René François Hortense de PERROCHELCapitaine des dragons, puis major au régiment de Champagne, Chevalier de Saint-Louis, dès les débuts de la révolution il reçoit des témoignages de la confiance de ses compatriotes. En 1790 il est nommé colonel de la garde nationale de Fresnay et membre du conseil général du district. Il est suspendu de ses fonctions de conseiller en octobre 1793 pour n'avoir pas exprimé son voeu sur l'acceptation de la constitution. Deux mois plus tard il est arrêté comme suspect et emprisonné. Le conseil municipal et les habitants de Saint-Aubin-du-Locquenay se réunissent. Ils contestent ensemble la décision prise par le comité de surveillance du canton de Fresnay et demandent l'élargissement "d'un citoyen bienfaisant auquel la liberté n'a pu lui être ravie que sur de faux exposés et par la plus noire calomnie". Le comité refuse de réviser sa décision. Le peuple de Saint-Aubin demande à Nicollas Follis, procureur de la commune, et Michel Rigault, capitaine de la garde nationale, de présenter la pétition aux représentants du peuple. Michel Rigault de Beauvais, ami intime de Perrochel, jouit aussi d'une grande popularité dans la commune en dépit de ses sentiments aristocrates, et la cause est si brillamment défendu que Perrochel est libéré le 09/11/1793 et peut regagner son château. Régulièrement chicané, par le comité, il y restera néammoins jusqu'à la fin de la révolution. Bulletin de 1898, tome 44 par Robert Triger. Source : Revue Historique et Archéologique du Maine Saisie : Christiane BIDAULT Dernière modification : 22 Novembre 2008 |