Saint-Jean-des-Echelles : Eglise Saint-Jean-BaptisteOrigine de la construction du XIIe siècle, agrandissement au XVIe siècle. L'église n'a rien de remarquable, elle semble être de l'époque romane, avec un clocher pyramidal, sur une forte tour carrée. L'évêque Maynard fit dont de la cure au chapitre du Mans. Ce dernier possédait dans la paroisse les fermes de la Bertinière, la Chauvelière, La Goulaise et la Laudinière.L'évêque fit également don de la terre de Saint-Jean et de Courtangis. Le 16/02/1825, le roi autorise la commune a accepter le don des 2/3 de l'église et du presbytère, avec leurs dépendances, fait par FOISY et la Dame Veuve de TUCE. Extrait des registres paroissiaux : Grand autel (1781)En la susditte année 1781 a été construit le grand autel de notre eglise, par Mr Le Brun sculpteur du Mans pour la somme de dix neuf cent livres, y compris deux stalles. Les deux petits autels construits en 1779 avoient cousté neuf cent livres. Les quatres croisees de coeur qui ont construittes a .. ont cousté pour la taille de la pierre, la chaux, les ferrures et vitrages, environ cinq cent quarante livres. La sacristie battie à neuf a cousté pour pierre, main d'oeuvre, chaux, charpente, tuilles, briques et ferrures, environ quatre cent livres. Le pavé et pavage du coeur environ soixante douze livres. La boisure du coeur contenant douze toises, a cousté pour la façon cent quarante quatre livres et pour carreaux et limandes cent vingt livres, et dix huit livres pour avoir peint la boisure par derriere, au total deux cent quatre vingt deux livres. L'ancienne contretable du grand autel a été placé dans l'arcade. Au mois de may 1781, les ouvriers en plaçant un pointier pour l'échafault de la croisée du coeur qui donne sur le bourg, celle qui est la plus proche de l'autel de la Vierge, découvrirent un cercueil de plomb qu'on fut obligé de reculler et d'enterrer plus avant le long du mur parce que le sol du coeur ayant été baissé .. il resté dix poulces de terre sur le dit cercueil, il est actuellement plus près de mur, a six ou huit poulces près dans la croisée, touchant d'un bout au mur de l'autel de la Vierge et de l'autre sous le banc de Madame de Blanchardon, veuve de Foisy, Dame de cette paroisse. On ne sait quel est la personne qui étoit renfermé dans le cercueil, les registres de sépulture de cette paroisse que j'y ai trouvé, ne commencent qu'a l'année mil six sent trente sept, quoique cette paroisse soit des plus anciennes du diocèse, la plus grosse cloche est de mil cinq cent quelques années. Cependant selon une ancienne tradition dont m'ont fait part d'anciens habitants de cette paroisse, qui la tenoit de leur père et grand-père, ils m'ont dit qu'ils avoient entendu dire que la tour de cette église avoit été batie par Madame de Chavigny, Dame de cette paroisse, que sa mort étant intervenue dans le temps meme qu'on couvroit la ditte tour, son corps avoit été dans le coeur enfermé dans un cercueil de plomb, que ses entrailles avoient été mises sous les marches du sanctuaire, et que son coeur avoit été porté à Chinon en Tourraine, chez les augustins de la ditte ville. Cette tradition paraitroit assez vraisemblable en y joignant un acte renfermé dans les archives du chateau de Courtangis en date du douze juillet mil six cent treize, attesté de Louis Gouin notaire a Chinon. Cette Dame y est etablie, haulte et puissante Dame, Dame Renée de Bretaigne, veuve de defunt hault et puissant Seigneur Messire François Leroy, vivant chevalier des ordres du roy, conseiller en ses conseils d'état et privé, Capitaine de l'ancienne garde des cent gentilhomes de la maison du dit Seigneur, Seigneur des dittes terres, demeurante à Courtangis, je croy que cet acte est son testament auquel il y a apparence qu'elle ne survecut pas longtemps. Source : Dictionnaire topographique, hist. de la Sarthe Saisie : Christiane BIDAULT Dernière modification : 1 Décembre 2010 |