Histoire des communes

Saint-Hilaire-des-Noyers : Eglise Saint-Hilaire

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Eglise de Saint-Hilaire-des-Noyers

A l'origine...

L’église date du XIe siècle ; on relève parmi les donateurs du Monastère de Saint-Denis-de-Nogent, dès 1060, confirmé par Rotrou IV en 1160 , « Ecclesiam Sancti Hilarii de Bellnvilla ».

Le culte fut célébré jusqu’à la Révolution en 1792. Mais la veille de Noël 1799, le citoyen Michel André MOULHARD, ex ministre du culte catholique, et président de l’administration du canton de Thiron, fut blessé mortellement par les chouans dans son presbytère. Il mourut à l’âge de 38 ans, le 14 Nivôse an VII (4 janvier 1800). L’église fut alors abandonnée et tombait en ruines. En 1807, les marguilliers proposèrent son aliénation et sa démolition. Mais ce n’est qu’en 1840 que le Conseil de Fabrique, en accord avec le conseil municipal de Saint-Denis-d’Authou (chargé de son entretien) décida de la démolir et de rénover le chœur avec le produit de la vente des matériaux de démolition, pour l’ériger en chapelle de secours.

Cette chapelle est encore le but d’une procession existant depuis des temps très reculés, amenant les pèlerins de Saint-Denis par le hameau de la Vinette, Blainville et la chapelle de la Délivrande. Depuis 1985, cette tradition de la procession se renouvelle chaque année à l’ascension, suivie d’une messe en plein air.

Charpente dite à « chevrons formant fermes »

La charpente est dite à « chevrons formant fermes ». Ce système, utilisé durant tout le Moyen-Âge, consiste à considérer chaque chevron comme une ferme, de manière à répartir uniformément la charge de la charpente et de la couverture sur toute la longueur des murs gouttereaux, au lieu de la localiser au droit des fermes comme dans les systèmes actuel à pannes.

Cependant la charpente de la chapelle possède des caractéristiques tout à fait remarquables :
- les chevrons sont complètement indépendant les uns des autre. Il n’existe pas d’étrésillement dans le sens longitudinal, aucun faîtage, ni sous-faîtage (le faîtage actuel est un ajout récent), L’écartement de chevrons est maintenu uniquement par le liteaunage et le lambris de la voûte,
- Les principaux assemblages sont à mi-bois en forme de queue d’aronde. Ce type d’assemblage est très caractéristique et son usage disparaîtra dès le milieu du XIIIe siècle,
- Le poinçon qui soulage l’entrait ne monte pas jusqu’au faite de la toiture mais est assemblé à mi-bois et queue d’aronde sur le faux-entrait,
- Les chevrons sont fortement espacés et de faible section.

Ces particularités permettent de situer la réalisation de cette charpente au milieu du XIIe siècle.
Seuls quelques exemplaires de ce type de charpente existent en France.

D'après les Monuments Historiques, la Société Archéologique d'Eure et Loir et les Amis du Patrimoine de Saint-Denis-d'Authou.


Saisie : Daniel VILLEFAILLEAU

Dernière modification : 29 Novembre 2010