Histoire des communes

Mamers : Monument aux victimes de la catastrophe du 07/06/1904

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Un cataclysme - Toute une contrée sous l'eau

Une région ravagée par les orages - Spectacle désolant et terrifiant - A Mamers un quartier inondé - Dévoués et intrépides sauveteurs - Une soirée d'angoisse - Dix-sept victimes - Pertes incalculables.

Mamers 8 juin - Par dépêche de notre envoyé spécial.

Jamais de mémoire d'homme un orage n'avait causé en France pareil cataclysme, entraîné de tels désastres. En vérité, c'est plus épouvantable encore que les premières dépêches d'hier soir ne l'avaient laissé entrevoir.

Le cyclone a passé, terrible, sur ce coin paisible du Perche et il ne reste plus rien, rien que des désespoirs et des douleurs. Toute la ville basse de Mamers est entièrement détruite ; toute une population est sans abri. Dix-sept victimes ont péri de la plus effroyable mort.

Mamers n'a pas été seul à souffrir. Le phénomène météorologique a eu sa répercussion à plus de dix lieues à la ronde. Partout presque des moissons sont ravagées, les arbres arrachés. De la Loupe a Condé, de Condé à Mortagne, pendant des kilomètres, dans toute la vallée de l'Huisne, les eaux couvrent la terre. Et c'est au milieu d'une véritable mer, une mer houleuse et sale, que roulait le train qui, tout-à-l'heure m'emmenait vers Mortagne.

A peine, çà et là, quelques pointes de saules émergent. Un ciel gris et bas, ciel de catastrophe, pèse sur la tristesse des êtres et des choses.

Des villages aux maisons éventrées, aux toits brisés se dressent encore sur des monticules, îlots perdus au milieu de cette mer. Sur les seuils, des paysans considèrent le désastre, hochent tristement la tête, pleurent leurs moissons perdues. Des portières des wagons on devine les désespoirs immenses.

Parfois, semblables à des outres démesurément gonflées, des ventres de chevaux, de vaches et de moutons apparaissent, dressant en l'air leurs pattes raides. Dans un pré étroit que le flot n'a pu envahir, deux boeufs se sont réfugiés, et leurs meuglements lamentables emplissent le ciel.

Région désolée

Et, jusqu'à Mamers, la même désolation se continue. J'ai suivi en automobile la route qui va de Mortagne à Mamers. En certains endroits, la force du cyclone fut telle que d'énormes rocs ont été arrachés aux talus et barrent le chemin.

A Suré, petit village situé à 7 kilomètres de Mamers, le route est détruite sur une longueur de plus d'un hectomètre, laissant une excavation profonde de dix mètre où roulent dans en torrent boueux, les meubles et les roues d'un moulin proche dont on aperçoit les murs écroulés.

Si tout cela est sinistre, à Mamers, le spectacle devient terrifiant.

Mamers est bâti en amphithéâtre sur une petite colline qui dévale jusqu'à la Dive, ruisseau étroit et peu profond qui serpente entre des prairies bordées de peupliers et de saules, traverse toute la partie basse de la ville et se dirige ensuite vers la Sarthe, où il se jette. C'est ce ruisseau, calme pourtant, qui allait causer la catastrophe épouvantable.

Vers une heure et demie de l'après-midi, le ciel, qui avait été pur jusque-là, s'assombrit tout-à-coup, devint noir et menaçant. Un gros nuage, poussé par le vent de la mer, arrive du nord, emplit bientôt toute la vallée de la Dive, puis crève en une pluie torrentielle, accompagnée de grêlons dont quelques uns atteignaient, me dit M. Hersent, sous-préfet de Mamers, la grosseur d'un gros oeuf de poule.

Ce fut dans les rues de la ville une fuite éperdue vers les abris des maisons ; mais rien encore ne faisait prévoir le cataclysme. Soudain, en amont de la ville, un bruit effroyable, semblable à celui du tonnerre, se fit entendre. Du côté de Suré, un torrent, une mer plutôt, aux vagues furieuses, une mer de tempête, qui emplissait toute la largeur de la vallée, arrivait, écumante et mugissante, emportant, arrachant tout sur son passage.

Elle atteignit les premières maisons de la ville basse, qui furent emportées comme un fétu de paille, passa impitoyable. Alors des cris d'horreur et d'effroi emplirent l'air, montèrent jusqu'à la ville haute.

De toutes parts, on accourut. Ce fut une stupeur.

La ville basse avait disparu, à moitié engloutie. Sur les toits, aux fenêtres des étages supérieurs émergeant encore, des grappes d'êtres humains étaient accrochées, tendant vers ceux qui accouraient, et qui, impuissants, contemplaient cette désolation, des bras suppliants.

Les secours

Les premiers secours s'organisaient déjà. Des sauveteurs s'empressaient, et, tandis que le colonel commandant le 115e d'infanterie, en garnison à Mamers, mettait ses troupes à la disposition de M. Delavergne, commissaire de police, des habitants de la ville s'efforçaient d'arriver jusqu'aux malheureux qui, angoissés, attendaient.

Et alors se succédèrent des actes de dévouement admirables. Un professeur du collège Saint-Paul, l'abbé Tellier, avait retiré sa soutane et s'était jeté dans le torrent impétueux. Il allait, venait, ramenait sur ses épaules des femmes et des enfants.

A la hâte, quelques sauveteurs, à l'aide de planches et de troncs d'arbres, avaient pu fabriquer des radeaux. Avec l'un deux, M. Hersent, le sous-préfet de Mamers, venait délivrer sur le toit de leur maison, où ils étaient juchés, le lieutenant Le Lelorrain, du 115e régiment d'infanterie, et sa jeune femme. Ailleurs, les docteurs Blondeau et Ledard, le capitaine de Roxe, le commissaire de police, le lieutenant Bennezecq et d'autres par centaines, rivalisaient de dévouement, imitant l'exemple de l'abbé Tellier.

Le lieutenant Antoine, suivi bientôt de sa section entière, se précipitait à la nage dans les eaux, dont la rapidité dépassait celle d'un cheval au galop, et opérait avec ses hommes de multiples sauvetages.

Au pensionnat Saint-Joseph, d'autres ramenaient une centaine de fillettes surprises pendant la classe, et qui, ayant réussi à gagner les toits, poussaient des cris déchirants.

Parfois, une brusque détonation ébranlait l'air. C'était une maison qui éclatait sous la poussée des eaux. Bientôt une nouvelle se répandit dans la ville, venant augmenter l'angoisse. Le bruit courut que les gazomètres de l'usine à gaz étaient sur le point de sauter. C'était, pour une partie des malheureux juchés sur les immeubles entourant l'usine, l'asphyxie presque certaine.

Ce fut M. Ogé, directeur de la Compagnie du gaz, qui prévint ce nouveau malheur au péril de sa vie. Il s'en fut à la nage jusqu'à l'endroit où il savait trouver la vanne de fermeture des bassins, plongea, ferma cette vanne et revint simplement se mettre à la disposition de ceux qui dirigeaient les sauvetages.

Enfin, la nuit vint. Tous les malheureux habitants de la ville basse, croyait-on du moins, avaient pu être délivrés. Cependant dans la ville haute, devant la mairie, des groupes anxieux attendaient. Plusieurs des leurs n'avaient pas reparu, et ils couraient aux nouvelles.

Jusqu'alors, dans le feu des dévouements, cette chose terrible n'était pas venue aux esprits, que des victimes peut-être, seraient à déplorer. Ce fut le commissaire de police, M. Delavergne lui-même, qui aidé de soldat munis de torches, commença dans la nuit les lugubres recherches.

Bientôt, de sinistres cortèges se dirigèrent vers la mairie. On venait de retrouver des morts. A dix heures du soir, cinq cadavres déjà s'alignaient dans la chambre funéraire de l'hôtel de ville. A cinq heures du matin douze autres étaient découverts sur le toit d'une maison prête à s'écrouler.

On découvrait encore un homme vivant; il était devenu fou.

L'identité des noyés a été établie, voici les noms des morts :

Veuve Richard, quatre vingt ans ; Jeanne Aubry, quatre vingt trois ans ; Femme Fouquet soixante quinze ans ; M. Dubois-Tillier, cinquante-sept ans ; Femme Regnier, quatre-vingt neuf ans; Mlle Lochet, quatre-vingt huit ans ; Mme Coutret, vingt-deux ans ; Maurice Coutrel, dix-huit ans ; René Farty, cinquante et un an ; Barbier, cantonnier, cinquante et un an ; M. Deshayes, soixante et onze ans ; Mme Pichon, vingt-deux ans et sa petite fille de dix-huit mois; Veuve Philibien.

Le préfet de la Sarthe, accompagné de plusieurs officiers du génie, s'est rendu sur les lieux du sinistre aujourd'hui.

Demain auront lieu, aux frais de la ville, les obsèques des victimes. Une souscription est ouverte par les journaux locaux.

On signale de tous les environs de Mamers des ravages considérables occasionnés par l'orage. Le nombre des animaux tués ou noyés est incalculable. Les récoltes sont perdues. Les cultivateurs sont dans la désolation.

Le matin (09/06/1904)

La catastrophe de Mamers

Les effets du cyclone - Une rivière qui monte de 3 m 50 - Nombreux actes de dévouement - La liste des victimes - Six semaines sans éclairage - Dans les environs.

(Dépêches de notre envoyé spécial)

Mamers 8 juin.

Le cyclone qui s'est abattu hier sur Mamers a occasionné des malheurs et des ravages encore plus effrayants que ne le faisaient prévoir les premières dépêches.

Cet ouragan s'est déchaîné vers deux heures de l'après-midi et, six heures durant, une pluie diluvienne est tombée sur la ville et les environs.

Mamers est bâtie entre deux collines, et dans sa partie basse, coule une petite rivière, la Dive, qui, habituellement, n'a qu'un très faible débit d'eau.

La Dive est endiguée - ou plutôt était endiguée, car depuis hier tout a disparu - entre des maisons particulières et diverses voies, parmi lesquelles le quai du Bouillon et la rue des Tanneries. Plusieurs ponts de pierre étaient jetés dessus.

Il y avait une heure environ que la pluie tombait à torrents, lorsque la Dive s'est subitement mise à monter, et, en quelques instants, grossie des eaux qui déferlaient des collines voisines et venaient du département de l'Orne, cette petite rivière est devenue un torrent impétueux.

En peu de temps, les eaux ont passées de 50 centimètres à 4 mètres de hauteur, envahissant toutes les habitations ; elles ont roulé pendant de mortelles heures sur une largeur de 125 mètres et plus, semant la ruine et la mort sur leur passage.

Amoncellement de décombres

Les trombes d'eau étaient d'une violence telle que bientôt les ponts sautaient et les maisons s'écroulaient dans toute la traversée de Mamers.

La ville avait acheté, pour l'amélioration de son service des eaux, un moulin situé rue du Fort. Il a été détruit un des premiers.

De nombreuses habitations particulières avaient en même temps, le même sort. L'institution Saint-Joseph, l'église Notre-Dame, les hospices civil et militaire, dont toutes les salles étaient envahies par les eaux, étaient sérieusement et gravement endommagés.

Une des principales causes de la hauteur formidable atteinte par l'eau a été la rupture des amarres d'un lavoir situé quai du Bouillon et qui est venu s'échouer contre le pont du moulin, empêchant ainsi l'écoulement des eaux.

Le sauvetage des victimes

Dès la première alerte, des actes de courage et d'héroïsme ont été accomplis pour le sauvetages des victimes.

Je me suis livré, ce matin, à ce sujet, à une enquête minutieuse et je vous signale la belle conduite des officiers et des soldats du 115e régiment d'infanterie.

Le capitaine Derome, notamment, aidé de son ordonnance le soldat Le Houx, et d'un ouvrier serrurier, nommé Croisemarie, a réussi d'abord à sauver une religieuse et deux femmes de l'hôpital, qui s'étaient réfugiées sur les toits.

De courageux citoyens, un chauffeur nommé Pitet ; un cordonnier, nommé Jamais ; un infirmier, nommé Agimont, avec un sang-froid admirable, ont joué leur vie pour arracher des malheureux à la mort.

Ils ont réussi à sauver de nombreuses personnes, parmi lesquelles plusieurs soeurs de l'hôpital.

Trois fantassins, le caporal Duriff, les soldalts Commauche et Chevrier, se servant de mâts du collège Saint-Paul pour traverser le torrent ont ainsi sauvé quatre hommes et deux femmes.

Le capitaine Mavelle, les lieutenants Loynet, Morizot et Antoine, le sergent Gautier, le soldat Pesquet, réussissaient, de leur côté, à arracher d'autres victimes à la mort.

De vieilles femmes ont dû la vie au sang-froid d'une religieuse hospitalière, Soeur Anastasie.

Les autorités civiles ont eu, elles aussi, une conduite au-dessus de tout éloge.

A l'aide d'un radeau construit à la hâte, M. Hersent, sous-préfet, M. Aubry, juge d'instruction ; le docteur Blondeau, ont procédé à de multiples sauvetages.

Il faut citer encore M. De Laverne, commissaire de police ; M. Saget, brigadier de gendarmerie ; M. Geneslay, menuisier ; l'abbé Tessier, et j'oublie certainement les noms d'autres héros.

Les morts

Malheureusement, malgré tant d'actes de courage, la soudaineté de la catastrophe a occasionné la mort de dix-sept personnes, dont voici la triste liste :

- Mme veuve Richard, rentière, rue de Cinq Ans.
- Mme Aubry, journalière, rue de la Chasse.
- Mme Veuve Fouquet, journalière, Grande-Rue.
- M. Dubois-Sillé, journalier, rue des Ormeaux.
- Mme Régnier, journalière à Barutel.
- Mlle Lochet.
- Mme Contrel, âgée de 19 ans et mariée depuis sept mois seulement, demeurant à l'Abattoir.
- M. Maurice Contrel, âgé de 18 ans, beau-frère de précédente.
- M. René Farcy, cultivateur aux Rouaults, père de Mme Contrel.
- M. Barbier, cantonnier.
- Trois hospitalisés de l'asile : M. Ferony, 80 ans ; Mme Veuve Angau, 78 ans ; Mme Veuve Lemaire, même âge.
- Une jeune femme, Mme Pichon, et son enfant qu'elle tenait sur ses bras.
- Mme veuve Philibien, rue de la Chasse.
- M. Pierre Deshayes, jardinier, rue des Tanneries.

La recherche des corps a duré toute la nuit et le dernier cadavre a été retrouvé à huit heures ce matin.

Treize corps sont déposés dans la salle de la mairie. Les quatre autres ont été remis à la famille.

Cette funèbre liste est-elle close ? Ce douloureux point d'interrogation reste posé. Il est simplement impossible de savoir si les amas de décombres ne recèlent pas d'autres victimes. Cependant on ne signale aucune disparition nouvelle.

Les enfants de l'institution Saint-Paul ont été sortis par les fenêtres et tous sauvés.

Un vieillard hospitalisé, M. Queland, âgé de quatre-vingt-quatre ans, s'est miraculeusement sauvé à la nage.

Les dégâts

Les dégâts, tant immobiliers que mobiliers, dépasseront certainement un million.

De nombreux ménages d'ouvriers vont être réduits à la misère et se trouvent sans asile.

Une souscription publique est ouverte pour parer aux premiers besoins et il sera fait appel à la sollicitude du gouvernement.

Ce matin l'eau a baissé sensiblement, mais la Dive roule toujours en torrent et charrie des milliers d'épaves, arbres, meubles, charpentes, tonneaux, etc.

Des piquets d'infanterie montent la garde autour des ruines des ponts et des immeubles en partie effondrés, qui menacent de s'écrouler et pourraient occasionner de nouveaux accidents.

Les lignes de chemins de fer ont beaucoup souffert et ne sont pas encore déblayées. Celle de Mortagne, notamment, est coupée à Saint-Rémy-des-Monts.

Aux environs de Mamers, les dégâts ne sont pas moins importants, dit-on. Un moulin se serait écroulé à Suré.

L'émotion est énorme dans toute la région.

Une ville sans lumière

M. Delanney, préfet de la Sarthe, accompagné du génie, vient d'arriver à Mamers. Il a apporté aux familles des victimes les condoléances du gouvernement.

La mairie a mis son drapeau en berne et l'a endeuillé.

Les obsèques auront lieu, aux frais de la ville, vendredi probablement.

Par suite des avaries subies par l'usine à gaz dont six fours ont sauté, Mamers sera privé de lumière pendant six semaines.

Un incendie, qui éclata ce matin à Mamers, chez M. Garreau, boulanger rue des Cinq Ans, a porté a son comble l'émotion de la population. Le feu a été rapidement circonscrit et tout se borne à des dégâts matériels.

4 heures du soir.

Les troupes s'occupent avec un dévouement admirable du déblaiement des décombres.

De toutes les campagnes de l'arrondissement, les nouvelles arrivent très mauvaises. Il y a eu plusieurs noyés. Les pertes en bestiaux et en récoltes sont énormes.

Le préfet de la Sarthe, visite toutes les communes sinistrées et appellera sur elles la sollicitude du gouvernement.

Le petit journal (09/06/1904)

La catastrophe de Mamers

(Dépêche de notre correspondant)

C'est à onze heures du matin qu'auront lieu demain les obsèques des dix-sept victimes de la catastrophe de Mamers. C'est par dix-sept morts, en effet, que s'établit le sinistre bilan du cyclone de mardi soir. Les obsèques se feront, comme je vous l'ai annoncé, aux frais de la ville.

L'église Notre-Dame, qui a été envahie par les eaux jusqu'à 2 mètres 50 de hauteur n'étant pas en état, le cortège se rendra de la mairie à l'église Saint-Nicolas et de là au cimetière, où M. Delanney, préfet de la Sarthe prendra la parole au nom du gouvernement. Un bataillon du 115e régiment d'infanterie et la musique de ce régiment prendront place dans le cortège.

Les courses de Mamers, annoncées pour dimanche prochain, n'auront pas lieu, et la seconde procession de la Fête-Dieu ne sortira pas.

Parmi les sauveteurs, en dehors des personnes dont je vous citais hier les noms, le commandant Hamon et le lieutenant Ducorneau, du 115e régiment, se sont particulièrement distingués.

Le Rutin a également débordé par suite des pluies torrentielles.

Cinq personnes en péril dans la ferme de Marcouée ont été sauvées par les toits.

Dans tout le département, l'eau et la grêle ont provoqué des ravages importants.

La foudre a allumé un incendie à Ardenay, où un bâtiment a été détruit.

L'évêque du Mans, dans une lettre à l'archiprêtre de Mamers, annonce qu'il ouvre une souscription en faveur des victimes, et qu'il s'inscrit pour 500 francs. Il commente dans cette lettre les conséquences religieuses et morales de la catastrophe.

Le conseil municipal du Mans, réuni hier soir, a voté un secours de 1000 francs pour les sinistrés.

La dynamite est employée par les soldats pour faire sauter les habitations menaçant ruine, et notamment le moulin de la ville.

De nombreux curieux ayant été amenés par les trains, des mesures d'ordre ont dû être prises.

(Dépêche de l'agence d'information)

Mamers, 9 juin.

On vient de retrouver quatre nouvelles victimes à Suré (Orne), près de Mamers, où les cadavres avaient été entraînés par les eaux.

Le petit journal (10/06/1904)


Saisie : Christiane BIDAULT

Dernière modification : 15 Mars 2012