Constant Jules PAILLARD-DUCLERE
député de 1881 à 1889, né à Paris le 2 octobre 1844, fit son droit à Paris, entra, comme archiviste, au ministère des Affaires étrangères eu 1866, et passa à la direction politique en 1868.
Secrétaire d'ambassade le 11 septembre 1877, il se présenta à la députation, comme candidat républicain, le 14 octobre 1877, dans la 2e circonscription du Mans, et échoua avec 9,280 voix contre 11,201 à l'élu M. Haentjens, bonapartiste.
Devenu sous-chef de cabinet le 14 décembre 1877, il fut attaché, en qualité de secrétaire, à la mission française au congrès de Berlin en juin 1878.
Chevalier de la Légion d'honneur le 30 juillet suivant, et mis en disponibilité à son retour, maire de Montbizot et conseiller général du canton de Ballon (Sarthe), il fut élu député du Mans, le 21 août 1881, par 9,511 voix (19,082 votants, 23,892 inscrits), contre 9,489, à M. Haentjens, député sortant. Cette élection ayant été invalidée (M. Paillard-Ducléré n'avait pas obtenu la majorité absolue des suffrages exprimés), les deux concurrents se représentèrent, le 26 février 1882, devant leurs électeurs. M. Paillard-Ducléré échoua avec 9,720 voix contre 10,053 à l'élu M. Haentjens. Il rentra au parlement le 25 mai 1884, élu, en l'emplacement de M. Haentjens, décédé, par 11,617 voix (13,244 votants, 24,020 inscrits). Porté, aux élections générales du 4 octobre 1885, sur la liste opportuniste de la Sarthe, il fut élu, le 4° sur 7, par 53,905 voix (107,837 votants, 127,345 inscrits). Il a repris sa place à la gauche, a soutenu les ministères opportunistes, s'est prononcé cependant contre l'expulsion des princes, et, en dernier lieu, pour le rétablissement du scrutin d'arrondissement (11 février 1789), pour l'ajournement indéfini de la révision de la Constitution, pour les poursuites contre trois députés membres de la Ligue des patriotes, pour le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse, pour les poursuites contre le général Boulanger.
Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)
Au renouvellement législatif de 1889, Paillard-Ducleré retrouva la 2e circonscription du Mans mais non la faveur des électeurs ; il n'obtint, en effet, que 7.688 voix sur 19.164 votants contre 11.213 à l'élu, Galpin.
Il n'insista pas et se consacra à la mairie de Montbizot, dans la Sarthe, qu'il occupa un quart de siècle.
Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)
Saisie : Christiane BIDAULT
Dernière modification : 11 Mai 2013