Pierre François JUMEAULa famille de Pierre-François JUMEAU possédait une fabrique à Rémalard. Il avait épousé la nièce d’un fabricant de poupées, Lucius-Junius HERISSEY, et après la disparition de son associé Louis Désiré BELTON, autour de 1842, il continua à fabriquer de belles poupées en biscuit. il « monte » à Paris vers 1831, à la même période qu’Aristide BOUCICAUT originaire de Bellême. Il s’associe en 1841 au fabricant de poupées Louis-Désiré BELTON qu’il quitte en 1846 pour créer sa propre entreprise. En 1846, Pierre-François JUMEAU s’installe à Paris rue Mauconseil, dans le quartier des Halles. Il présente avec succès ses modèles de poupées articulées dans toutes les grandes expositions nationales et internationales : Exposition de l’Industrie à Paris en 1849 où il obtient la Médaille de Bronze, Exposition Universelle de Londres en 1851 qui lui vaut la Médaille d’Or, sans oublier Vienne en 1873. En 1851, son entreprise emploie alors 65 personnes. Désireux de rationaliser et d’augmenter sa production, Pierre-François JUMEAU installe une manufacture à Montreuil-sous-Bois. Les opérations de fabrication des poupées sont réalisées sur place, de la confection des têtes et corps jusqu’à l’emballage estampillé au nom de l’industriel. Laissant la direction de son entreprise à son fils Emile-Louis. Emile Louis JUMEAU, à la fin du 19e siècle, a créé de ravissantes poupées de porcelaine parmi les plus belles au monde, les célèbres « bébés Jumeau », maintenant considérées comme des œuvres d'art et très prisées des collectionneurs. Revenant sur les terres de sa famille, Emile JUMEAU fit construire à Longny-au-Perche, en 1866, ce qu’on appelle localement la Villa ou le Château JUMEAU, entourée d’un grand parc planté de beaux arbres Le succès du Bébé Jumeau fut considérable. En dix ans, la fabrication se développa dans des proportions exceptionnelles : 10000 bébés en 1879, plus de 100000 en 1882, pour dépasser 130000 en 1886, et atteindre 300000 en 1889. Dans le même temps, l’usine de la rue Arago à Montreuil, passera de 30 employés en 1879 à 1000 en 1890. Mais pour lutter contre l’apparition de poupées extrêmement bon marché en France et à l’étranger, Emile et Stéphanie JUMEAU s’associeront à Emile DOUILLET pour créer la maison Jumeau & Cie qui se transformera en Société de Fabrication Française de Bébés & Jouets (S.F.B.J.). Celle-ci disparut en 1958. Si le grand père était marchand, l’arrière grand père fut gendarme ; celui-ci, décéda à Montagne-sur-Aisne, le nom révolutionnaire de Sainte-Menehould (51), le quatorze nivôse An II (3 janvier 1794) “étant en activité de service” était originaire de Nocé. Quel était alors le contexte ? Dès 1789, la maréchaussée se range du côté des révolutionnaires. Ses officiers et les commandants de brigade se rapprochent des autorités municipales chargées de maintenir l'ordre dans les campagnes françaises. La Loi du 16 février 1791 précise dans son article 1er : « La Maréchaussée portera désormais le nom de Gendarmerie Nationale ». Ses « fonctions essentielles et ordinaires » étaient essentiellement d’assurer la sûreté dans les campagnes. Le territoire du royaume de France fut alors partagé en 28 divisions et en 1560 brigades ; chaque division comprenait en moyenne trois départements ; Charles François Thomas JUMEAU appartenait peut-être soit à la division 3 (Calvados, Orne, Manche), soit à la division 21 (Sarthe, Eure-et-Loir, Loir-et-Cher). En 1792, l'arrestation du roi Louis XVI provoque les monarques européens qui déclarent la guerre à la France ; les armées allemandes et autrichiennes envahissent alors la France. Le 20 septembre 1792, à Valmy, l'armée révolutionnaire remporte la victoire contre l'ennemi prussien : la Révolution triomphe. Le 1er février 1793, la guerre est déclarée à l’Angleterre, la Hollande et l’Espagne ; le 16 octobre de la même année, Marie-Antoinette d'Autriche est guillotinée ; les Autrichiens sont battus à la bataille de Wattignies. La récente République doit faire face à une guerre civile et à une guerre extérieure, les armées autrichiennes menacent encore une fois les frontières françaises. La fin de l’année 1793 voit la retraite des Alliés au-delà du Rhin. Et le gendarme JUMEAU n’a plus que quelques jours à vivre. En fait, il est probable que le gendarme JUMEAU fit partie des troupes envoyées dans le nord-est afin de défendre les frontières après la bataille de Valmy, qui ne l’oublions pas, n’est qu’à 10 kilomètres de Sainte-Menehould, ou d’exercer un solide maintien de l’ordre dans la région. Il n’y a pas de naissance d’un Charles François Thomas dans le village de Nocé. Il n’y avait alors qu’une famille portant ce patronyme, celle de François Charles qui passa de l’état de notaire à celui de marchand. De son épouse Marguerite CHEREAU, il eut 9 enfants dont trois mâles dénommés respectivement Antoine Firmin (1766), François Thomas (1769), et Thomas Charles (1773). Charles François Thomas a donc été assimilé à François Thomas. Cette famille trouve ses racines à Coudreceau. Source : http://www.guidepratiquedelorne.com/info.cfm?idinfo=1806 Saisie : Alain MENIL Dernière modification : 17 Décembre 2010 |