Histoire des communes

Saint-Sulpice-sur-Risle : Usine B. Bohin Fils

Voir aussi :
Construction 1867

Source : Cartes Postales

 

En 1867, Benjamin BOHIN installe une nouvelle usine à Saint Sulpice sur Risle, pour y développer la production d'aiguilles. Il envoie son fils Paul en Angleterre et en Allemagne pour étudier les méthodes qu'il veut développer.
Aux expositions universelles de 1889 et 1900, BOHIN est la seule entreprise française à présenter ses aiguilles, qui vont obtenir une réputation mondiale pour leur qualité. L'aiguille BOHIN n'accroche pas le tissu, ne coupe pas le fil, grâce à un secret de fabrication.

Père et fils rachètent divers ateliers dès 1878 (notamment en 1909 l'ancien moulin à tan de la Batterie, après les ateliers de La Fonte, la Fosse, les Tanneurs, Bouviers) pour développer leur production qui se diversifie dans toutes sortes d'aiguilles, d'épingles, d'accessoires de bureau, de ferblanterie, etc. L'épingle de nourrice dite de sûreté est née ici.
Pour ne pas permettre à la concurrence d'imiter ses aiguilles, la société BOHIN crée, fabrique et développe ses propres machines. La visite des ateliers, par des « étrangers », se fait sous haute surveillance.
Le déclin de la couture manuelle a sonné le glas de l'aiguille, même si l’entreprise a su se réorienter vers quelques créations minutieuses.

Classée au patrimoine industriel, l'usine principale de Saint Sulpice sur Risle, menacée dans son existence même, est devenue, depuis peu, un musée vivant, mêlant ce qui reste d'activité à une visite touristique.


Saisie : Jean Pierre HEDERER

Dernière modification : 5 Juin 2017