Droué : Ecole des garçons (ancienne)Trois siècles d’instruction primaire à Droué (1648-1948)Autrefois, l’enseignement n’était donné aux enfants des campagnes qu’au hasard du recrutement ou des disponibilités locales. Des maîtres diplômés ou non, improvisés le plus souvent, se chargeaient, çà et là, d’instruire la jeunesse, moyennant une rétribution variant avec l’âge des enfants et les leçons données. Au XVIIIe siècle, le premier document concernant l’instruction primaire sur la paroisse de Droué-Bourguerin-Boisseleau, remonte à 1648. Nous rencontrons à cette date le premier instituteur local, Alexis de la Roche (mestre-escrivain). Ce personnage laïque tenait aussi un pensionnat à Cloyes. Il fut inhumé à Bourguerin le 10 mai 1668. Les fonctions de maître d’école furent également tenues à Droué par Jean Feuillée en 1669. L’absence d’archives ne permet pas de reconstituer l’existence précise des petites écoles ni des enseignants qui se sont succédés dans les paroisses. Beaucoup ne nous sont connus que par les registres d’état civil ou paroissiaux. Au XVIIIe siècle, nous retrouvons Pierre Gaudin, maître d’école en 1722, Claude Blanchar en 1738, Martin Ducorneau nommé le 31 décembre 1755, il professa également à Cloyes en 1758. Ensuite, ce fut M. Chereau en 1776. En 1781, Mme Anne Marie Bouas fut maîtresse d’école de la paroisse et remplacée le 24 août 1783 par Catherine Marais. En 1781, M. Jean François Mercier fut nommé maîtres des petites écoles à Droué. Enfin, le 18 février 1784, René Trehard fut le dernier instituteur qui exerça ses fonctions avant la révolution. Après la révolution, Droué eut presque continuellement une école de garçons dans le bourg et une école de filles à Boisseleau. Au XIXe siècle, M. Jean François Lamotte, instituteur, devint prêtre vicaire de la paroisse en 1802 et céda sa place à Pierre Goin. Puis Jacques Buisson fut nommé au mois de novembre 1806 et Nicolas Allard en 1808. En février 1810, Jean Louis Gabriel Noblet vint s’installer à Droué et fut remplacé en 1826 par Louis Pierre Cognery. Le 28 juin 1833, François Guizot, ministre de l’instruction Publique, fit voter une loi imposant l’ouverture d’une école primaire par commune de cinq cents habitants, mais n’instituant pas la scolarité obligatoire. Le 30 août 1834, M. Cognery démissionnait de son poste. Il fut remplacé par Pierre Denis Hammonière qui exerça son métier d’octobre 1835 à septembre 1845, puis ce fut Félix Leroy de septembre 1845 à juin 1848, Désiré Renou de juillet 1848 à août 1860 et ensuite Jean Pierre Augu d’octobre 1860 à septembre 1869. Avec la loi du 15 mars 1850, l’instituteur devait avoir un traitement minimum de 600 F. Le conseil municipal vota un supplément de 400 F à ce fonctionnaire. Quant au local, c’est le logement de l’instituteur qui tient lieu de classe. Le matériel scolaire lui appartient. Ecole des garçons.De 1841 à 1857, le conseil municipal de Droué loua pour 240 F aux héritiers Bizolier, une maison située au N° 6 rue de Vendôme (rue de la Rivière en 1934). C’est en ce lieu que se trouvait l’école de garçons (au rez-de-chaussée) avec une cour, et la mairie était située au 1e étage. Lors d’une séance du conseil municipal, le 7 novembre 1852, placée sous la présidence de M. Javarry, maire, il fut décidé de faire construite une maison d’école au lieu-dit l’étang, sur la rive droite de la rue Saint-Nicolas, appartenant à M. le comte de Favernay (Château de Droué). Les délibérations furent adoptées à la majorité de dix voix contre deux : « considérant que la maison d’école actuelle est trop petite eu égards aux besoins de la population, qu’elle n’est pas suffisamment éclairée et que les enfants manquent d’air et d’espace ». La mairie fut terminée en 1857. En 1880, l’école des garçons compte 65 inscrits. En 1895, on est obligé d’adjoindre une seconde classe à la mairie et à la salle de justice de paix. Le préau fut construit en 1883. Sources bibliographiques : Notice sur les écoles de Droué Saisie : Christiane BIDAULT Dernière modification : 7 Février 2012 |