Raymond LE TERRIER
Raymond Le Terrier entre dans la vie active comme employé à l'entreprise Mobiloil, en région parisienne. C'est là, sans doute, que se forgent ses premières convictions politiques.
Quelques années plus tard, en 1940, il exerce la profession d'agriculteur à La Gonfrière, dans l'Orne, ce qui lui vaudra, plus tard, le titre de chevalier du Mérite agricole.
En 1945, voulant défendre les idées socialistes, il se lance à l'assaut de la mairie, et devient adjoint au maire de La Gonfrière.
En décembre 1946, Raymond Le Terrier se présente aux élections au Conseil de la République sur la liste de la Section française de l'internationale ouvrière (SFIO). Au cours de la campagne, il fait valoir ses qualités de cultivateur authentique et de républicain lucide. Il est élu le 8 décembre 1946 dans le cadre interdépartemental.
Une fois arrivé au Palais du Luxembourg, Raymond Le Terrier s'inscrit au groupe socialiste et est nommé membre de la commission de l'agriculture et de la commission du ravitaillement. Il s'emploie alors à faire évoluer les débats, en exprimant avec fermeté sa pensée sur divers sujets, de la réglementation du travail dans les professions agricoles à l'ouverture de crédits sur l'exercice 1948. Il prend également des initiatives sur le plan législatif, en déposant notamment une proposition de résolution sur le montant minimum à allouer aux « économiquement faibles », et une proposition de loi sur le prélèvement exceptionnel de lutte contre l'inflation.
Raymond Le Terrier n'est pas réélu aux élections du 7 novembre 1948.
Extrait du Dictionnaire des parlementaires français
Source : Site internet du sénat
Saisie : Christiane BIDAULT
Dernière modification : 18 Mai 2013