Pierre Jean François Benoit ESNAULTRéunion du 29/06/1856Monsieur le maire président a exposé au conseil municipal Que l'instituteur allait se trouver sans logement au premier novembre prochain, attendu que le propriétaire du logement qu'il occupe prétendait habiter cette maison, étant dans le dessein de céder son fond de boulangerie à son fils âgé de 26 ans, que d'un autre côté la classe se trouvait trop petite pour recevoir les élèves fréquentant actuellement l'école. Qu'autrefois le nombre des élèves qui fréquentaient l'école était absolument restreint pour la force de la population de la commune, au lieu qu'aujourd'hui, le zèle bien connu du nouvel instituteur, tant par son assiduité que par la bonne manière de tenir les enfants, le nombre des élèves avait monté à 84 en hiver et qu'en ce moment il était encore de 74 élèves. Que pour ces motifs et considérations il avait loué un autre logement par bail passé devant Me Doré, notaire à la Bazoche-Gouet, le seize juin présent mois, moyennant la somme de deux cents douze francs. Et que c'était pour cet effet qu'ils étaient invités à cette réunion pour donner leur approbation ou leur refus, sur le bail sus-daté. Vu le bail passé entre Mr le maire et le sieur Rousseau et ses enfants, devant Me Doré, notaire à la Bazoche-Gouet le seize juin présent mois Vu les plans des lieux annexés au dit bail Vu enfin le devis estimatif des réparations à faire aux bâtiments dénommés au bail et figurant dans le dit plan, montant à 339,47 francs. Considérant que quand bien même le propriétaire de la maison occupée actuellement par l'instituteur ne jouirait pas de cette maison inlogeable, l'instituteur ne devrait pas l'habiter plus longtemps. Considérant le nombre d'élèves fréquentant la classe actuellement, cette classe étant trop petite pour les recevoir, que le mélange des deux sexes réunis pourrait porter préjudice à la moralité et la pudeur. Considérant que les élèves sont obligés, pour fréquenter les lieux d'aisances, de traverser le route, et de faire leurs nécessités dans une portion du jardin de l'instituteur longeant la route du Mans, assez fréquenté, que malgré la vigilence de l'instituteur, la pudeur pourrait toujours souffrir de la fréquentation de ces lieux par les enfants des deux sexes. Considérant que la maison et dépendances qui vient d'être louée par le maire est plus convenable sous tous les rapports, ayant tous les moyens d'obvier à ce qui est dit ci-dessus, par la grandeur des bâtiments et l'extension du jardin et d'une noue inséparable qui se trouve au bout du jardin, qui seront toujours la dépendance de la maison d'école. Est d'avis qu'il y a lieu d'approuver le bail sus-énoncé et comme d'effet ils l'approuvent dans tout son contenu Source : Archives municipales Saisie : Christiane BIDAULT Dernière modification : 23 Novembre 2013 |