Octave MIRBEAUJournaliste, pamphlétaire, critique d’art, romancier et auteur dramatique, Octave Marie Henri MIRBEAU est né à Trévières dans le Calvados en 1848. Issu d’une famille de notables normands (père Médecin, aiëux paternels : Notaires, conseillers généraux de Rémalard et Moutiers-au-Perche, grand-père maternel Notaire et Maire de Trévières), il grandit à Rémalard dans l’observation des moeurs de la bourgeoisie et des petites gens avec un regard sans complaisance. Il devint très vite anti-clérical durant son bref séjour au collège de Jésuites de Vannes puis antimilitariste après la guerre de 1870. Récupéré par le leader bonapartiste Dugué de La Fauconnerie, ancien député de l’Orne, il monte à Paris et fait ses débuts de journaliste à L’Ordre de Paris. Il passe ensuite au Gaulois de tendance monarchiste avant de lancer son propre journal Les Grimaces, en quelque sorte l’ancêtre du Canard Enchaîné. Enfin il se déclare anarchiste après avoir lu Kropotkine. Tout en collaborant à de nombreux journaux et revues libertaires, il continue à écrire dans les journaux les plus lus de l’époque (Le Figaro, le Gaulois, le Journal...). Surnommé “Le Milliardaire Rouge “, il est l’un des journalistes les mieux payés de son temps et se sert de sa notoriété pour dénoncer le colonialisme, défendre Dreyfus aux côtés de Zola - dont il finance le procès - et soutenir l’avant-garde esthétique (Jarry, Ibsen, Wagner, Mallarmé, Appolinaire, Gauguin, Rodin…). Le 25 mai 1887, il épouse en catimini, à Londres, l’actrice Alice REGNAULT née Augustine TOULET (1849-1931). Après une modeste carrière théâtrale commencée en 1871, où on a plus souvent loué sa beauté que son talent, elle est devenue très riche grâce à ses succès galants, elle a pris une retraite prématurée en 1881. Ce mariage fut tumultueux et se terminera, au lendemain de la mort de Mirbeau le 16 Février 1917 (jour de son anniversaire) par la plus vile des trahisons : elle fait paraître un faux Testament Politique d’Octave MIRBEAU rédigé en réalité par le belliciste Gustave HERVÉ. De l’oeuvre multiforme de MIRBEAU, on lit essentiellement ses contes et ses romans : lettres de ma chaumière, l’abbé Jules (1888), Sébastien Roch (1890), Le Jardin des Supplices (1899) et le Journal d’une Femme de Chambre (1899) et au théâtre Les Affaires sont les Affaires (1903). Restée en partie oubliée, cette oeuvre est aujourd’hui intégralement disponible grâce aux travaux de l’Universitaire Pierre MICHEL qui a fondé La Société d’Octave MIRBEAU en 1993 à Angers. Citons également l ‘ouvrage très documenté de Max COIFFAIT « Le Perche vu par Octave MIRBEAU et réciproquement » paru en 2006 aux éditions Étrave. Longtemps et volontairement oubliée des Percherons, sa maison d’enfance du Chêne Vert à Rémalard porte depuis quelques mois une plaque sur laquelle on peut lire: Saisie : Bernard DEZERT Dernière modification : 1 Juin 2009 |