Histoire des communes

Chapelle-Guillaume : Mairie

Rue Rue de Montmirail
Voir aussi :
Construction 1894
Section A5
Cadastre 1893
Parcelle 8
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Les bâtiments

Nous ignorons à quelle époque la première mairie a été installée dans une pièce spécifique, nous savons seulement avec certitude qu'elle existe en 1856. Elle est installée à côté de l'école, dans la maison louée à la famille ROUSSEAU.

En 1872 elle est installée dans l'ancienne maison de la famille JAULNEAU, convertie en école.

En 1896, elle est installée dans la nouvelle école construite pour les garçons et depuis elle est restée au même endroit. Dans les années 1990 elle avait certainement peu changée, avec des carrelages d'origine. Elle a été rénovée dans les années 2000.

La Nogentais - 26/04/1896 - Inauguration de la Mairie et de l’Ecole de Garçons

A huit jours d’intervalle, nous avons assisté à deux fêtes municipales et scolaires, au Theil et à Chapelle Guillaume. La première s’est passée dans la vallée, tellement près de l’eau que nous avons été inondés, pour ainsi dire la journée entière ; la seconde, à 202 mètres d’altitude, près d’un beau soleil de printemps qui rendrait gais les plus moroses.

Aussi, d’une heure à trois heures, l’agréable et pittoresque route de La Bazoche à Chapelle Guillaume a-t-elle été sillonnée de carrosses et de voitures de tous genres, qui rappelaient, c’est vrai, l’avenue de Longchamp….

Que la campagne est belle en ce moment, comme tous les bourgeons des arbres fruitiers font d’efforts pour résister à la poussée de la sève ! Heureusement, ils seront vaincus et bientôt la floraison admirable des innombrables pommiers sera une réalité.

Nous coupons le cours de l’Yerre pour côtoyer la petite Bécanne, qui se hâte d’aller grossir sa sœur grande.

Enfin l’on aperçoit un clocher. En avant des mâts enguirlandés des couleurs nationales, qui entourent une construction neuve, et, au premier plan, des casques luisants tout ensoleillés. Ce sont les sapeurs-pompiers qui forment l’escorte de la Municipalité, de la plupart des fonctionnaires d’Authon et de La Bazoche et des enfants des écoles, garçons et filles, venus pour saluer le Député de l’arrondissement, le Sous-préfet, le Conseiller de préfecture délégué du Préfet d’Eure et Loir, l’Inspecteur primaire de la circonscription, le Conseiller général et les Conseillers d’arrondissement, qui arrivent par voitures de La Bazoche-Gouët.

Bientôt, les accents patriotiques de la Marseillaise se font entendre. C’est la Musique d’Authon, qui rehausse par sa présence l’éclat de la fête.

La réception a lieu et au son d’un pas redoublé des plus martial, Le Luron, on entre dans le village ; tous les habitants se portent dans la cour de l’Ecole et de la Mairie,dont l’inauguration va être faite.

Dans la Mairie où prennent place M.Deschanel,.M. Audigier Sous-préfet, M. Grilhaut des Fontaines,conseiller de préfecture, M. le Dr Mercier,les Conseillers d’arrondissement,la Municipalité et foule de fonctionnaires,deux jeunes filles, avec de superbes bouquets à la main,disent gentiment des compliments à M. le Sous préfet et à M. le Député. Les uns et les autres sont payés de leur amabilité par un bon baiser.

Les maires et adjoints

De mars 1797 à mai 1799, il n'y a ni agent, ni adjoint pour tenir les registres d'état civil, le travail est fait par un adjoint de la Bazoche-Gouet

L'instituteur, dans sa monographie, nous indique que très peu d'habitants de la commune savent lire au début des années 1800. Ceci explique certainement, qu'entre 1800 et 1840, le titre de maire se partage entre la famille de REVIERS de MAUNY et les membres de la famille JAULNEAU. Si Jacques SAVIGNY, adjoint de 1815 à 1821 maîtrise très bien l'écriture, il accepte le poste plus par obligation que par plaisir.

Les membres de la famille JAULNEAU tiennent les registres d'état civil, Jean François De REVIERS les signe très rarement, ceux-ci sont tenus par les adjoints. Le 30/06/1817 Jacques Savigny écrivait ceci au Président du Tribunal de Nogent-le-Rotrou :

"Monsieur,

Je viens de recevoir votre lettre en date de juin présent mois, par laquelle que j'aurois omis quelques formalités sur les registres de l'état civil, où vous m'invitez d'aller sous huitaine à votre parquet afin de m'entretenir à ce sujet.

Monsieur si je omis quelques formalités ce n'est que par innocence, je vous prierois Monsieur, de ma dispenser s'il ce peut, le voyage que vous m'a proposé. Je suis charpentier de ma profession, je ne mon pain quotidien qu'à la sueur de mon front et la force de mes bras, je serois obligé de laisser deux ouvriers sans travail si j'étois obligé de m'absenter.

Marquez moi Monsieur, les fautes que j'aurois pu commettre, je propose de m'en corriger si faire ce peut, ou si vous ne me trouvez pas capable de remplir ces fonctions obligez moi de me faire substituer par un plus adroit.

Vous obligerez, Monsieur, votre très humble et obéissant serviteur.
SAVIGNY adjoint".

Il est resté à son poste jusqu'en 1821. Son successeur, SAGOT savait tout juste signer.


Source : Monographies

Saisie : Christiane BIDAULT

Dernière modification : 9 Juillet 2013