Les guerres napoléoniennes 1803-1815
Le rêve de Napoléon est de dominer l’Europe. La gloire personnelle, le développement de la France, la diffusion des principes révolutionnaires semblent être ses principales motivations.
De 1803 à 1815, l’Europe connait douze années de guerre presque ininterrompues.
En 1811, la France domine l’Europe. Le Grand Empire s’étend de Hambourg jusqu’à Rome. Pour protéger ce vaste territoire Napoléon s’entoure d’alliés forcés : La Prusse, l’Autriche et la Russie. Les populations européennes supportent mal la présence française. Elles doivent nourrir son armée et fournir des troupes. Pour contrer les anglais, Napoléon interdit aux pays d’Europe d’acheter les produits britanniques, c’est le blocus continental.
En France, après 1811, le mécontentement gagne du terrain : la pression fiscale augmente et la conscription se fait toujours plus pressante, les besoins en soldats sont de plus en plus nombreux.
Entre 1812 et 1814, le Royaume uni de Grande Bretagne et d’Irlande, l’Empire Russe, le Royaume de Prusse, l’Empire d’Autriche et un certain nombre d’Etats allemands forment la Sixième Coalition qui provoquera la chute de Napoléon.
Napoléon se lance alors en 1812 dans une nouvelle Campagne de Russie qui se terminera par un désastre. Après la campagne de Russie commencera la campagne d’Allemagne. La bataille de Leipzig en Octobre 1813, obligera Napoléon à se replier sur le territoire français. Commence alors la bataille de France. Napoléon abdiquera le 6 Avril 1814 et se retirera sur l’ile d’Elbe.
Après cent jours d’exil, Napoléon revient en France, mais face à la coalition, il est définitivement battu le 18 Juillet 1815, à Waterloo. Après cette défaite, les armées prussiennes occupent une grande partie de la France. Le département d'Eure et Loir sera occupé à partir de Juillet 1815
Aucun document n’a été retrouvé dans les archives de la commune, mentionnant la présence de troupes prussiennes à Chapelle Guillaume alors que celles-ci sont présentes à La Bazoche-Gouët et Authon. Par contre plusieurs documents indiquent que plusieurs jeunes de la commune ont été enrôlées dans les armées napoléoniennes :
Louis Casimir De REVIERS De MAUNY, fils de Jean François De REVIERS De MAUNY et de Charlotte Adélaïde De BRUET fut tué à l’ennemi lors de la campagne de Russie en 1813.
Une liste alphabétiques "des anciens militaires de la République et de l’Empire habitant dans la commune de Chapelle Guillaume au 1er Août 1860 et qui n’ont pas encore obtenus de secours viagers" a été retrouvée en mairie (voir photo). Ces jeunes villageois furent longtemps les oubliés des guerres napoléoniennes preuve en est ce recensement datant seulement de 1860, alors que ces militaires ont combattu pendant les Campagne de 1812-1815.
Guerres coloniales
19 Août 1868
Copie d’un avis de décès adressé au Maire
Ministère de la Marine et des colonies
A Monsieur le de Chapelle Guillaume
Paris le 19 août 1868,
Monsieur le Maire, j’ai honneur de vous informer que le Sieur COUTURIER Eugène Alfred, soldat au 2e Régiment d’Infanterie de Marine, a été tué à l’ennemi au poste Rach-Gia (Cochinchine), le 17 Juin dernier.
Je vous prie de vouloir bien le faire savoir à la famille du Sieur COUTURIER, qui habite dans la commune que vous administrez, en ayant soin d’apporter à l’annonce de cette triste nouvelle tous les ménagements convenables.
Recevez, Monsieur le Maire, l’assurance de ma considération distinguée
L’Amiral, Ministre Secrétaire d’Etat de la Marine et des Colonies
Pour le Ministre et par ordre :
Le Vice-amiral, Directeur du Personnel
Guerre de 1870
La guerre franco-prussienne (19 Juillet 1870-29 Janvier 1871 ) opposa le Second Empire Français aux Royaumes allemands unis derrière le Royaume de Prusse. Le 2Septembre 1870, l’armée française est battue à Sedan ; Cette défaite entraine la chute de l’Empire et la proclamation de la République.
Les armées prussiennes continuent à envahir la France et progressent vers l’Ouest pour aller combattre l’armée française repliée sur la Loire. Elles pénètrent en Eure et Loir en Octobre 1870 et seront à Châteaudun le 18 Octobre 1870. Les troupes prussiennes quitteront le département le 19 Mars 1871.
Passage des troupes prussiennes à Chapelle Guillaume
Les troupes prussiennes traverseront la commune de Chapelle Guillaume à deux reprises : en Décembre 1870 et en Mars 1871. A chaque passage les habitants eurent à subir de nombreuses réquisitions. Les soldats prussiens n’hésitaient pas à piller ou incendier.
Novembre Décembre 1870
29 Novembre-5Décembre 1870 et 20,21 Décembre 1870
25000 fantassins prussiens venant de la Bazoche-Gouët et se dirigeant vers Montmirail pillèrent le village et notamment les hameaux de La Palouterie, de la Pectière et de la Lizière. Les réquisitions furent nombreuses comme le confirment plusieurs documents se trouvant en mairie :
Mairie de Chapelle Guillaume
Mr CHARON, aux Corvées est requis de tenir prêt à la disposition des autorités vingt litres d’avoine et deux bottes de paille ou de foin pour éviter le pillage. Il sera prévenu du jour et du lieu où il faudra livrer cette réquisition.
De CONEUIL, maire
Mairie de Chapelle Guillaume
Billet de logement
Monsieur PERRIOT aux Marais logera cinq hommes et cinq chevaux et les nourrira
De CONEUIL, maire
Mairie de Chapelle Guillaume
Billet de logement
Monsieur CHARON aux Corvées logera cinq chevaux et cinq hommes et les nourrira
De CONEUIL, maire
Copie d’une lettre du Maire au Préfet d’Eure et Loir
Monsieur le Préfet
Je m’empresse de vous faire connaître que les troupes prussiennes ont traversé le bourg de Chapelle Guillaume du 29 Novembre dernier au 5 Décembre courant, pillant toutes les maisons, exigeant non seulement tout ce qui leur était nécessaire, mais encore enlevant tout le linge des habitants, les couvertures, et tous les ustensiles de ménage : le pain, les farines et jusqu’aux fers du maréchal ferrant et aux rasoirs des perruquiers, tout a été pris. Les aubergistes, non plus, n’ont pas été épargnés ; ils leur ont enlevés toutes leurs provisions.
Le château de Monsieur De REVIERS a été l’objet d’un pillage considérable, l’absence du propriétaire les avait irrités au-delà de toute idée, et sans le dévouement de la femme du jardinier, il aurait été infailliblement incendié.
Les habitants de Chapelle Guillaume sont depuis cette époque dans la stupeur ; heureusement pour eux qu’ils ont pu se modérer au point de n’opposer aucune résistance, car, sans la retenue que je m’étais efforcé de leur recommander, nous aurions eu à déplorer un effroyable incendie, tout s’est borné à des pertes matérielles.
Je vous ferai connaître ultérieurement les pertes subies et leur estimation, afin d’attirer la sollicitude de l’Administration. Le nombre de personnes réduites à la mendicité se multiplie d’une manière inquiétante ; le pays est dans un état déplorable ; il sera impossible réellement de soulager la misère qui règne, sans obtenir un secours efficace.
Agréez Monsieur le Préfet, l’assurance de mes sentiments respectueux.
Le Maire de Chapelle Guillaume
RENARD De CONEUIL
Mairie de Chapelle Guillaume
Bon pour 400Kg de pain.
Nous soussignés ,Adjoint au maire de Chapelle Guillaume, dûment délégué par lui le ( ? courant ) suivant réquisition faite le même jour, déclarons avoir vu délivrer en notre présence 400 kilogrammes de pain, à quarante centimes le kilo soit pour la somme de cent soixante francs, aux Hussards prussiens les 18,19,20,21 Décembre 1870,laquelle somme sera payée à monsieur DAVIRAY, boulanger, sur les fonds libres qui seront à disposition.
En mairie le 21 décembre
OLIVIER Adjoint
Mars1871
Rapport du Maire relatant le passage des troupes prussiennes
7 Mars : Un Corps détaché d’Infanterie
8 Mars et 9 mars : Infanterie prussienne du 24e Régiment Ces troupes ne sont passées que le 10 Mars au matin
10 Mars : Quelques hommes et courriers pour les troupes du lendemain
11 Mars : 250 hommes et chevaux d’un Régiment de Hussards de la Mort, accompagné
Par le Général VON BARNCKOU et 250 hommes et chevaux d’une Batterie d’Artillerie. Les casques des soldats portaient cette inscription : COLBERG 1806
Le Maire de Chapelle Guillaume
BOURRELIER
8 Mai 1871
Copie d’une lettre adressée au Maire par le Juge de Paix
Monsieur le Maire
Je reçois à l’instant de Monsieur Le Procureur de La République de Nogent, la dépêche suivante :
« Un ballon lancé par la Commune insurrectionnelle de Paris est passé hier soir Dimanche à 9 heures sur Chartres. Saisissez tous les écrits qui en seraient jetés. Arrêtez toute personne qui en serait descendue. Saisissez également tout écrit portant convocation à un congrès de délégué de conseils municipaux. Faites connaître cette dépêche aux maires de votre canton, les invitant à vous assister dans son exécution. »
Veuillez je vous prie Monsieur le maire vous pénétrer de l’esprit d’ordre qui préside à cette dépêche user de votre qualité d’Officier de police judiciaire et de me donner connaissance immédiatement de faits signalés qui se produiraient dans votre commune
Agréez, Monsieur le Maire, l’expression de mes sentiments dévoués.
Le Juge de Paix
Signé : illisible
Montant des réquisitions
Copie de documents retrouvés en mairie.
Ces documents confirment les efforts financiers demandés aux habitants lors du passage des troupes prussiennes.
Réquisitions
Mme GUILLEMAN à la Pérousserie :
4 boisseaux d’avoine : 16 francs
3 bottes de foin : 3 francs
18 œufs : 0,9 Francs
2 bottes de paille : 2 francs
Total : 21,90 francs
Le Maître GASSELIN au Vieux Moulin est requis d’amener à la mairie dix bottes de foin et 3 bottes de paille qui seront déposées à la mairie et payées par la commune.
Mr LECOMTE aux Perches :
Bon de ce que les prussiens ont dépensé de fourrage : 6 bottes de foin pour 6 chevaux.
Le 12 Mars 1871
Mr SEGOUIN :
Dépenses des prussiens 8 bottes de foin, 3 boisseaux d’avoine à 4 francs la mesure et 5 hommes à quarante sous par homme pour 3 repas qu'ils ont pris.
Le total est 30 francs
Signé SEGOUIN
Mr NORMAND est requis d’envoyer de suite, à la Ménastière pour cavalerie allemande 15 litres d’avoine.
Le Maire De CONEUIL
Mr VANNIER Charles aux Perches :
10 à bottes de foin à 1 franc : 10 francs
6 bottes de paille à 1 franc : 6 francs
Pommes de terre 1 boisseau : 1,10 francs
3 hommes nourris : 3 francs
2 fromages : 0,60 francs
Pommes de terre pour 2 fantassins : 0,50 francs
1 potée de lait pour café : 0,30 francs
1 livre de beurre : 0,50 francs
1 douzaine d’œufs : 0,70 francs
Mr ROSSIGNOL au Buisson :
4 bottes de foin, 2 boisseaux d’avoine. 8 chevaux et 6 hommes à nourrir
Total 30 francs
HOYEN La Fosse des Saules 10 litres d’avoine pour les prussiens
Mr GUILLOTIN à Bécanne :
20 litres d’avoine, 20 kilos de paille, 1 vache à 150 francs.
Mr COURTIN Louis, chef des pompiers pour dégradations faites par les prussiens au mobilier de la pompe à incendie.
Savoir :
500 seaux de la pompe à incendie à 2 francs = 100 francs
Les deux roues du chariot de la pompe prises par les prussiens = 120 francs
Le tambour avec ses accessoires = 60 francs
Total : 280 francs
Mr GAUTIER Pierre Louis :
Cent vingt bottes de foin à 1 franc pièce : 120
Cent botte de paille à 1 franc : 10 francs
Quatre moutons à quinze francs l’un : 60 francs
Total : 280 francs
Mme CELLIER Jules, née HOYEAU Marie Julienne, le vingt sept décembre 1870, par réquisition du maire :
Un hectolitre d’avoine à 16 francs l’hectolitre : 16 francs
Mr BOURRELIER Abraham Alphonse :
Cent kilogrammes de fer à 30 Francs les 100 kilos : 30 francs
Mme veuve LECOMTE le 26 Octobre 1870 :
27,5 litres d’avoine à 16 francs l’hectolitre : 44 francs
Le gouvernement français ne dédommagera la commune qu’à partir des années 1874-1875 pour lui permettre de rembourser les réquisitions.
Février 1872
Suite au traité de paix de Francfort signé le 10 Mai 1871, cinq milliards de francs or devront être payés par la France aux vainqueurs, une partie de l’armée prussienne occupera le territoire jusqu’à la fin du versement des indemnités. La commune sera mise à contribution.
Le maire réuni le Conseil municipal le 8 Mai 1872 et lui expose que la commune est obligée de payer la somme de 844,60 francs le jour même, montant de la part des indemnités de guerre que la commune doit verser sous peine d’exécution militaire.
N’ayant pas les fonds nécessaires la commune se voit dans l’obligation d’emprunter à un particulier. Le Conseil autorise le Maire à emprunter à monsieur TRAVERS, cultivateur au Tertre, commune de la Bazoche Gouët la dite somme de 700 francs.
Copie : conditions de l’emprunt.
1) La dite somme de sept cent francs sera remboursable par la commune au moyen des impôts en retard de 1870 et ceux à payer en 1871 si ceux en retard ne suffisaient pas pour parfaire la dite somme de 700 francs, et cela immédiatement après que l’encaissement des dits impôts pourra être fait par le gouvernement
2) La commune payera les intérêts de cette somme soit trente cinq francs par an, mais si le remboursement a lieu avant qu’un an soit écoulé, les dits trente cinq francs seront tout de même dus au Sieur prêteur Mr TRAVERS, quelque soit la durée du prêt au dessous d’un an.
3) Le Sieur TRAVERS avertira trois mois d’avance lorsqu’il voudra se faire rembourser à condition qu’il ne pourra se faire rembourser avant un délai de six mois à partir d’aujourd’hui. Il est spécialement convenu que la commune
pourra rembourser la dite somme comme ses intérêts avant l’expiration d’un an si cela lui est possible en prévenant également le sieur TRAVERS trois mois à l’avance
4) La commune ayant reçu de Monsieur TRAVERS la dite somme de 700 francs en bonne monnaie d’or et d’argent, elle s’engage de lui rembourser en bonne monnaie d’or et d’argent.
Fait et délibéré en Conseil municipal de Chapelle Guillaume le jour, mois et an ci-dessus
Ont signé les membres présents
5 Mai 1872
Le Maire réuni le Conseil municipal afin de lui exposer que Monsieur TRAVERS a demandé le remboursement de son prêt.
Copie de l’extrait du registre des délibérations :
Monsieur le maire expose au Conseil municipal que par une délibération en date du huit Février mil huit cent soixante et onze, la commune a emprunté près Monsieur TRAVERS, domicilié au Tertre, commune de la Bazoche-Gouët, la somme de sept cents francs, pour satisfaire le paiement des contributions revenant à l’Etat pendant l’invasion allemande et réclamée par les ennemis, laquelle somme portait rente à 5% par an et a eu lieu au moyen d’un billet que Monsieur le Maire a été autorisé à délivrer par la dite délibération.
Cette somme de sept cent francs était remboursable au moyen des impôts en retard de 1870 et sur ceux de 1871.
Considérant que conformément à la même délibération, Monsieur TRAVERS a averti la commune représentée par Monsieur le Maire, qu’il désirait être remboursé de cette somme ainsi que des intérêts échus.
Considérant que la commune manque de fonds pour satisfaire l’engagement que le Conseil municipal a pris envers Monsieur TRAVERS par sa délibération précitée :
Le Conseil municipal autorise par la présente Monsieur BOURRELIER, Maire de la commune de Chapelle Guillaume, à emprunter près Monsieur GASSELIN Charles, cultivateur au Vieux Moulin de cette commune, la somme de sept cent quarante trois francs soixante quinze centimes, montant de la somme prêtée à la dite commune par Monsieur TRAVERS ainsi que les intérêts échus jusqu’à ce jour.
Cette somme de 743,75 francs prêtée aujourd’hui par Monsieur GASSELIN sus dénommé portera rente à partir de ce jour au taux de 5% par an et lui sera remboursée sur les fonds disponibles de la commune lorsqu’ils seront libres à cet effet, dans la caisse municipale ou au plus tard dans deux ans.
Fait et délibéré en séance les jour, mois et an susdits
Ont signé les membres présents.
Copie d’une enquête de la gendarmerie de la Bazoche-Gouët du 18 Juillet 1872
Recensement des militaires et gardes nationaux ou familles de ces militaires blessés ou morts suite à la guerre et devant être secourus.
VILLEFAILLOT François René : Né le 12 Août 1847 à Courtalain, Menuisier, célibataire domicilié à Chapelle Guillaume.
Fils de VILLEFAILLOT François René, journalier demeurant à Chapelle Guillaume et de DOUAI Emilie, journalière, demeurant à Chapelle Guillaume.
Sapeur au 2é Génie, 16e Compagnie Matricule 5024 .
Décédé le 22 Mars 1871 à L’Hôpital militaire de Courcelles Paris. Acte de décès transmis à Chapelle Guillaume le 1er Mai 1873 ( Signé QUATRESOLZ de MAROLLES Procureur
Son père, simple journalier fait une demande de secours. Bonne moralité.
LESOURD Louis Adrien : Né le 25 Avril 1840 à Vibraye.
Fils de LESOURD Jean Etienne, journalier, âgé de 31 ans et de VALLEE Julienne, âgée de 31 ans.
Militaire au 6e Régiment de Hussards faisant partie des escadrons de dépôt, matricule 2114.
Décédé le 22 décembre 1870 à l’Hôpital de Castres des suites de phtisie pulmonaire (tuberculose)
Sa mère, veuve demeurant à la Bruslonnerie Chapelle Guillaume, atteinte à la poitrine, aucune ressource, bonne moralité, demande secours.
POIRRIER Louis Adrien : Né le 25 Avril 1845 à Chapelle Guillaume.
Fils de POIRRIER Denis, journalier, demeurant à Chapelle Guillaume, âgé de 32 ans né à St Ulphace et de BRILLANT Pauline âgée de 26 ans, née à Gréez-sur-Roc.
Incorporé le 1er Octobre 1866 à la caserne d’infanrie de Dreux.
Décédé à Vannes le 19 Mars 1871.
Son père, simple journalier, demeurant à Chapelle Guillaume atteint d’attaque de nerfs, bonne moralité, demande secours.
CHEVEE Louis François : Né le 9 Juin 1850.
A été militaire au 77e Régiment de Luynes et ensuite au 78e.
Son quotidien : une grande difficulté, est à la charge de sa famille atteint de refroidissement, demande secours.
AVICE Louis Alexandre : Né le 31 Janvier 1850 à Melleray.
Fils de AVICE Louis René, journalier, demeurant à Chapelle Guillaume et de GOUILLET Françoise, ménagère, demeurant à Chapelle Guillaume.
Militaire au 7e Régiment de Cuirassiers, 4e Escadron, matricule 2465.
Libéré du service actif. Part de Niort, le 12 Octobre 1871 pour se rendre à Chapelle Guillaume, Doit arriver le 13 Octobre 1871. A reçu 5,39 francs pour se rendre de Niort à Nogent-le-Rotrou (Voyage en train 337 Km) et 2,5 francs pour le voyage de Nogent à Chapelle Guillaume. (Délivré par Nous DUCROCQ sous lieutenant la somme de 7,89 francs, à Niort le 11 Octobre 1871)
Sources
Archives départementales :
8 R 85 rapport des maires au Sous-préfet. Invasion occupation Novembre Décembre 1870
8 R 24 Occupation de la France 1814-1815 1870-1871
Archives municipales
Saisie : Jacques ESNAULT
Dernière modification : 1 Janvier 2012