Histoire des communes

Mennetou-sur-Cher : Eglise Saint-Urbain

Voir aussi :
 

Eglise du XIIIe ; style gothique angevin.
Retables et statuaire en bois et en pierre ds style renaissance.
Fonts Baptismaux du XIIe siècle.

L’église Saint-Urbain

L'église de la paroisse se nomme Saint Urbain du nom d'un pape qui exerça ses fonctions de 222 à 230.

Le clocher du XIème siècle est la partie la plus ancienne de l'édifice.

Il appartenait à une église dont les causes de la destruction sont aujourd'hui inconnues.

Elle fut reconstruite pour les Bénédictines au cours du XIIIème siècle.

Le chœur de l'édifice, bien que remanié au XVème siècle, garde de généreuses traces de style gothique angevin primitif.

La plus grande partie de l'église - nef, travées et vitraux - se rattache au style gothique flamboyant du XVIème siècle.

Ce remaniement a très certainement été à l'origine du recouvrement des fresques murales de l'église, fresques qui réapparaissent aujourd'hui suite à la chute d'une partie de l'enduit.

Au sud s'élevait un autre collatéral qui abritait la chapelle des Bénédictines détruite sous la Révolution.

Au fils des siècles, l'église fut remaniée, restaurée, consolidée. Ainsi, suite à ce jour de l'an 1841 où un vent violent causa de gros dommages à l'édifice, la municipalité saisit l'occasion pour entreprendre de gros travaux.

Déjà en 1838 l'édifice avait été fermé à cause de son état avancé de délabrement, mais une pétition de la population avait abouti à la réouverture de la petite nef, la grande nef restant interdite aux fidèles.

Fin 1841, l'église est donc définitivement fermée et la commune dans l'obligation de louer un local pour l'exercice du culte. Les travaux vont durer deux années.

En février 1843, les gros travaux sont terminés mais mal exécutés (dallage inachevé, fenêtres sans meneaux, …). La commune doit alors demander un secours de 2000 F en sus des 12 000 nécessaires à l'exécution des travaux.
Les travaux sont terminés en 1844.

L'ajout de contreforts en pierre sur le collatéral gauche ainsi que la pose de pavés à son aplomb font partie des multiples travaux entrepris au XIXème siècle.

Le mobilier de l'église

Parmi le mobilier, on recense :

• Un retable du XVIIème siècle en pierre polychrome provenant de l'ancienne chapelle des Bénédictines. Vendu comme bien national à la Révolution, il est rendu à l'église (plus exactement à la fabrique) en 1809. Il est installé actuellement au fond du collatéral gauche,

• Un autre retable du XVIIème siècle placé au centre du chœur permet d'isoler la sacristie. Il est surmonté de part et d'autre de deux statues représentant la Vierge à l'Enfant. On peut y voir au centre un tableau offert par Louis-Phillipe à la paroisse en 1847,

• Une statue de Sainte Barbe et sa Tour du XVIème siècle,

• Une statue de la Vierge en l'Enfant du XVIIème siècle,

• Une Pieta attribuée au XVème s. bien qu'il y soit gravé 1683,

• Des fonts Baptismaux du XIIIème siècle ornés de 4 têtes représentant les 4 fleuves du Paradis : le Tigre, l'Euphrate, le Ghéon et le Phréon. À l'origine recouvert d'un couvercle en bois aujourd'hui disparu,

• Ainsi que de nombreux tableaux du XVIIème siècle.


Source : Site internet de la commune

Saisie : Philippe DESHAYES

Dernière modification : 30 Mai 2012