Alençon : Monastère Sainte Claire
L'actuel monastère des Clarisses (dit monastère des "Trois Ave") a été acquis le 3 avril 1819. Quand la Révolution chassa les religieuses de leur ancienne maison (fondée en 1498), elles se regroupèrent à 8 dans un logis de la rue Etoupée. C'est un prêtre "réfractaire", appelé "Prosper" pendant la période de persécution, qui entreprit de quêter pour elles en 1817 et leur permit d'acquérir la maison où vit toujours leur petite communauté (une douzaine de soeurs).
Le monastère compta jusqu'à 75 religieuses au 19ème siècle. Une abbesse du 20ème siècle, soeur Marie-Thérèse TRIPPIER, et sa vicaire, soeur Thérèse-Françoise THOMAS, mirent en oeuvre une réforme intelligente et tout en souplesse de la communauté, qui connaît toujours un rayonnement significatif, appréciée de tous ceux qui l'approchent pour sa simplicité, sa gaîté, la qualité de son accueil.
Les dernières abbesses en date:
- Soeur Marie-Thérèse TRIPPIER née le 29/01/1917 à la Bigottière (Mayenne); + 20.08.2001 au monastère d'Alençon.
- Soeur Thérèse-Françoise THOMAS + 11.06.2003 au monastère d'Alençon
Soeur Monique
Soeur Anne-Chantal, élue le 11 décembre 2015 (vicaire: soeur Monique)
Source : Archives personnelles
Saisie : Jean Pierre HEDERER
Dernière modification : 23 Avril 2018
Une anecdote que nous a contée, avec un brin de malice, en 1969 ou 70, Daniel COLLET, alors archiprêtre d'Alençon - un homme très simple, qui se définissait lui même comme "gars de l'Orne".
A peu d'intervalle, il avait reçu une carte de la prieure du Carmel et une autre de l'abbesse des Clarisses, Marie-Thérèse TRIPPIER, et de son inséparable vicaire, Thérèse- Françoise THOMAS. Ces femmes, pourtant strictement cloîtrées, avaient depuis peu l'autorisation exceptionnelle de sortir de leur clôture pour se rendre à des réunions nationales de « supérieures majeures ».
La première carte, celle qui venait de la carmélite, était pieuse et austère. Elle avait pour légende : « Suivez l'Agneau ».
La seconde était bucolique et champêtre. On y voyait un ruminant cornu paissant dans une prairie en fleurs, sur fond de montagnes bleues, avec la légende : « Suivez le boeuf ! ».
Cette coïncidence l'avait fait beaucoup rire ... et beaucoup réfléchir sur la différence d'esprit de ces maisons. On ne s'ennuyait pas, quand on rendait visite aux Clarisses de ce temps-là.
Saisie : Jean Pierre HEDERER
Dernière modification : 23 Avril 2018