Histoire des communes

Chapelle-Guillaume : Monuments aux morts et Guerre 1914-1918

Rue Rue de Montmirail
Voir aussi :
Construction 1921

Source : Archives municipales

Liste de 35 morts
 

Inscription

Aux enfants de Chapelle-Guillaume morts pour la France 1914-1918

Il fut à l'origine construit en bordure de la place, puis déplacé à l'endroit laissé libre lors de la destruction de la petite maison qui se trouvait derrière.

LA GUERRE 1914-1918

Les origines de la guerre

Cette guerre est la conséquence d’un conflit permanant entre deux grandes alliances : la Triple Entente et la Triple Alliance. La Triple Entente était composée de la France, du Royaume Uni, de La Russie et de leurs colonies. L’Allemagne, l’Autriche et la Hongrie formaient la Triple Alliance.

Le 28 Juin 1914, L’Archiduc François Ferdinand, héritier du trône Austro-hongrois fut assassiné à Sarajevo par des serbes bosniaques. Le 28 Juillet 1914, l’Autriche déclare la guerre à la Serbie.

Du fait des alliances, de nombreuses nations européennes furent obligées de s’engager dans la guerre. L’Allemagne déclare la guerre à la France et le 4 Août 1914, l’ordre de mobilisation général est décrété. La majorité des combats se déroula surtout dans le Nord et l’Est de la France. Dès le 16 Août 1914, les allemands envahissent la Meuse et la Moselle.

Le conflit pris fin le 11 Novembre par la victoire de la Triple Entente sur la Triple Alliance et la signature de l’Armistice. Le Traité de paix entre l’Allemagne et les alliés est signé le 28 Juin 1919,dans la Galerie des Glaces du Château de Versailles et promulgué le 10 Janvier 1920.

Les réfugiés

De nombreuses personnes évacuées des départements envahis trouvèrent refuge .à Chapelle Guillaume pour des périodes allant de quelques semaines à plusieurs mois. Cinquante cinq réfugiées ont séjourné à Chapelle Guillaume entre début 1915 et fin 1918. La majeure partie de ces réfugiées était composée de mères avec leurs enfants.et de personnes âgées. Les premiers réfugiées arrivèrent début 1915 en provenance de Soissons dans l’Oise. et à partir de 1918, ces derniers venaient de Nancy.

La commune doit faire face à l’arrivée de ces réfugiés. Régulièrement le Conseil municipal vote des crédits afin de leur procurer de la nourriture et leur assurer un logement correct. Il doit également assurer la scolarisation des enfants.

Les habitants participent aussi à l’accueil des réfugiés. Ils fournissent de le nourriture, un logement , du bois pour le chauffage ainsi que de la literie

Extraits de quelques délibérations du Conseil municipal

30 Août 1914
L’an 1914, le Conseil municipal s’est réuni à la Mairie sous la Présidence de Me BODIN Maire.
Conseillers présents : HEGON, GASSELIN, RABILHAC, BOURRELIER, CHERAMY.
Absents : De REVIERS, DAGONNEAU, BLANCHARD, POIRIER.

Sur la proposition du maire , et après étude approfondie du prix des denrées , le conseil décide de demander l’autorisation à Mr le Préfet d’allouer à Mme ESNAULT, aubergiste, qui a fourni la nourriture aux étrangers pendant la première quinzaine, une somme de quatre vingt dix centimes par jour et par personne. Les quinzaines suivantes seront payées de la même façon.

22 Août 1915

L’an 1915, à 2 heures du soir, le Conseil municipal s’est réuni à la Mairie sous la Présidence de Me BODIN, Maire.
Conseillers présents : HEGON, GASSELIN, RABILHAC, BOURRELIER, CHERAMY. : De REVIERS, DAGONNEAU, BLANCHARD, POIRIER.

Le Conseil décide d’ouvrir un crédit de 117,30 francs à prendre sur les 500 francs destinés aux secours et dépenses diverses résultant de la guerre (Art 139 du budget supplémentaire de 1915) pour payer le bois fourni aux émigrés par Mr De REVIERS.

27 Août 1916

Le 27 Août 1916 à 8 h du matin, le Conseil municipal s’est réuni sous la Présidence de Mr BODIN, Maire.
Conseillers présents : HEGON RABILHAC, GASSELIN, DUBOIS. CHERAMY, POIRIER, DAGONNEAU
Absents : BLANCHARD, TARANNE. BOURRELIER, De REVIERS

Le Conseil décide d’ouvrir un crédit de 155 francs sur les 500 francs destinés aux secours et dépenses diverses résultant de la guerre (Art 139 du budget supplémentaire de 1916) pour payer le bois fourni par Mr MENARD du Pavillon (Sarthe) et l’indemnité de logement fourni par Mr LORILLE à Arras (Loir et Cher) jusqu’au 1er Novembre 1916.

28 Mars 192O

Le 28 Mars mil neuf cent vingt, le Conseil ‘est réuni sous la Présidence de Monsieur CHERAMY,Maire
Etaient présents : BLANCHARD ; De REVIERS ; GASSELIN ; HEGON ; DUBOIS ; CHARON ; JOUBERT ; DUC ; GAUTIER ;MASSOT
Absent : RABILHAC

Monsieur le Maire donne connaissance de plusieurs demandes par des habitants ayant fourni de la literie aux réfugiées.

Le Conseil, considérant que ces demandes ont déjà été examinées par le Conseil précédent, qu’elles ont été prises en considération, décide d’allouer aux demandeurs les sommes proposées le 29 Mai 1919.

BOURRELIER 81 francs
RENVAZE 140 francs
JOUANNEAU 60 francs
Vve CELLIER 10 francs
Vve BRETON 10 francs
Vve BULLOT 1 franc
BLOT GAUDIN 5 francs
Vve BLOT 5 francs
Vve LETANG 10 Francs
LOISELE 20 francs
DAVIRAY 20 francs
LEPROUST Ernest 20 francs

les réquisitions

Si les combats se déroulent loin du Perche, les habitants et en particulier les agriculteurs doivent contribuer aux ravitaillements des armées. Ils doivent fournir des céréales, de la paille, du foin pour nourrir les chevaux et des bêtes de boucherie pour l’alimentation des soldats.

Dès le début de la guerre, le Service de ravitaillement des armées faisait parvenir aux maires, une notice spéciale indiquant les conditions de fournitures d’avoine.

Copie de cette notice

L’avoine doit être de qualité loyale et marchande, quelle que soit sa variété, la bonne avoine est pesante, bien sèche et coulante à la main. Son écorce est mince, brillante et lustrée, sans rides. Son odeur est presque insensible, son amande est blanche et serrée ; elle laisse, quand on l’écrase dans la bouche, une saveur agréable et farineuse.

Elle doit être débarrassée de ses balles et ne pas contenir plus du 1/20e de graines étrangères à sa production, qu’elles soient comestibles, inertes ou nuisibles.

L’avoine doit être exempte de mauvaise odeur, d’avarie ou d’altération quelconque. L’avoine de mauvaise qualité renferme des grains germés, ridés, rachitiques, tâchés intérieurement, atteints par la rouille, la carie ou le charbon. Les grains qui ont souffert de l’humidité sont d’un jaune sale, d’un aspect terne et d’une odeur désagréable ; ils ne coulent pas dans la main, leur amande offre une farine noirâtre qui laisse dans la bouche une mauvaise impression.

Le poids spécifique de l’avoine est un des indices sérieux de sa qualité.les bonnes avoines pèsent de 45 à 50 kilogrammes l’hectolitre. L’avoine livrée devra peser à l’hectolitre le poids moyen de l’avoine de la dernière récolte dans la région. La proportion de graines étrangères ne devra pas dépasser 3% pour celles propres à l’alimentation et 0,50% pour celles simplement inertes. Le déchet de criblage ne doit pas être supérieure à 2%.

La reconnaissance du poids et de la qualité sera faite par la commission de réception ; celle du poids a lieu au quintal métrique. L’avoine pourra être admise en sacs de toute nature qui devront être réglés au poids uniforme et net de 75 Kg suivant les usages locaux.Ces sacs deviendront la propriété de l’Administration de la guerre et seront payés distinctement, mais à un prix variable, suivant de neuf, bon ou passable.

les documents retrouvés en mairie permettent de confirmer les efforts importants demandés aux habitants. Il s’agit de lettres échangés entre le Service de ravitaillement des armées basé à Nogent-le-Rotrou, dont dépend la commune de Chapelle Guillaume et le Maire de la dite commune.

Copie de quelques uns de ces documents :

1914

7 Septembre 1914

Monsieur le Maire de Chapelle Guillaume
Je m’étonne de la mauvaise volonté de votre commune pour fournir une denrée qui est cependant payée, tout le monde le sait au dessus de la valeur actuelle
Vous deviez fournir 100 quintaux d’avoine le 28 Août et nous sommes au 7 Septembre. Et encore ,10 jours après, je suis obligé de vous envoyer une réquisition, la première que je sois obligé de transmettre depuis le .début des opérations de ravitaillement
Veuillez donc réquisitionner maintenant vous-même afin de livrer avant le 12 Septembre, dernier délai accordé par l’Intendance.
Veuillez agréer, monsieur le maire mes sentiments distingués
Signé : VILLETTE GATE

10 Octobre 1914

Monsieur le Maire de Chapelle Guillaume

Vous avez vu au bulletin des communes un avis de Mr le Préfet annonçant une réquisition de couvertures.

Le contingent qui nous est assigné pour les 36 communes de notre centre de réception a été fixé à 200 grandes couvertures et 1000 petites, neuves ou usagées, ces dernières cependant en bon état de service.

Le paiement sera fait à caisse ouverte (au comptant).les couvertures usagées seront estimées par expert.Ne pas fournir de couvertures blanches

Veuillez de suite voir ce que vous pouvez trouver sur votre commune en neuves ou usagées et me l’indiquer.
Signé : VILLETTE GATE

22 octobre 1914

Monsieur le Maire de Chapelle Guillaume

En réponse à votre lettre des 20 courants, je suis dans l’obligation de vous adresser inclus l’ordre de réquisition N°7-Série T-N°299

Il n’est pas possible qu’une population de 700 habitants ne puisse pas fournir moyennant paiement, des couvertures pour les soldats français.

Luigny 671 habitants a fourni 18 couvertures
Beaumont 821 40 couvertures
Margon 522 21 couvertures
Soizé 651 27 couvertures

Pour Chapelle Guillaume, 700 habitants, je vous réquisitionne 20 couvertures dont au moins 8 grandes à livrer à Nogent le 30 Octobre au plus tard.

Je vous rappelle que la réquisition incluse, vous donne droit absolu de réquisition, et en cas de mauvaise volonté manifeste, vous avez droit de demander la gendarmerie pour perquisitionner et enlèvement d’office des objets réquisitionnés par voie de saisie.

Je ne puis pas croire que vous soyez obligé d’en arriver à cette extrémité. Les habitants de Chapelle Guillaume ont cependant comme tout le monde, à l’armée des maris, des enfants, des frères qui ont besoin d’être protégés contre les bronchites et les pneumonies !

Signé : VILLETTE GATE

Suite au courrier du Président de la commission de réception ,les habitants de Chapelle Guillaume ont fourni 21 couvertures.( De REVIERS,DUBOIS Pierre, BRUNET Grouzolles,LEPROUST,BODIN Adolphe, HENAULT La Guilbedière,LEDUC Cheval Blanc, GASSELIN ,LETANG,ALGRIN,DAVIRAY,CHERAMY Alex, LEDUC L’Aulnay, HEGON Le Noyer, HAIS La Pectière,BLOT BELLANGER,RABILHAC La Pectière,BOURRELIER Alphonse
Couvertures expédiées au dépôt de Dreux le 31 Octobre 1914.

24 Novembre 1914

Le maire de Nogent le Rotrou informe le maire de la commune de Chapelle Guillaume, que la Circonscription dont elle dépend, doit fournir 1500 quintaux d’avoine par semaine.

Il le prie de prendre toutes dispositions pour lui fournir quelques centaines de quintaux à échelonner chaque semaine. La livraison devra être faite en gare de Nogent, les mardi et jeudi.

1915

L’année 1915 sera une année difficile pour les habitants. Les récoltes sont très mauvaises. Le manque de main d’œuvre se fait cruellement sentir

2 Février 1915

Lettre adressée à Mr le Maire de Chapelle Guillaume

Dans ce courrier Mr VILLETTE GÂTÉ, Président de la commission de réception indique qu’il se rendra dans la commune le 11 Février pour recueillir de façon précise tous les renseignements concernant le ravitaillement des armées.

Il lui demande ainsi qu’aux conseillers de mener une enquête dans chaque exploitation afin de lui remettre avec précision les disponibilités en blé, avoine, paille de blé, foin naturel, luzerne et sainfoin.

Il ajoute que les agriculteurs peuvent conserver la quantité d’avoine nécessaire à la semence de même que la paille et le foin nécessaires à l’alimentation des l bestiaux.

Il recommande aux agriculteurs de ne pas faire de fausses déclarations, car en cas de perquisitions, ils seraient poursuivis par le Conseil de guerre.

19 Mars 1915

Le Président de la Commission de Réception à Mr le Maire de Chapelle Guillaume

Vous avez reçu la circulaire de Mr le Préfet d’Eure et Loir en date du 8 mars

Le centre de Nogent le Rotrou est imposé pour 13000 quintaux de blé à fournir pour le camp retranché de Paris, ce qui fait avec les 9180 quintaux en Août et Septembre 1914 un total de 22180 quintaux

Les surfaces ensemencées en blé en 1914 pour les 36 communes de notre centre étant au total de 9067 hectares, il en résulte que l’imposition totale est de 2 quintaux 40, soit 240 Kg ou 2 sacs par hectare ensemencé.

La surface ensemencée sur votre commune était de 198 hectares, vous avez livré en 1914 ,190 quintaux, il reste à livrer par votre commune 285 quintaux.

Ces livraisons seront échelonnées jusqu’à fin Mai. Les dates seront indiquées et je vais vous fournir les sacs vides nécessaires, mais il y a lieu, conformément à la circulaire de Mr Le Préfet de faire immédiatement votre répartition et d’arrêter ferme vos quantités par un marché.

Ce marché est tout à l’avantage du cultivateur puisque s’il y a hausse, il en profitera, et si au contraire il y avait baisse lorsque l’importation de blés russes sera possible par l’ouverture des Dardanelles, le prix de 31 Fr. le quintal lui sera toujours assuré.

En cas d’existences sur votre commune vous pouvez augmenter la quantité

Je vous rappelle que les livraisons ont lieu le lundi, mardi et mercredi de chaque semaine.

Signé VILLETTE GATE

24 Août 1915

Le président de la commission de réception informe Mr le Maire de la Chapelle Guillaume que sa commune devra livrer de 20 à 25 quintaux de foin ,chaque semaine ,à partir du 6 Septembre 1915 jusqu’au 16 Octobre 1915.

18 Mai 1915

Le Président de la commission de réception à Mr le maire de Chapelle Guillaume

Par une circulaire en date du 11 mai 1915, Mr le Préfet d’Eure et Loir nous a demandé de procéder sans délai à la réquisition des blés existants et où qu’ils se trouvent.

Je vous serais reconnaissant de me faire connaître par retour du courrier, le résultat de vos opérations, afin que l’on puisse faire le calcul, soit des excédents, soit des déficits existants, en vue d’assurer la nourriture de la population civile jusqu’au 15 août.

Notre circonscription va avoir très certainement, une situation déficitaire

Signé VILLETTE GATE

22 Septembre 1915

Le Président de la commission de ravitaillement à Mr le maire :

Pour le ravitaillement des armées pendant la campagne 1915-1916, la commune de Chapelle Guillaume devra fournir proportionnellement à la superficie des terres ensemencées :

800 quintaux de blé
600 quintaux d’avoine

Mr le président précise :

D’ordre ministériel ,vous êtes invité à ne laisser sortir aucune quantité de blé ou d’avoine avant de vous assurer ,sous votre responsabilité ,de l’existence et de la livraison par vos administrés des contingents à fournir au ravitaillement.

Vous n’ignorez pas ,monsieur le Maire, que fournir des vivres et des fourrages à l’armée ,qui lutte pour la protection et la libération du sol nationnal,c’est faire sa part de l’œuvre de la défense de la Patrie-part modeste sans doute ,mais qui n’en a pas moins son importance et son mérite et qui trouve déjà son immédiate récompense dans la conscience de chacun, satisfaite du devoir accompli

Le Président de la commission de réception
RENOU-BARILLET

13 Octobre 1915

Quantités à livrer

Blé 100 quintaux le 26 Octobre
Avoine 100 quintaux le 28 octobre

280 sacs sont à prendre en gare de la Bazoche Gouet .Les sacs d’une contenance inférieure à 100 Kg devront être réglés à un poids uniforme de 75 Kg net pour le blé et de 50 kg net pour l’avoine

1916

4 Avril 1916

Le Président de la Commission de réception à Mr le Maire de Chapelle Guillaume

Il résulte du procès verbal de la gendarmerie que Mr TRUBERT possède assez d’avoine pour fournir au ravitaillement les 21 sacs réquisitionnés. Vous aurez donc à l’obliger à livrer la quantité demandée et s’il refuse d’obéir volontairement aux ordres donnés, vous devez requérir la gendarmerie de vous prêter main forte.

De plus ,je vous prie de faire procéder par l’entrepreneur au battage les 300 gerbes de blé de Mr TRUBERT et de faire livrer à la commission le blé en provenant ainsi que la paille.

Si Mr TRUBERT continuait à refuser d’obéir aux ordres de réquisition comme il l’a fait jusqu’ici, vous auriez à adresser une plainte à Mr Le Procureur de la République et à prévenir Mr TRUBERT qu’il s’expose à des peines d’emprisonnement et d’amendes très élevées édictées par l’article 62 du Code de Justice Militaire


Le Président de la Commission de réception
RENOU-BARILLET

30 JUIN 1916

D’après les renseignements qui me sont fournis, il est à craindre qu’un certain nombre de bouchers réquisitionnés par les présidents de commissions de réception du service de ravitaillement, en exécution des prescriptions de la dépêche ministérielle du 20 décembre 1915, N°51262 5/5 ; ne livrent pas la totalité des cuirs provenant de leurs abats, ou mieux en cache une partie dans l’intention frauduleuse de les soustraire à la réquisition afin de les vendre à la fin des hostilités.

Afin d’éviter un tel état de choses, et avant de poursuivre par des sanctions prévues par l’article 2 de la loi du 3 Juillet 1877, je vous prie de prescrire aux Présidents des commissions de réception, toutes les enquêtes utiles pour éviter ces détournements.

Les maires des communes doivent veiller sous leur responsabilité à l’exécution des prestations des bouchers .Les présidents des commissions de réception du service de ravitaillement et les Sous-intendants chargés du service départemental du ravitaillement doivent exercer à un degré supérieur, une surveillance analogue et qu’il vous incombe dès lors ,de prendre de concert avec les Présidents de vos C.C.R ,toutes les mesures nécessaires pour l’exécution régulière de la réquisitions des peaux vertes.

En conséquence, vous voudrez bien vous assurer :

1) Que les cuirs verts sont bien remis au collecteur agrée
2) Qu’il n’y a aucun cuir qui échappe à ce collecteur
3) Me signaler les 1er 15 de chaque mois le nombre de cuirs verts remis par les bouchers à chacun des collecteurs
4) Me faire connaître au fur et à mesure des incidents, les sorties de cuirs verts que vous auriez constatées ou qui vous auraient signalées.

Veuillez agréer, Monsieur mes salutations

Signé : le Président DUMONT BARILLET

15 0ctobre 1916

La commission de ravitaillement de Nogent le Rotrou informe la commune Chapelle Guillaume qu’elle doit livrer au siège de la commission de réception :

50 quintaux de blé le 23 octobre
50 quintaux de blé le 13 novembre
50 quintaux de blé le 4 décembre

16 Novembre 1916

Le service de ravitaillement

La commission de réception fait savoir à Mr le maire que la commune de Chapelle Guillaume est en retard pour les livraisons à faire à la commission qu’elle a acceptée le 15 février dernier, il reste à fournir :

200 quintaux d’avoine
125 quintaux de paille
125 quintaux de foin

Le Président de commission prie le maire de livrer au service de pesage de la Bazoche-Gouet tout ce qui reste à fournir en paille et en foin, avant la fin du mois et l’avoine aux époques indiquées. :

6 Novembre 1916 :35 quintaux
27 Novembre 1916 : 165,20 quintaux
21 Décembre 1916 101,10 quintaux.

Le maire de la commune de Chapelle Guillaume est informée par le président de la Commission de réception, que ladite commune devra fournir pou l’exercice 1917 :

75 quintaux de paille de blé
150 quintaux de paille d’avoine
150 quintaux de foin naturel
400 quintaux d’avoine

1917

l’année 1917 sera identique à 1915 : mauvaises récoltes manque de main d’œuvre.. La vie est chère et les produits de consommations sont rares Les habitants croulent sous les réquisitions. Le Maire doit faire appel au service de ravitaillent afin que les agriculteurs puissent obtenir des semences de pommes de terre.

12 Février 1917

Service de ravitaillement

Le président de la commission de réception informe Mr le Maire de la commune de Chapelle Guillaume qu’il a pris bonne note de l’impossibilité dans laquelle se trouve la commune de livrer le supplément d’avoine demandé et que l’exonération est accordée

Le Président : RENOU-BARILLET

La commune de Chapelle Guillaume a livré au service de Ravitaillements des armées :

Période du 9 Janvier 1917 au 2& Février 1917 / 65,60 quintaux de paille d’avoine
Période du 29 janvier 1917 au 23 Février 1917 :199,60 quintaux d’avoine

20 Mars 1917

Le Ministre de la Guerre impose le centre de ravitaillement de Nogent le Rotrou de 10000 quintaux de blé supplémentaire afin de satisfaire aux besoins urgents des armées.

En conséquence, le président du centre de ravitaillement de Nogent le Rotrou demande à la commune de Chapelle Guillaume 200 quintaux de blé en plus de ce qui avait été précédemment réclamé.

27 Mars 1917

La commune de Chapelle Guillaume est à nouveau mise à contribution par le centre de ravitaillement qui l’impose de 200 quintaux d’avoine en plus de ce qui avait été demandé.

4 Mai 1917

Le maire de Chapelle Guillaume reçoit un ordre de réquisition : Le Sieur TRUBERT, demeurant à Chapelle Guillaume est requis de fournir à Nogent le Rotrou, le 4 Mai 1917 à 13 heures un bovin pour le service de Ravitaillement des armées. Ce bovin sera marqué et pesé, place du Champ de foire.

1er Avril 1917

Demande de semences de pommes de terre

Le 1er Avril 1917 à 4 h1/2 du soir, le Conseil municipal s’est réuni sous la Présidence de Mr BODIN, Maire.

Conseillers présents : HEGON RABILHAC, GASSELIN, BOURRELIER, DUBOIS.
Absents : BLANCHARD, CHERAMY, POIRIER, DAGONNEAU, TARANNE.

Le Conseil, vu la loi du 6 octobre 1916, vu la circulaire en date du 1er Mars 1917 du Ministre de l’Agriculture et du Ministre du Ravitaillement, vu les demandes des agriculteurs de la commune en vue d’obtenir des semences de pommes de terre.

Décide :

Mr le Ministre de l’Agriculture est prié d’attribuer à la commune une quantité totale de 43,40 quintaux de semences de pommes de terre, soit 39,30 quintaux de l’Institut de Beauvais et 4,10 quintaux d’Early rose, livrables en gare de la Bazoche-Gouet, vers le 20 Avril 1917.

Le Conseil municipal s’engage , dans les conditions prévues par la circulaire susvisées , à rembourser au Service de Ravitaillement , après la prochaine récolte de pommes de terre et au plus tard le 1er Décembre 1917 , soit en nature , soit en numéraire , suivant ce qu’il en sera décidé ultérieurement par le Conseil , la valeur des semences ainsi cédées à la commune.

Les dépenses à engager et les avances à faire pour effectuer ces remboursement seront assurées dans les conditions prévues par l’Article 2 de la loi du 6 Octobre 1916 sur la mise en culture des terres abandonnées et l’organisation du travail agricole pendant la guerre.

Le Conseil demande à Mr le Préfet d’autoriser le Maire à mandater sur le Chapitre 139 « Secours et dépenses résultant de la guerre «, tous les frais de déplacements occasionnés par le Service de Ravitaillement : transports, convoyage, répartition des fonds.

Fait et délibéré en Mairie les jour, mois et an ci-dessus

Ont signé les membres présents sauf Mr GASSELIN ne sait pas signer

30 Juin 1917

Lettre de Monsieur BOURRELIER au service de ravitaillement

« Au 2 Avril 1917, les cultivateurs avaient gardé en blé la quantité nécessaire à la consommation familiale, même ceux qui donnaient leur farine au boulanger. Il ne restait de disponibles que 30 quintaux qui ont été livrés au centre de ravitaillement.

Or à la date du 30 Juin, puisque doivent garder le blé nécessaire à leur consommation que les seuls cultivateurs boulangeant eux-mêmes, il reste de disponible dans la commune environ 96,50 quintaux de blé qui ont été livrés au ravitaillement le 5 courant ; Ces 96,50 quintaux proviennent des quantités de blé gardées par les cultivateurs, qui ne cuisant pas eux-mêmes, donnaient leur farine au boulanger.

La quantité de 66 quintaux mise comme indispensable pour jusqu’au 31 Août a été calculée à raison de 25 Kg par personne et par mois et chez les seuls cultivateurs, boulangeant eux-mêmes.

Les 96,50 quintaux qui ont été livrés ces jours-ci au ravitaillement, ont été fournis par les cultivateurs qui, au 2 Avril, avaient gardé cette quantité pour leur consommation familiale pensant fournir la farine à leur boulanger.

31 Juillet 1917

Monsieur le Préfet

J’ai l’honneur de vous informer qu’à la date du 5 juillet dernier, notre commune a livré le blé existant encore chez les agriculteurs, soit 96,50 quintaux. D’après les déclarations de ces derniers à cette époque, il ne reste plus de blé, sauf chez quelques agriculteurs boulangeant eux-mêmes, qui n’ont gardé que leur quantité nécessaire

Pour le Maire : L’adjoint HEGON

1918

Les réquisitions et les restrictions alimentaires continuent de s’amplifier. Des cartes d’alimentations sont distribuées aux habitants. le pain est rationné.

Le 28 Avril 1918, à 9h1/2 du matin, le Conseil municipal s’est réuni sous la Présidence de Monsieur HEGON, Adjoint.

Etaient présents : DUBOIS ; GASSELIN ; TARANNE, CHERAMY ; BOURRELIER
absents : POIRIER ; DAGONNEAU ; RABILHAC

Afin d’examiner et d’apprécier les réclamations qui viendraient à se produire relativement aux cartes de pain, un office communal du pain est constitué.

Président HEGON, Adjoint
Membres BOURRELIER, Conseiller municipal, CHERAMY, Conseiller municipal, COINTRE, Boulanger, HERMELINE Pierre, CHARON Clément

Fait et délibéré le jour, mois et an susdit.
Ont signé les membres présents

La population est divisée en 6 catégories pour la mise en place des tickets de rationnement :les enfants, les adultes, les jeunes, les travailleurs, les cultivateurs et les vieillards. A un chaque catégorie correspond une certaine quantité de pain :100g pour les enfants jusqu’à 3 ans.

8 Novembre 1918

Le Service de Ravitaillement à monsieur le Maire de Chapelle Guillaume

Le contingent de pommes de terre pour notre circonscription est fixé à 1500 quintaux, pour 432 hectares ensemencés soit 39,47 par hectares

Votre commune étant indiquée pour des ensemencements sur 35 hectares, votre contingent communal s’établit donc à 121 quintaux.

Le Président de la commission de Ravitaillement
RENOU-BARILLET

5 Décembre 1918

Conformément aux instructions de Monsieur le Sous Intendant DUBOURG du 20 Novembre 1918, la commune de Chapelle Guillaume est réquisitionnée de fournir 300 quintaux d’avoine.

Le Président de la commission de Ravitaillement
RENOU-BARILLET

16 Décembre 1918

Quantité de foin demandée à la commune : 600 quintaux ou 12000 bottes

Les enfants des écoles

Les enfants fréquentant l’école participent comme ils le peuvent à améliorer le maigre confort des soldats comme le montrent les trois exemples ci-dessous :

10 novembre 1914

Sur la proposition de Mr le Maire, le Conseil décide d’ouvrir un crédit de vingt cinq francs à prendre aux dépenses imprévues pour acheter de la laine et des crochets que les élèves des écoles , sous la direction de l’institutrice , transformeront en ouvrages de tricot pour nos soldats.

21 Novembre 1915

Sur la proposition du Maire, le Conseil décide d’ouvrir un crédit de quarante francs à prendre aux dépenses imprévues, pour acheter de la laine et des crochets que les élèves des écoles sous la direction des institutrices transformeront en ouvrages de tricot pour nos soldats.

18 Novembre 1917

Sur la proposition du Maire, le Conseil décide d’ouvrir un crédit de cinquante francs à prendre aux dépenses imprévues, pour acheter de la laine et des crochets que les élèves des écoles sous la direction des institutrices transformeront en ouvrages de tricot pour nos soldats.

Le bilan

Le bilan de la guerre est catastrophique . Les pertes en vie humaine sont terribles.

Triple entente :
- militaires morts 5 525 222 (France 1,4 millions)
- miiitaires blessés 12 831 500

Triple alliance :
- militaires morts 4 386 000
- militaires blessés 8 388 000

Le monument aux Morts

1920

13 Février 1920

Lors de la réunion du conseil municipal du 13 Février 1920, la commune envisage l’édification d’un monument en souvenir des enfants de Chapelle Guillaume morts pour la France

Copie de l’extrait du registre des délibérations

Monsieur le maire expose que pour perpétuer le souvenir des enfants de la commune morts pour la France, la commune pourrait élever un monument commémoratif en signe de reconnaissance.

Le conseil oui Mr le maire et décide à l’unanimité qu’un monument sera érigé sur la place de l’église pour glorifier le sacrifice des enfants de la commune.

Monsieur De REVIERS interpelé, met gracieusement à la disposition de la commune et abandonne la portion de son terrain attenant à la place publique, pour l’emplacement du monument projeté.

Le conseil procède ensuite à la nomination d’une commission chargée du choix du monument et de la recherche d’un entrepreneur. Messieurs GAUTIER et RABILHAC sont élus à l’unanimité.
Le conseil décide d’ouvrir une souscription parmi les habitants de la commune pour payer une partie des frais d’érection et de pose du monument. Le complément sur les fonds libres de la commune dès que la souscription sera terminée et que le devis du monument choisi aura été déposé à la mairie.

Fait et délibéré les jour ; mois et an ci-dessus
Ont signé les membres présents : CHERAMY, BLANCHARD, HEGON, GASSELIN, RABILHAC, GAUTIER, MASSOT
JOUBERT, De REVIERS, DUBOIS.

1921

12 Novembre 1921

Le conseil réuni en séance ordinaire choisit le modèle de monument aux morts à ériger en mémoire des enfants de Chapelle Guillaume morts pour la France

Copie de l’extrait du registre des délibérations

Le douze Novembre mil neuf cent vingt un, le conseil s’est réuni sous la présidence de Mr CHERAMY, Maire

Présents : CHERAMY, BLANCHARD, GASSELIN, DUBOIS, RABILHAC, GAUTIER, MASSOT, CHARON, JOUBERT.
Absents : De REVIERS, HEGON, DUC.

Mr le maire expose au conseil que la commission ayant choisi le modèle du monument à ériger sur la place publique à la mémoire des enfants de la commune morts pour la France et ayant fait produire un devis par Mr ROULEAU , entrepreneur à Montmirail(Sarthe) ,il serait préférable s’il était possible ,de traiter avec ce dernier, que de s’adresser à des entrepreneurs éloignés.


NDRL : rappel de l’avis de la commission

Nous soussignés CHERAMY, maire, GAUTIER et RABILHAC, membres de la commission, chargés de l’examen du monument : après examen des divers modèles présentés ainsi que des devis, de proposer de traiter avec Monsieur ROULEAU, entrepreneur à Montmirail, ayant présenté Um monument en ciment (imitation granit, identique à celui qui est élevé à Montmirail, de 3,80 m de hauteur, comprenant un socle et une pyramide avec deux plaques de marbre et croix de guerre).

Ce modèle de type sobre et d’un prix relativement peu élevé, présentant toutes les garanties de solidité et de durée devrait convenir à la commune de Chapelle Guillaume.

Le conseil oui l’exposé de Mr le maire : Considérant que le modèle choisi est convenable et que son prix de 4000 francs n’est pas exagéré ; décide vu l’objet (Monument aux morts) de solliciter de Mr Le Préfet d’Eure et Loir, une dispense d’adjudication (à titre tout à fait exceptionnel) de traiter avec Mr ROULLEAU, entrepreneur à Montmirail, qui s’engage à fournir le monument choisi au prix de 4000 francs, ainsi qu’il a déjà fait à Montmirail.

Afin de procéder à la décoration du monument la commune a sollicité l’attribution de 8 obus de 270 auprès du Ministre des armées.

1922

27 Mai 1922

Copie de l’extrait du registre des délibérations

Le vingt sept Mai mil neuf cent vingt deux, le conseil municipal s'est réuni sur la convocation et sous la Présidence de Mr CHERAMY, Maire

Conseillers présents : De REVIERS, GASSELIN, DUBOIS, HEGON, RABILHAC, CHARON, MASSOT, GAUTIER,JOUBERT, DUC
Conseiller absent : BLANCHARD

Mr le maire expose que le monument aux morts étant terminé, il y a lieu de l’inaugurer avant la fenaison. Le conseil ; considérant que l’époque actuelle où les travaux sont moins intenses convient pour l’inauguration, décide à l’unanimité de fixer au dimanche 18 juin l’inauguration, sous réserve de l’acceptation de Mr le Sous Préfet de Nogent le Rotrou à qui la présidence a été offerte.

Un programme de la cérémonie est ensuite étudié. Une discussion s’engage entre les membres du conseil au sujet de la bénédiction du monument à l’issue du service religieux. Cette question délicate est mise aux voix. Le scrutin secret a donné les résultats suivants :

Pour la bénédiction : 9 voix
Contre la bénédiction : 2 voix

Le programme suivant est arrêté

La veille, le 17 à 8h du soir :

- Retraite aux flambeau
- Sonneries de Cloche
- Salves d'artillerie
Le 18
à 5h : Salves d’artillerie et Sonneries de Cloche
à 10h : Service religieux, à l’issue Bénédiction du Monument
à 2h1/2 : Réunion des Sapeurs-pompiers à la mairie
à 3h : Réception des autorités et Inauguration du Monument
à 4h : à l’école de garçons – Pose de la photographie de Mr HARICOT *
à 4 h : à la mairie : Vin d’honneur aux autorités
à 8h : Retraite aux flambeaux - Sonneries de Cloche - Salves d’artillerie

Mr le Maire propose ensuite d’interdire toute fête foraine et bal. Le conseil se range à cet avis.

* Le Sept Novembre mil neuf cent vingt, Neuf heures : le conseil s’était réuni sous la Présidence de Mr CHERAMY ; Maire

Copie :

Monsieur le maire expose au conseil municipal qu’une médaille commémorative a été remise à l’école de garçons de Chapelle Guillaume pour perpétrer le souvenir de Monsieur HARICOT, instituteur, mort au Champ d’Honneur. Il expose en outre qu’il serait désirable pour tous que cette médaille soit exposée dans la salle de classe où Mr HARICOT exerçait et qu’agrandissement de sa photographie y soit également placé ; sa vie y serait également retracée.

Placés devant les yeux des élèves, photographie, médaille et tableau rappelleraient le sacrifice fait par leur maître.

Le conseil oui l’exposé de Mr le maire et s’associe à son idée et décide à l’unanimité qu’un agrandissement de la photographie de Mr HARICOT sera fait et placé dans la salle de classe des garçons ,ainsi qu’une vitrine pour exposer la médaille, et que la dépense sera prélevée sur un crédit inscrit à cet effet sur le budget additionnel de 1921 et s’il est nécessaire sur les fonds libres de l’exercice en cours.

Le bilan en pertes humaines est immense pour la commune. 35 noms sont inscrits sur le Monument aux Morts.

1965

24 Avril 1965

Le Conseil municipal de la commune de Chapelle Guillaume s’est réuni le 24 avril 1965 à 20 heures à la mairie sous la présidence de Mr De REVIERS, Maire

Conseillers présents : MELET, MARCHAND, BEASLAY, TALBOT, LENOIR, VERDIER, PINEAU, DESCHENES, MERCIER, FERRE

Ainsi qu’il en avait déjà été question dans une précédente séance le Conseil est d’accord pour le déplacement du monument aux morts. Mr De REVIERS se propose de donner gratuitement le terrain sur lequel il est proposé de transporter le monument. Le Conseil est d’avis d’accepter cette donation, les frais concernant celle-ci seront aux frais de la commune.

Monsieur le Maire présente un devis détaillé établi par Mr NOËL pour le déplacement et repose du monument. Ce devis s'élève à 1585,96 francs avec un supplément de 100 francs pour peintures

Le Conseil accepte le devis présenté par Mr NOEL.

4 Juin 1965

Le Conseil municipal de la commune de Chapelle Guillaume s’est réuni le 4 Juin1965 à 20 heures à la mairie sous la présidence de Mr De REVIERS, Maire

Conseillers présents : MELET, MARCHAND, BEASLAY, TALBOT, LENOIR, VERDIER, PINEAU, DESCHENES, MERCIER, FERRE

Monsieur De REVIERS étant donateur du terrain destiné au déplacement du monument aux Morts, après renseignement pris auprès des autorités compétentes, il serait préférable que le donateur vende le terrain ; ceci afin d’éviter les frais, qui bien que se soit en donation, serait plus onéreux que si il y avait vente. Mr De REVIERS devant cet état de chose propose de vendre ce terrain pour 1 franc, ce qui d’après la Sous Préfecture serait accepté. Afin de favoriser les discussions, Mr De REVIERS se retire de la séance.

Le Conseil, après examen est d’avis d’accepter l’offre de Mr De REVIERS et charge l’adjoint de faire toutes les démarches.

Sources :

Archives départementales

- 10 R 177 : Listes des réfugiées dans les communes de l’arrondissement de Nogent le Rotrou
- 2 O 681 Dossiers d’administration communale

Archives municipales


Saisie : Jacques ESNAULT

Dernière modification : 21 Novembre 2011