Histoire
? Autrefois, la commune des Rotours était composée de deux fiefs:
« Notre-Dame-des-Rotours », étant un quart de haubert et relevant du Roi, s'étendant sur Pontecrespin et les paroisses environnantes et consistant en manoir seigneurial, domaine fieffé et non-fieffé, moulin à blé, communes, droit de colombier, garenne et tous droits seigneuriaux à fiefs nobles appartenant. Le patronage de l'église fut aumôné au XIIIe siècle aux abbés et religieux de Saint-André de Gouffern. Ce fief appartenait à une famille chevaleresque qui en porta dès lors le nom « des Rotours ».
b) Un fief relevant de la seigneurie de la Carneille.
? La famille des Rotours se divisa en plusieurs branches et essaima aux
alentours des Rotours où elle posséda diverses terres et seigneuries : Pointel, Fumeçon (aujourd'hui sur le territoire de Champcerie), Le Sacq (Ménil-Gondouin), et Méguillaume (Chênedouit). Celles-ci furent confisquées en 1418 par Henri V, roi d'Angleterre. La famille des Rotours ne les récupéra qu'en 1450.
? Le 3 novembre 1684, la terre et seigneurie des Rotours fut vendue, avec son
vieux château, par les héritiers de François des Rotours au Marquis de Vassy-la-Forêt. Elle fut revendue en 1700 à M. Foucault puis en 1701 à Nicolas d'Ozenne qui fit construire le château actuel. Le 7 septembre 1747, la seigneurie et le nouveau château des Rotours furent acquis par Noël François Angot, seigneur du Coisel, ancêtre des Angot des Rotours et des Pichot de La Marandais, actuels propriétaires du château.
Personnalités liées à la commune :
Famille des Rotours
? Guillaume des Rotours, né vers 1160, chevalier normand, aurait pris part à la
troisième Croisade en 1191 où il aurait été témoin d'une charte passée à Jaffa par Guillaume de Ducto au bénéfice de Nicolas de Vivers.
? Jean des Rotours, seigneur des Rotours, Pointel et Fumeçon, en 1418, il
refuse de comparaître en armes pour le service d'Henri V d'Angleterre, qui s'était emparé de Falaise, et se fait confisquer le fief des Rotours, il le récupère dès l'expulsion des Anglais
? Jean des Rotours, né vers 1340, seigneur des Rotours et de Pointel, donna, par
acte passé en 1364, le local du presbytère des Rotours (aujourd'hui la
Rotourelle) . En novembre 1377, il reçut aveu de Jean Couillard pour deux acres et demi de prés. Il épousa Alix de Monceaux, dame du Bourg-Saint-Léonard, fille de Robert de Monceaux, écuyer, seigneur de Lonlay-le-Tesson. Par acte du 20 février 1378, Jean et son épouse donnèrent en bail à fief à Colin du Barquet, écuyer, et à sa femme, Guillemette, divers héritages situés au Bourg-Saint-Léonard et dans la forêt de Gouffern.
? François des Rotours, seigneur des Moulins et des Rotours, sieur de
Sainte-Honorine, baptisé aux Rotours le 2 décembre 1607, y décéda le 3 septembre 1684. Il servit le Roi, en qualité de volontaire dans la Cavalerie, pendant les campagnes de 1630, 1635 et 1636 sous les ordres de messieurs de Vendôme, de Thianges et de La Lande-Héron. Il clama, en 1646, à droit féodal, la terre du Chêné vendue à Julien d'Oilliamson par René des Rotours. Il clama, de même, le 17 septembre 1658, des héritages situés dans la paroisse des Rotours et qui avaient été vendus par André des Rotours, seigneur de Sainte-Croix. Il rendit aveu, le 29 août 1664, à la châtellenie de La Carneille d'un fief qu'il avait acquis en 1646. Il fut maintenu noble à l'intendance d'Alençon par M. de Marle le 1er juillet 1667. Il fit aveu au Roi pour le fief de Notre-Dame des Rotours, le 17 août 1667. Après sa mort, la seigneurie des Rotours fut vendue, le 3 novembre 1684, au marquis de Vassy-la-Forêt.
o Guillaume des Rotours (1888-1970), homme politique.
o Robert des Rotours (1891-1980), sinologue.
Famille Angot des Rotours
? François Mathieu Angot des Rotours, né à Falaise le 17 janvier 1768 et décédé
à Corbeil le 24 mai 1858, fut élève au corps royal d'artillerie (1789) puis lieutenant. Il émigra à l'armée de Condé (1792-1794) puis devint officier dans l'armée des Pays-Bas (1794). Après avoir émigré en Angleterre, il rentra en France en 1802 et devint chef de bureau au ministère de la maison de Louis XVIII, chevalier de Saint-Louis, administrateur de la manufacture des Gobelins
(1816-1833) et chevalier de la Légion d'honneur. En 1820 il fut créé baron héréditaire par Louis XVIII. Élu député d'Argentan (25 février 1824-1827), il accéda au grade d'officier de la Légion d'honneur (1827).
? Jules Angot des Rotours, contre-amiral. Jean Julien dit Jules Angot des
Rotours, né aux Rotours le 3 juin 1773 et décédé à Brest le 26 mars 1844, chevalier de la Légion d'honneur (23 juin 1810), capitaine de vaisseau de 2de classe (8 juillet 1814), chevalier de Saint-Louis (18 août 1814), officier de la Légion d'honneur (28 avril 1821), capitaine de vaisseau de 1re classe (1er février 1822), contre-amiral (17 août 1822), gouverneur de la Guadeloupe (28 février 1826-31 janvier 1830), grand-croix 5e classe de Saint-Ferdinand d'Espagne (1823), commandeur de la Légion d'honneur (20 septembre 1823), grand-croix de l'Ordre portugais de la Tour et de l'Épée (1824), commandeur de Saint-Louis (29 octobre 1826), grand officier de la Légion d'honneur (17 novembre 1837), admis au traitement de retraite (1er janvier 1838). Il est inhumé au cimetière Saint-Martin à Brest. Il épousa en 1815 Virginie Guilhem.
? Famille Pichot de La Marandais
Blason des Rotours (Barons) : D'azur, à trois besants d'argent. Supports : Deux lions. (Normandie).
Pièce de monnaie ronde d'or ou d'argent, frappée autrefois à Byzance.
Le Besant est l'emblème de voyages faits en Orient et en Palestine, à l'époque des Croisades. De nos jours, il est considéré comme l'attribut de fonctions financières. Le Besant indique aussi les fonctions d'argentier ou de maître d'hôtel d'un souverain.
En France, on frappait des Besants que l'on nommait aussi sous d'or ; ils valaient au XIIe siècle environ vingt francs. (C. Drigon de Magny. De la Symbolique héraldique).
d'après le Dictionnaire archéologique et explicatif de la science du blason Comte Alphonse O'Kelly de Galway ? Bergerac, 1901
01/01/2016
Les communes de Chênedouit, La Forêt-Auvray, La Fresnaye-au-Sauvage, Ménil-Jean, Putanges-Pont-Écrepin, Rabodanges, Les Rotours, Saint-Aubert-sur-Orne et Sainte-Croix-sur-Orne fusionnent et deviennent des communes déléguées de la nouvelle commune de Putanges-le-Lac.
Source : Wikipédia
Saisie : Brigitte GONDOUIN
Dernière modification : 9 Juin 2020