Napoléon Joseph CURIAL
Pair de France, représentant du peuple aux Assemblées constituante et législative de 1848-1849 et sénateur du second Empire, né à Paris le 9 janvier 1809, mort à Paris le 22 septembre 1861, fut admis dans les pages de Louis XVIII, entra, à seize ans, à l'Ecole de Saint-Cyr, et en sortit, deux ans après, sous-lieutenant dans les grenadiers à cheval de la garde royale.
Il fit partie de l'expédition d'Alger, s'y distingua, et y gagna les épaulettes de lieutenant et la croix de la Légion d'honneur. Démissionnaire après les journées de juillet, il se retira dans ses propriétés aux environs d'Alençon, et s'occupa d'agriculture et de l'élève des chevaux.
Le 23 mars 1835, il fut admis à titre héréditaire à la Chambre des pairs, devint membre du Conseil général de l'Orne, maire d'Alençon (1843), où il reçut le duc et la duchesse de Nemours, et obtint d'eux que leur premier fils prendrait le nom de duc d'Alençon. Révoqué de ses fonctions de maire par le gouvernement provisoire, il fut élu, le 23 avril 1848, représentant de l'Orne à l'Assemblée constituante, le 8e sur 11, par 53,062 voix (le chiffre des votants et des inscrits manque au procès-verbal des élections. Il siégea à droite, fit partie des comités de la guerre et de l’administration départementale et communale, et vota pour le maintien du cautionnement des journaux, contre le droit au travail, contre l'impôt progressif, pour l'amendement Duvergier de Hauranne sur les deux Chambres, contre l'amendement Grévy sur la présidence, pour la remplacement militaire, pour la proposition Ratean, contre la diminution de l'impôt du sel, pour la suppression des clubs. Réélu par le même département, le 13 mai 1849, à l'Assemblée législative, le 7e sur 9, par 38,288 voix sur 94,068 votants et 126,096 inscrits, il soutint fidèlement la politique du prince-président, vota pour les lois sur l'enseignement, contre le suffrage universel, pour l'expédition romaine, après le coup d'Etat de décembre fit partie de la commission consultative, et figura, le 26 janvier 1852, sur la première liste des nouveaux sénateurs. Le gouvernement le nomma, le 19 mai suivant, membre du Conseil supérieur des haras. A la Chambre haute, il fit partie de la commission du sénatus-consulte de la liste civile, de la commission des pétitions, etc., mais l'état de sa santé le tint souvent éloigné de son siège sénatorial.
Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)
Saisie : Christiane BIDAULT
Dernière modification : 7 Mai 2013