Privat Joseph Claramond PELET de la LOZEREBiographieIssu d'une famille protestante, il fait ses études à Paris, Lyon et Genève. Il commence sa carrière au ministère de l'intérieur, puis auditeur au conseil d'état le 18/02/1806. D'abord auditeur près le ministre et la section de la guerre de 1806 à 1808, Puis auditeur près les ministres de la guerre et de l'administration de la guerre ainsi que de la section de la guerre, administrateur général des forêts de la Couronne de 1809 à 1814, maître des requêtes le 20/07/1811, en service ordinaire près la section des finances en 1812 et 1813. Nommé préfet de Loir-et-Cher le 24 février 1819 sous la Restauration, il est destitué comme libéral, et aussi, dit-on, comme protestant, par le comte de Corbière en 1823. Il est promu conseiller d'État. "L'administration de ce préfet a laissé dans le département le souvenir d'une action sage, bienveillante et éclairée. Il voyait sans doute dans le dévouement un sentiment consciencieux et bien entendu du devoir, et pensait que l'opinion toujours effervescente lorsque la société est agitée, ne devait jamais dominer la justice du magistrat" extrait de histoire de Blois et de son territoire par Touchard-Lafosse (1841) Élu député du 1er arrondissement de Loir-et-Cher (Blois) le 17 novembre 1827 et le même jour dans le 2e arrondissement (Vendôme), il opte pour Blois et prend place au centre-gauche de la Chambre. Il vote notamment contre le cabinet Polignac. Réélu à Blois le 12 juillet 1830, il se rallie à la monarchie de Juillet et soutient le gouvernement de ses votes, tout en opinant quelquefois avec le Tiers Parti. Lors des élections générales du 5 juillet 1831, il est réélu député de Blois et élu également dans la 2e circonscription de la Lozère (Florac)et opte pour Blois, où il est réélu le 21 juin 1834. En février 1835, le maréchal Soult, sollicité par Louis-Philippe pour former un nouveau ministère, pressent Pelet de la Lozère, ainsi que Jean-Louis Calmon et Charles Dupin, mais cette combinaison n'aboutit pas. Néanmoins, l'année suivante, Pelet de la Lozère devient ministre de l’Instruction publique dans le premier ministère Thiers du 22 février au 6 septembre 1836. Il attache son nom à la « loi Pelet » du 23 juillet 1836 (il s’agit en fait d’une ordonnance royale), qui incite les communes à avoir au moins une école primaire de filles. En raison de cette nomination, il doit se représenter devant ses électeurs et est réélu le 30 mars 1836. Après avoir quitté le ministère, il entre dans l'opposition active au gouvernement Molé. Sans doute pour le désarmer, celui-ci le fait nommer pair de France dans la fournée du 3 octobre 1837, composée d'hommes du Tiers Parti, de députés juste-milieu et de légitimistes ralliés. Mais, à la Chambre des pairs, Pelet de la Lozère conserve son indépendance de jugement et de vote. En 1840, il est ministre des Finances dans le second ministère Thiers, orienté au centre gauche, du 1er mars au 28 octobre. Il prend part, au début de 1848, au débat sur l'adresse en réponse au discours du Trône. Après la Révolution de 1848, il se retire de la vie publique. DécorationsGrand Officier de la Légion d'honneur. DiversPelet de la Lozère est l'auteur de "Opinions de Napoléon sur divers sujets de politique et d'administration recueillies par un membre de son Conseil d'État (1833)", de "Précis de l'histoire des États-Unis d'Amérique depuis leur colonisation (1845)" et de "Pensées morales et politiques (1873)". Sources : Liste des auditeurs http://www.napoleonica.org/ - Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours De Hoefer (Jean Chrétien Ferdinand), Firmin-Didot - Wikipédia Saisie : Christiane BIDAULT Dernière modification : 4 Décembre 2008 |