Marie Jean Charles PICOT-DESORMEAUX
Député de 1819 à 1822, et de 1831 à 1834, né à Parigné-l'Evêque (Sarthe) le 11 juillet 1765, mort à Cherré (Sarthe) le 27 août 1846, propriétaire à Parigné et maire de cette commune, il fut élu, le 25 mars 1819, député du grand collège de la Sarthe, par 648 voix (1,051 votants, 1,490 inscrits), et prit place à gauche, parmi les libéraux constitutionnels.
Dans la séance du 23 juin 1820, il fut un des dix-huit députés qui se levèrent contre l'ordre du jour proposé sur le rappel des bannis par M. Magniez-Grandpré. « Ce peu de mots mis à côté des noms d'un député, écrivait à ce propos un biographe libéral, ne vaut-il pas à la fois toutes les particules du côté droit? M. Picot, plutôt petit que moyen, dans les proportions de sa taille, a l'air spirituel et fin. Son œil levé est interrogateur et fixe ; son amabilité a quelque chose d'ironique ; l'expression de sa pensée n'est pas toujours nettement affirmative, alors même qu'il paraît de votre opinion. L'antiphrase est une figure fort appropriée à son langage, et ses réponses équivoques rappellent souvent qu'il est manceau. Il élève rarement au-dessus de la tribune une tête grisonnante, et des cheveux épais qui semblent crêpés. »
Sorti de la Chambre en 1822, il y fut rappelé par les élections du 5 juillet 1831, le 2e collège de la Sarthe (le Mans) lui ayant donné 120 voix (162 votants, 200 inscrits). contre 36 à M. Victor Thoré. Il siégea dans la majorité conservatrice avec laquelle il opina, jusqu'en 1834 ; puis il rentra dans la vie privée. Membre du conseil général de la Sarthe.
Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)
Saisie : Christiane BIDAULT
Dernière modification : 15 Mai 2013