Histoire des communes

Chapelle-Guillaume : Ecole 1872-1896, école des filles après 1896

Rue Rue de Montmirail
Voir aussi :
Section H
Cadastre 1869
Parcelle 6

Source : Comptes rendus conseils municipaux

 

L'école des garçons comprenait une classe de 7 m de longueur, 5,80m de largeur et 4 m de hauteur, une cour de récréation de 2 a 40, un préau couvert de 4m de longueur par 2 m de largeur, deux cabinets d'aisances, le logement d'un maître composé de quatre pièces, dont deux froides et humides, ce logement séparé de la classe par la cour de récréation.

L'école des filles étaient absolument semblable, seul le logement de l'institutrice était plus petit ; il n'avait que trois pièces et communiquait directement avec la classe.

Le mobilier scolaire était composé de tables à 5 places, longues de 2,50 m pourvues de bancs étroits faisant corps avec elles. Il y en avait de deux types : l'un pour les enfants de six à dix ans et l'autre pour les enfants de dix à treize ans. L'estrade du maître, d'un longueur de 1,50m, était élevée de 0,30 m au dessus du sol, et formait un pupitre garni d'un tiroir et de deux casiers latéraux.

Choix de la directrice de l'école des filles

L’an mil huit cent soixante douze, le conseil municipal de la commune de Chapelle-Guillaume s’est réuni aux heures ordinaires de séance , sous la présidence de Mr Bourrelier , maire ;

Par une lettre en date du 5 courant , Mr l’Inspecteur d’Académie de Chartres, informe Mr le maire que, sur sa proposition, Mr le Préfet a ratifié la délibération par laquelle le conseil municipal de Chapelle-Guillaume a déclaré choisir une institutrice congrégationiste pour la direction de l’école de filles de la dite commune

Il fait connaître également qu’il appartient au maire de s’entendre, dès maintenant, pour la présentation de cette institutrice, avec la congrégation enseignante qu’aura désignée le conseil municipal, et en outre, que l’école pourra s’ouvrir dès que le local aura été reconnu apte à recevoir la maîtresse et les élèves.

Après en avoir délibéré, Le conseil municipal de Chapelle-Guillaume, demande qu’il plaise à Mr l’Inspecteur d’Académie de proposer à Mr le Préfet une religieuse de la Congrégation de Notre-Dame De Chartres, pour la direction de la dite école et vouloir bien envoyer cette institutrice aussitôt que possible après que le local et la classe seront déclaré apte à recevoir la maîtresse et les élèves.
Il réserve spécialement à Mr le maire le soin d’informer Mr l’Inspecteur d’Académie de l’achèvement d’appropriation et de l’achèvement des travaux de la dite maison d’école.

Fait et délibéré en séance les jour , mois et an dits ci-dessus et ont signé au registre les membres présents

Source : comptes rendus de conseils municipaux

Installation des soeurs de Notre-Dame de Chartres

Le 04/02/1872, sera une date mémorable dans les annales de Chapelle-Guillaume.
Dès la veille, ce petit pays prenait un air de fête inaccoutumé.
Les enfants allaient et venaient gaiement, portant des corbeilles chargées de mousse.
Des hommes de bonne volonté transportaient orangers, myrtes et autres plantes vertes, et ornaient de leur mieux les autels de la petite et antique église.
Il s'agissait de l'installation des Soeurs de Notre-Dame de Chartres, comme directrices de la nouvelle école de filles dont vient d'être dotée la coutume.
Aussi le lendemain, lorsque la cloche appela les fidèles au saint office, chacun fut-il bientôt prêt. En quelques secondes, toutes les places furent occupées.
Les deux religieuses destinées à la paroisse, étaient conduites par la révérende mère, supérieure générale de la communauté, et accompagnée par les soeurs de la Bazoche, de Coudray et de Saint-Bomer.
Après quelques paroles, dans lesquelles M. le curé de la paroisse souhaita la bienvenue aux nouvelles aides que Dieu lui envoyait, M. l'abbé Godard, curé de la Bazoche-Gouet, monta en chaire.
Dans un langage clair et concis, il fit connaître le but de l'institution des Soeurs de Notre-Dame de Chartres ; instruire les petites filles, leur donner la science que tout le monde apprécie, former leur coeur à la vertu, tel est leur premier devoir. Le second, est de visiter les pauvres malades sur leur couche de douleur : les consoler, les soigner, leur rendre même, s'il le faut, les services les plus pénibles.
Peindre la joie des bons habitants de Chapelle-Guillaume, serait chose assez difficile, pour ne pas dire impossible. Aussi à deux heures et demie, beaucoup d'entre eux étaient-ils encore présents dans le saint lieu. Ils avaient tenu à honneur d'assister à la cérémonie du soir.
La bénédiction du nouvel établissement eut lieu après les vêpres.
Transdormée en petite chapelle de la très Sainte-Vierge, la classe ne pouvait contenir les assistants ; mais tous, au dedans comme au dehors, gardaient une attitude recueillie. On voyait que la population entière s'associait aux prières du prêtre demandant à Dieu de répandre ses bénédictions sur cette maison.
Enfin, après un cantique en l'honneur de Marie, chanté avec beaucoup d'entrain par les religieuses, chacun se retira content et plein d'espérance, content de tout ce qui avait été fait, plein d'espérance pour l'avenir.

La voix de Notre-Dame (mars 1872)

Suite de la monographie

Depuis 1880, les bâtiments scolaires ont reçu des modifications importantes ; le logement du maître laissait à désirer, les salles de classe étaient trop petites, les préaux exigus.

Dans une lettre du 9 janvier 1893, Mr le Préfet, d'accord avec Mr l'inspecteur d'académie, estimait qu'il était urgent de remédier à cet état de choses et engageait la mairie de Chapelle-Guillaume : 1° à annexer à l'école des filles la classe des garçons et à approprier les locaux en conséquence, 2° à construire sur un autre emplacement une nouvelle école de garçons avec mairie.

La question fut soumise au conseil municipal qui approuva à l'unanimité, par une délibération du 15 janvier 1893.

Les garçons installés dans de nouveaux locaux, l'école des filles fut agrandie. La salle de classe d'un tiers de son ancienne surface, ainsi que le préau couvert. Il fut possible d'ajouter une chambre au logement de l'institurice.

Source : Monographie de Chapelle-Guillaume par Alexandre Léon Bailly, instituteur.

1930 : Demande de création d’une troisième classe

Lors d’une réunion du conseil municipal Monsieur le maire expose au conseil :
<<Que les 2 classes de la commune sont surchargées d’élèves, l’école de garçons ayant reçu 52 élèves et celles des filles 64 pendant l’année scolaire 1929-1930, et que vu les naissances pendant ces dernières années, l’effectif scolaire ne peut qu’augmenter encore. Il aurait lieu, dans l’intérêt des enfants et dans celui des maîtres, de demander la création d’une troisième classe (classe mixte d’adjointe à l’école de filles )

Le conseil oui l’exposé de monsieur le maire :

Considérant que l’effectif de chacune des classes est trop élevé pour un seul maître surtout à l’école de filles.

Vote la création d’un poste d’adjointe à l’école de filles ; et charge monsieur le maire de faire auprès du conseil départemental toutes les démarches nécessaires en vue de cette création.>>

1933 : protestation des parents d’élèves

Le conseil municipal réuni en séance le 22 décembre 1933, transmet à Monsieur le Préfet le mécontentement de la population au sujet de l’institutrice-adjointe, Madame Pernot, qui est loin de donner satisfaction aux parents des élèves qu’elle a à instruire, ce qu’elle ne fait pas ou qu’elle fait très mal.

Il prie le maire d’intervenir énergiquement pour demander que pour le 1er janvier prochain une institutrice adjointe plus capable, et plus dévouée, soit nommée à Chapelle-Guillaume, car les parents déclarent garder leurs enfants chez eux pour les soustraire au caractère déséquilibré de Mme Pernot.

Fait et délibéré les dits jour mois et an, et les membres présents ont signés :
Laverton, maire. Auvray, Trioreau, Hégon, Travers, Melet,Dubois, Champeau,Cochard

1935

L'école devient mixte, elle reçoit les petits

1950

Toutes les classes sont mixtes et les grands sont installés dans l'ancienne école des filles.

1975

Fermeture définitive de l'école à la rentrée 1975.

1985

Les bâtiments sont transformés en salle communale.

Source : adjoint du maire, renseignements réunis par Jacques Esnault


Source : Monographies

Saisie : Christiane BIDAULT

Dernière modification : 20 Décembre 2012