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OuerreLe sol de Ouerre, très accidenté, est argileux et siliceux dans la plaine et calcaire dans les coteaux. Au huitième siècle, ce lieu dépendait du pays de Madrie (ce pays ne commence à figurer dans les documents de notre histoire que vers le milieu du huitième siècle pour en disparaître complètement dès la première moitié du dixième). Le village de Mere près de Monfort l’Amaury parait en avoir été la capitale) qui était limité au nord ouest par le village de Saussay sur Eure (salcidus) et le hameau de Premont (mons presbyteri) près du village de Ouerre au sud est et par les villages de Faverolles ( faberolx) de Condé sur Vesgre (condatum) de la Queue (cuculosa). A cette époque, son territoire était encore couvert de bois en grande partie. Quelques manses ou habitations éparses au milieu de ces bois abritaient les colons chargés de les exploiter ou de conduire les troupeaux qui y étaient élevés. Ouerre est appelé humlonarix dans une charte de Pépin le bref datée du mois de septembre 768 et relatif à la donation de la forêt d’yveline et de ces dépendances que ce prince fit la veille de sa mort au monastère de Saint Denis ou il mourut. Nous donnons dit-il cette forêt toute entière avec ce qu’elle referme et tout ce qui en dépend à savoir les manses, les terres, les maisons, les édifices, les colons, les serfs , les bois, les vignes, les champs, les prés, les pâturages, les eaux ou les cours d’eaux, les objets mobiliers et immobiliers, l’argent, les bestiaux des deux sexes, les troupeaux avec leurs bergers, les bêtes fauves de toute espèce, enfin les forestiers avec leurs manses situées dans divers lieux de ladite forêt, à savoir Ouerre et tout son territoire, deux manses à Puiseux, une manse à Villarceaux, deux manses à Villiers. Les donations de Pépin furent confirmées par Charlemagne, son fils, en 774. Le diplôme de ce prince indique comme limites de la forêt d’yveline plusieurs localités qui nous intéressent : petram ficlam (pierre fitte hameau dépendant d’Etampes et de Saint Hillaire Seine et Oise) victriacum (Villiers le Morhiers) montem presbyteri (Premont hameau de Ouerre) cuculosa (la Queue village à 8 kilomètres de Boissy Saint Léger et à 10 kilomètres de Corbeil Seine et Oise). A partir du onzième siècle, le nom primitif de Ouerre avait disparu pour faire place à ceux de orreia, année 1080, Orrea, 1130 -1149, oire, 1155, Oirre 1239. Ces noms nous paraissent avoir pour commune origine oreria ora bord lisière alias orée orière ou ouraille. Au moyen-age on disait l’orée, l’ouraille, l’oriere d’un bois (oreria foresta), l’oriere ou rive d’un champ et nous avons vu que Premont hameau de Ouerre formait de ce côté la limite des possessions du monastère de Saint Denis. 1130-1149 Guerin de Ouerre garinus oree figure comme témoin dans une charte de Goslin, fils de Goslin de Lèves, relative à la donation de la terre de champol faite aux chanoines de Sainte Marie (Notre Dame de Chartres). En 1280, Robert de Ouerre, prêtre, donna par testament à l’aumône de Dreux la maison où il demeurait avec toutes ses appartenances : cinq arpents de terre labourable, neuf sols parisis de cens annuel, trois arpents de vignes juxte la vigne dite aux sailleurs et juxte la grange de l’aumône de Dreux enfin ses granges qu’il avait juxte les caves de la dite aumône. En 1759, voila la notice que nous trouvons sur cette commune dans la description des paroisses composant l’élection de Dreux : Ouerre paroisse située dans un fonds à 2 lieues de Dreux a 116 feux et 230 communiants. Son patron est Saint Cyr et Sainte Julitte. Son seigneur M. Chaban de la Borie. L’évêque nomme à la cure qui vaut 750 livres. Plusieurs autres seigneurs se partageaient alors le territoire de cette commune ce qui donnait lieu à de fréquentes contestations au sujet de leurs possessions et de la justice qu’ils y exerçaient. Les fiefs des chatelliers, des chantiers de la marsonnière et de la justice firent l’objet d’une transaction passée le 5 avril 1773 ente Messieurs de Surgères et Chaban de la Borie qui en étaient seigneurs : un plan relatif à ce différend existe aux archives d’Eure et Loir. Sources : cahier de Joseph AUGER de Marsauceux Ouerre, 2012La rue centrale est bordée de maisons anciennes, preuve que la commune était autrefois composée de fermes. Des habitations contemporaines sont sorties de terre depuis. C'est là que s'établissent chaque année une quinzaine de Franciliens tentés par la vie à la campagne. La populations a doublé au cours des 25 dernières années. Source : Annuaire Saisie : Mireille ROUSSEAU Dernière modification : 25 Juin 2012 |
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