Histoire des communes - Fiche personnalité

Personnalité

  • Hyppolite LAROCHE

  • Naissance : 1848

  • Décès : 1914

  • Profession : Maire, sous-préfet, député, conseiller général

  • 5 activités


Hyppolite LAROCHE

Fils d'un colonel du génie, Laroche, d'abord officier de marine à sa sortie de l'Ecole navale, fut ensuite préfet de la Charente, d'Alger, de la Loire et de la Haute-Garonne et s'il ne put accepter le nouveau gouvernement général de l'Afrique occidentale française, il fut nommé résident général à Madagascar où il réussit, non sans peine, à réaliser l'abolition de l'esclavage.

L'élection de d'Estournelles au Sénat le 13 novembre 1904 lui donna l'occasion de se porter candidat, le 19 février 1905, au siège de député ainsi rendu vacant dans l'arrondissement de La Flèche. Il se présentait, selon ses propres termes, « pour continuer la tradition des 363, victimes du coup d'Etat du 16 mai, et la tradition de la majorité, plus récemment victorieuse du nationalisme ». Mais en ne lui accordant que 9.784 voix, les électeurs lui préférèrent Leret d'Aubigny, qui en recueillit 11.531.

Aux élections générales de l'année suivantes, c'est lui qui l'emporte sur son rival, de peu il est vrai : avec 11.796 voix, contre 11.419 au député sortant.

Au renouvellement de 1910, après une vive campagne où il reproche à son adversaire de soutenir une politique de résistance et de réaction contre l'esprit laïque et contre le bloc des gauches, il triomphe à nouveau, avec 11.530 suffrages, contre 10.861 à Leret d'Aubigny.

Le 26 avril 1914, il est à nouveau réélu avec 12.736 voix sur 25.614 inscrits et 18.366 votants, les bulletins nuls ou voix perdues s'élevant à 5.090.

Dans l'exercice de son mandat parlementaire, Laroche appartint notamment aux commissions des affaires extérieures, protectorats et colonies, des postes et télégraphes, de l'armée, de l'administration générale. Il déposa, particulièrement sous la législature de 1906-1910, plusieurs propositions de loi sur des questions juridiques et de procédure concernant le mariage, les hypothèques, les scellés après décès, etc. Lui-même président du conseil d'arrondissement, il se dépensa en faveur de la publicité des débats de ces assemblées. A la tribune, il intervint notamment dans la discussion des interpellations sur les affaires marocaines en 1907, sur l'exécution des traités de 1874 et de 1905 avec la Tunisie en 1909, sur la Tunisie encore, en 1912.

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)


Saisie : Christiane BIDAULT

Dernière modification : 11 Mai 2013