades en arc brisé cernant le rond-point du sanctuaire, tandis que le plein cintre règne dans la nef. Une grande arcade à l'arc légèrement brisé forme une élégante transition. La voûte lambrissée de la nef date du XVIème siècle. Les murs sont recouverts d'un enduit clair, d'une part pour cacher les irrégularités de la construction, d'autre part pour recevoir des peintures murales, dont il ne reste plus rien. Dimensions intérieures : En enlevant le retable et de nombreuses boiseries, l'abbé Arthur a redonné à l'église sa physionomie originale. Un blason, daté de 1515, est sur la voûte de la chapelle du bas-côté gauche. Il est écartelé aux 1er et 4ème quartiers chargés de trois lionceaux, posés 2 et 1, surmontés d'un annelet (ce sont les armes de Florentin Girard de Barenton). Le 2ème quartier porte un lion, et le 3ème, les six bandes de la famille Cholet. Au début de l'année 1906, dans le but d'agrandir la place publique, la municipalité fait disparaître les vieilles maisons qui entourent encore l'église. Un vieux mur, vestige d'anciennes fortifications, long de 10 mètres, haut de 6 mètres environ, est également détruit. Saisie : Patrick POIRIER Dernière modification : 11 Décembre 2010 |