Histoire des communes

Dame-Marie : Eglise Notre-Dame

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En 1023, Albert de la Ferté Vidame fonde un prieuré sur le domaine hérité de sa mère Godehilde. En mémoire de Godehilde, que l'on appelait Dame Marie, son nom fut donné au prieuré. Albert confie sa fondation à l'abbaye de Jumièges. Des difficultés financières l'obligent à aliéner sa terre à l'abbaye de Saint Maximim d'Orléans. La construction ne put être achevée qu'en 1026. Malgré la richesse du domaine comprenant des étangs et des forêts le prieuré reste pauvre jusqu'au XVe siècle. La fin de la guerre de Cent Ans marque le début d'une nouvelle ère : transformation du logis du prieur, construction de la ferme et de son porche, de la bergerie, des écuries, de la grange et enfin du moulin. Cet ensemble cohérent constitue aujourd'hui le cœur du bourg.

Les moines quittèrent le prieuré entre 1701 et 1789. Vendus comme biens nationaux en 1792, le prieuré et ses dépendances sont alors acquis en communauté par le baron Jean-Baptiste Patu de Saint Vincent, magistrat à Paris, par son frère et par le bailli de Bellême.

En 1867, la commune fait l'acquisition du prieuré, les autres bâtiments sont achetés par des propriétaires locaux. L'église fut remaniée à la fin du XIXe par la construction d'un clocher puis, par l'ajout d'une sacristie. Le logis prieural servit de presbytère de 1873 à 1925 et fut partiellement détruit par un incendie en 1944. La commune en fit plus tard sa salle des fêtes.

L'église

Construite à l'époque romane en 1026, c'était un prieuré où vivaient quelques moines. L'église fut modifiée au XIXe siècle par l'implantation d'un clocher très affecté, par la suite, d'infiltrations d'eau. L'état alarmant du clocher a nécessité la restauration de l'église dans son contexte monastique et historique. Le projet a été mené par l'association Agir Ensemble pour la Restauration du Site prieural de Dame-Marie et soutenu par la Direction régionale des Affaires culturelles, le FEOGA, la réserve parlementaire et la dotation globale d'équipement. Le projet de restauration a eu le label de la Fondation du Patrimoine. La démolition du clocher débute en 2006, puis est remis l'ancien porche roman en façade et un clocher en bardeaux de châtaignier est reconstruit sur la nef. L'inauguration des travaux de restauration a eu lieu le 17 novembre 2007 en présence de nombreuses personnalités.

Inscription

À gauche du choeur de l'église, entre la chaire et la chapelle de la Vierge, figure une inscription de fondation de messes remontant au XVIe siècle, gravée et peinte en noir sur une pierre de grès blanc. Mutilée en plusieurs endroits, elle fut déchiffrée le 20 août 1951 par Émile Janier, qui en donna la transcription suivante en langage moderne.
« Ici devant repose vénérable et sage Maître Guillaume Le Camus, prêtre auparavant mari de Jeanne Marguerite Daverton, et seigneur de Haut et Petit Meulles... et (qui) par son testament passe possession du Bois Abellion à Belle..., l'avant-dernier jour d'octobre. (Il) a fondé à perpétuité une messe basse du Saint Sacrement, avec d'autres clauses contenues au dit testament, pour être dite ici (à l'église de Dame-Marie) chaque dimanche de l'année, immédiatement après la première messe paroissiale. En même temps, (il) a donné au trésor de l'église d'ici (de Dame-Marie) cinq sous de rente au jour de (la) Toussaint. Le tout (étant) assigné sur le lieu et terrain borné du dit Petit Meulles. Et (il a donné) dix sous de rente au curé, aux charges et c(ondi)-tions contenues au dit testament. Lequel (Guillaume Le Camus) trépassé le lundi dixième jour de novembre du dit an 1551. »
Source : « Une inscription de l'église de Dame-Marie » par Emile Janier, Bulletin de la Société historique et archéologique de l'Orne, fasc. 28, 1953, p. 40-43.


Source : Wikipédia

Saisie : Brigitte GONDOUIN

Dernière modification : 18 Décembre 2013