Ménil-Gondouin : Eglise Saint-VigorL'ancienne église faisait vis à vis au château de la Cour et se situait au fond du cimetière actuel, derrière la grande croix. La nouvelle église fut construite en 1870 à l'initiative du Curé Maillard et sous l'épiscopat de Monseigneur Rousselet. L'abbé Paysant est arrivé en 1873, il commença par assainir l'église et le presbytère construits sur un terrain marécageux ; à son arrivée, le sol de la nef servait d' égout aux eaux pluviales. Il effectua de nombreux voyages à l'étranger, en particulier à Jérusalem, Rome, en Belgique, Londres, Cologne, etc. Il conçut le projet de catéchiser sa paroisse par le secours de l'image à la manière médiévale. Il fut aidé dans ses travaux par M. Colombe peintre et M. Petit sculpteur. En récupérant les statues et tableaux des trois anciennes églises, en réalisant de nombreuses statues, en gravant le sol des personnages de la bible et de l'église, en peignant les murs intérieurs et de la façade de tableaux, dessins, citations françaises et latines, il transforme son église en un grand musée chrétien et la nomma « église vivante et parlante de Ménil-Gondouin ». Pour immortaliser tous ses travaux, il fit réaliser 180 cartes postales représentant jusqu'au moindre détail son oeuvre. La longue présence à Ménil-Gondouin a laissé des traces, dont la décoration de la nouvelle église Saint-Vigor : la façade, la voûte, le portail) sont ornés de motifs religieux et d'extraits des Écritures saintes ou de la vie des saints, en français comme en latin. Ces décorations avaient un but pastoral, l'abbé souhaitant en faire « un vrai musée catholique et chrétien ». A la mort de l'abbé, l'administration du diocèse de Sées décide d'effacer les traces de ses fresques : la façade est passée à la chaux et l'ensemble de la décoration intérieure revue. La sécheresse de 1976 fit ressortir un certain nombre de fresques et une association locale du Houlme sensibilisa la population locale à ce patrimoine méconnu. La municipalité de la commune décide de réhabiliter celui-ci, et oeuvre afin de parvenir à boucler le financement de l'opération, non sans avoir obtenu l'autorisation de l'évêché. Le maire de la commune, M. Guy Béchet, effectue une marche jusqu'à Rome afin d'aider à parvenir à rassembler les fonds disponibles et la médiatisation de ses efforts entraîne l'appui de la Fondation du Patrimoine. Avec l'aide de la mémoire d'une personne âgée, ainsi qu'avec les nombreuses cartes postales - 180 recensées -5 éditées au début du siècle, la restauration extérieure peut commencer en juillet 2004, suivie par celle de l'intérieur de l'édifice achevée en juin 2006. Dans la nef, seule manque la statuaire. Trois statues de pierre ont été retrouvées et trois autres sont en restauration. Elles avaient été enfouies près de la sacristie lors de l'opération de "nettoyage". De nombreux palmiers - exotiques au pays des pommiers - mais liens entre la terre et le ciel attirent l'oeil du visiteur. Gloire est rendue à des saints inconnus tels que Vigor, Eleazar ou Flavie. L'arbre généalogique du Christ est gravé dans l'allée centrale tandis que les souvenirs religieux des pèlerinages de l'abbé sont inscrits sur la porte intérieure. Sources : Site Wikipédia Biographie / Article sur la restauration/Atlas visite/Les couleurs retrouvées d'une église normande orpheline de ses fresques/ Saisie : Brigitte GONDOUIN Dernière modification : 11 Août 2011 |