Pierre Jean Alexandre TASCHER de la PAGERIEPierre Jean Alexandre de TASCHER capitaine au Régiment de Penthièvre-Dragons, sénateur (30 vendémiaire an XIII : 22 octobre 1804), président du collège électoral du Loir-et-Cher (octobre 1806), de celui du département de la Dordogne (15 décembre 1809), Pair de France (4 juin 1814), comte de l'Empire (26 avril 1808), officier de la Légion d'honneur (an XII), Chevalier de Saint-Louis ; Il nait le 8 février 1745 à Chartres. Il épouse en 1778 Catherine-Flore Bigot de Chérelles (1758-1834), appartenant à une vieille famille bretonne installée à Orléans, qui possédait l'un des pavillons d'Escures dont il a plusieurs enfants (sept). ): Ferdinand en 1779, Charlotte en 1782, Maurice en 1786, Eugène en 1792, Frédéric en 1795, Benjamin en 1797 et Pauline en 1800. A quatorze ans, il fait ses premières armes comme porte-étendard à la bataille de Bergen, que le duc de Broglie gagna le 13 avril 1759 sur Ferdinand de Brunswick-Lunebourg. Après avoir fait jusqu'en 1763 toutes les campagnes de cette guerre de Sept Ans le comte de Tascher fut nommé premier capitaine au régiment de Penthièvre-dragons, et reçut la croix de Saint-Louis. Il quitte le service en 1785, et vivait dans la retraite lorsque la Révolution commença. Il se rallie aux principes de la Révolution et n'émigre pas, mais se montra dans toutes les circonstances fort opposé aux excès et à tous les désordres : en septembre 1792, il se met à la tête d'un corps de volontaires à cheval de la ville d'Orléans, et repousse les bandes qui venaient de Paris pour égorger les prisonniers de la haute cour nationale. Cependant il n'est pas inquiété et vit retiré à la campagne jusqu'à la chute de Robespierre. Sa parenté avec l'impératrice Joséphine n'est sans doute pas sans conséquence. Il est nommé officier de la Légion d'honneur en l'an XII. Il est appelé le 22 octobre 1804 (30 vendémiaire an XIII) au Sénat conservateur. Il préside le collège électoral du Loir-et-Cher en octobre 1806. Le 26 avril 1808, il est nommé comte de l'Empire. Le 15 décembre 1809, il préside le collège électoral du département de la Dordogne. Tout cela ne l'empêche pas de faire partie de ceux qui votent le 1er avril 1814 la déchéance de Napoléon. Il passe le 4 juin 1814 dans la Chambre des pairs. Durant les Cent-Jours, il ne se rallie pas à Napoléon et retrouve son siège lors de la seconde Restauration. Il y vote la mort au procès du maréchal Ney. Il y siège jusqu'à sa mort parmi les ministériels. Il meurt au château de Pouvrai le 3 septembre 1822 laissant la pairie à son fils aîné, Jean Samuel Ferdinand. Deux fils du comte Pierre Jean Alexandre Tascher, (Maurice et Eugène) tous deux militaires, périrent sans la déplorable retraite de Russie, en 1812. Leur frère aîné, Ferdinand de Tascher, qui se trouvait alors en Allemagne, et qui accourut pour les secourir, n'arriva à Berlin qu'au moment où l'aîné expirait, après avoir fait, par un froid de - 27 degrés, 200 lieues à pied, et portant sur ses épaules pendant plusieurs jours son frère qui, ayant les pieds gelés, ne pouvait marcher, et finit par expirer dans ses bras. Source : Site jean-claude.colrat et wikipedia Sénateur du Loir-et-Cher - choix de sa candidatureLa lettre du préfet Corbigny au ministre de l'intérieur, le 2 vendémiaire an XIII, expose sans fard l'intérêt que présentait Tascher : "Monsieur Tascher est parent de l'Impératrice. Le désir de plaire à S.M., qui est originaire du département du Loir-et-Cher et qui lui a fait beaucoup de bien, a déterminé le collège électoral à le choisir comme candidat (au sénat). Le département désire vivement qu'il soit élu. Les anciens services de Monsieur Tascher, son attachement bien connu pour leurs Majestés Impériales semblent devoir mériter cette faveur". Source : Archives départementales du Loir-et-Cher Saisie : Brigitte GONDOUIN Dernière modification : 9 Juin 2012 |