Joseph René BEAUJANNOT
Fils et petit-fils de commerçants, Joseph Beaujannot choisit de perpétuer la tradition familiale en étant représentant de commerce, puis négociant grossiste en mercerie. Ses activités le conduisent à la présidence du Syndicat des négociants en gros du Loir-et-Cher ; il est également membre de la chambre de commerce de ce département.
Sa participation aux combats de 1914-1918 lui vaut la Croix de guerre. Durant le second conflit mondial, il participe au réseau Libération Nord.
Il entre dans la vie politique comme conseiller municipal de Blois, en mai 1945 ; il est adjoint du maire de cette ville durant tout son mandat municipal, de mai 1945 à juin 1955. Il devient conseiller général du canton de Blois Ouest en octobre 1945, mandat dans lequel il est reconduit durant toute sa carrière politique.
Candidat aux législatives de novembre 1946, il est élu sénateur du Loir-et-Cher au deuxième tour de l'élection du 19 juin 1955, avec 421 voix sur 743 suffrages exprimés, sur la liste des républicains indépendants.
Au Conseil de la République, il s'inscrit à ce groupe, et siège aux commissions des moyens de communication, et du travail et de la sécurité sociale.
Dès son élection, il se montre très actif, avec un intérêt particulier, du fait de son expérience professionnelle, pour la réglementation des activités commerciales.
Il participe ainsi à la discussion de la proposition de loi relative à la location-gérance des fonds de commerce, puis, en qualité de rapporteur de la Commission du travail, à celle étendant les possibilités d'emprunt des groupements mutualistes.
Il prend également part aux débats portant sur les dépenses militaires pour 1955 et 1956, et les dépenses du ministère de la Défense nationale pour la même période.
Puis il intervient dans la discussion portant sur le renouvellement des baux commerciaux.
L'année 1956 est pour lui l'occasion de donner sa pleine mesure à la diversité de ses intérêts législatifs, et il intervient successivement sur l'allocation vieillesse des personnes non salariées, la législation sur les dommages de guerre, le régime des congés annuels payés, l'organisation de la protection civile, l'institution d'un Fonds national de solidarité, l'ajustement des dotations budgétaires pour l'exercice 1956, la déclaration d'utilité publique de certains travaux d'aménagement de la Garonne, texte dont il est rapporteur pour la Commission des moyens de communication, le projet de loi de finances pour 1957 et la prolongation du mandat de certains administrateurs de la RATP.
Il poursuit son activité inlassable en 1957, avec des interventions sur la durée du travail dans les établissements de commerce non alimentaire, l'application du nouveau régime des patentes, et les expropriations nécessitées par le captage des eaux du Val-de-Loire.
Il est également l'auteur d'une proposition de résolution sur la prise en compte, pour la fixation des forfaits sur le chiffre d'affaires, de la diminution importante des transactions dans certaines entreprises par suite du rationnement des carburants.
Il participe, cette fois comme rapporteur de la Commission du travail, à la discussion de la proposition de loi concernant la saisie-arrêt des traitements et salaires.
Enfin, en 1958, il intervient dans la discussion du projet de loi de finances pour 1958, sur les articles relatifs aux travaux publics, et à l'aviation civile.
Les 2 et 3 juin, il vote pour les pleins pouvoirs et pour la révision constitutionnelle.
Au fil de ces nombreux débats, il se fait le défenseur de la liberté du commerce et manifeste le souci de voir l'Etat réduire ses interventions dans les activités économiques.
Ses multiples engagements lui ont valu plusieurs distinctions, et il était chevalier de la Légion d'honneur et officier du Mérite commercial.
Extrait du Dictionnaire des parlementaires français
Source : Site internet du sénat
Saisie : Christiane BIDAULT
Dernière modification : 19 Mai 2013