Histoire des communes - Fiche personnalité

Personnalité

  • François Félix JONQUET

  • Naissance : 1813

  • Décès : 1876

  • Profession : Maire, docteur en médecine

  • 1 conjoint

  • 1 activité


François Félix JONQUET

François-Félix JONQUET est né le 15 juin 1813 à Châteaudun (Eure-et-Loir), d’une honorable famille de commerçants. Il fit de bonnes études à Chartres et guidé par les sages conseils d’un oncle médecin à Courtalain, le docteur Pierre Ropton, il résista au désir de sa famille qui voulait faire de lui un commerçant et étudia la médecine à la Faculté de Paris.

Reçu docteur, il vint en 1838 s’établir à Mondoubleau où il exerça pendant trente-huit ans sans interruption.

D’un excellent naturel et d’un caractère très sympathique, il aimait passionnément l’étude et avait des connaissances très étendues. Aussi acquit-il promptement dans son pays d’adoption la réputation d’un homme de cœur et de science éprouvée.

Pendant sa longue et laborieuse carrière, il s’occupa beaucoup des pauvres qu’il soignait gratuitement ; il fit paraître en 1860 un opuscule intitulé : « L’Assistance médicale des pauvres », où il réclame la création d’un dispensaire au chef-lieu de canton et l’assistance gratuite à domicile pour les indigents, les vieillards et les infirmes qui ne peuvent user de l’assistance hospitalière.

Esprit libéral et sagement pondéré, il fut d’abord adjoint puis maire de Mondoubleau et garda ces fonctions jusqu’à sa mort. Pendant la guerre de 1870-71, il donna les preuves du plus ardent patriotisme et tempéra, dans la mesure du possible, les désastres de l’invasion allemande à Mondoubleau.

Il avait été, en 1850, un des principaux fondateurs de la Société des Courses créée à Mondoubleau pour y encourager la reproduction des chevaux percherons ; il restera jusqu’en 1878 secrétaire de cette Société.

Il avait fait imprimer chez Lemercier à Vendôme en 1868 une brochure importante sur « les Courses de Mondoubleau et la race chevaline percheronne ». Il y examine l’origine de cette race dont il démontre historiquement et scientifiquement l’ancienneté ; il traite la question des croisements, de l’émigration, des primes, de la monte, etc…

Mais l’hippologie n’était pas le seul champ d’études du docteur Jonquet ; il était littérateur et poète.

En 1856, il publia un poème en 8 chants intitulé « La Guerre d’Orient » où il relate dans un langage toujours élevé et souvent harmonieux les phases diverses de cette difficile campagne ; ce poème contient plus de 1500 vers, et est précédé d’une préface en prose qui en renferme l’exposé. C’est une œuvre magistrale dans laquelle l’auteur paye, ainsi qu’il le dit lui-même, un sympathique tribut « à notre brave et généreuse armée d’Orient ».

Après la guerre de 1870, il publia encore une petite pièce de vers intitulée le « Congrès fatal » dans laquelle il résume l’histoire de la guerre de 1870-71 ; il flétrit en vers énergiques la politique impériale et célèbre, non sans éloquence, la vaillance et l’héroïsme de nos soldats au milieu des désastres de l’invasion.

Le Docteur Jonquet laissa enfin plus d’un manuscrit et beaucoup de notes qui ont une réelle valeur littéraire

Source : « Notice biographe sur le docteur Jonquet, de Mondoubleau, trouvée dans les papiers de M. de Rochambeau », in « Bulletin de la Société Archéologique du Vendômois », année 1902, pp 191-194.


Saisie : Christian LEGER

Dernière modification : 11 Décembre 2014