Histoire des communes

Ozoir-le-Breuil : Moulin de Frouville-Pensier

Lieu-dit Frouville
Voir aussi :
Section YT
Cadastre 0001
Parcelle 2-3-4
  • 4706.jpg
 

A cet emplacement, en 1274, existait un moulin pivot seigneurial en bois qui brûla en 1822. Ce moulin tout en pierre de 15 m de haut date de 1826, construit par Grignon d'Ouzouer, député d'Orléans. Le toit tournant, mis hors service par une tempête ne fut réparé qu'en 1881. Abandonné lors de la première guerre mondiale, c'est l'ARAM de Beauce et l'Association de Sauvegarde du Moulin de Frouville qui se chargèrent de sa restauration de 1982 à 1991.

Sources : http://www.moulins-a-vent.net/Regions/centre.htm

L'Histoire du Moulin de Frouville-Pensier

Ce moulin a été construit au village de Frouville qui n’existe plus depuis longtemps situé sur la commune d’Ozoir-le-Breuil.
Mais il dépend du domaine de la Ferme du Pensier à quelques centaines de mètres qui elle est située sur la commune de Saint-Cloud-en-Dunois.
D’où cette appellation.

Comme indiqué ci-dessus la construction du premier moulin à cet endroit remonte à l’année 1214.
Ce moulin-tour se compose d'un soubassement en pierre de taille.
Les murs construits en moellons sont étayés par des chaînes de pierre harpées et sont cintrés au milieu par un bandeau de pierre.
Des plaques de pierre gravées placées au-dessus de la porte d'entrée, indiquent l'année de construction et le nom du meunier qui a fait édifier le moulin.
La toiture du moulin pivote sur des rails, lui permettant ainsi d'être orientée.
A la fin du 19e siècle, un aménagement du système de commande est installé pour faire pivoter la toiture (treuil d'orientation intérieur).
A l'intérieur, trois niveaux subsistent et sont reliés reliés par un escalier.

Différents meuniers se succèdent.
En 1703 un bail est établi de la façon suivante :

Le 26 décembre 1703. Bail 3 ou 6 ans, du 1er janvier 1704, par Messire Gédéon de Camby, chevalier seigneur de Soustelle, fondé de pouvoir de Dame Elisabeth Marguerite Bigot, veuve de Messire Louis de Meaussé, chevalier seigneur de la Rainville et Villebeton, sa belle-mère, à Novel Viandier meusnier, demeurant dès à présent au moulin de Frouville : Le moulin à vent de Frouville, maison et bâtiments et 3 septiers de terre labourable par saison pour 25 livres par an, 4 muids de mousture valant seigle, 6 chapons et 6 poulets.

Le jeudi 7 septembre 1876, une tornade qui sévit depuis la commune de Thiville jusqu'à la forêt d’Orléans, soit une quarantaine de kilomètres, le toucha sévèrement.
(voir « LA TORNADE » dans la rubrique « documents » ).

Il passera dans les mains de différents propriétaires.

En 1910, Maurice POIRIER est fermier du PENSIER et meunier du moulin. Alexandre BRANJONNEAU est le dernier ouvrier-meunier.

Il cessera de fonctionner et se dégradera progressivement.

En Février 1982, sous l’impulsion de Maurice DOUSSET député, Marcel LEGRAND maire d’Ozoir-et-Breuil et Gilles DEPUSSAY fermier du PENSIER une première réunion a lieu à la salle d’Ozoir le Breuil afin de trouver des solutions pour la sauvegarde du moulin. L’assistance fut nombreuse mais hostile. Malgré tout, une dizaine de personnes se mobilise dont Monsieur Raymond SERUCH instituteur et secrétaire de mairie, Monsieur Raymond BERGERARD, Madame Colette MERIEL, Monsieur Guy BATAILLE et Madame Odile DEPUSSAY.

A la suite une association de sauvegarde du Moulin de Frouville-Pensier est créée.

Des bénévoles et des entreprises commencent les travaux de restauration.

Le 22 mai 1987 : Visite de François LEOTARD ministre de la culture (centenaire de « LA TERRE » de ZOLA) Emile ZOLA étant venu le 8 mai 1886 aux fermes de VILLELOUP et VILLEVEQUE (voisines du moulin) pour réaliser son roman LA TERRE.
Les manuscrits sont à Bibliothèque Nationale à Paris (la ferme de VILLELOUP est devenue LA BORDERIE dans le roman).
François LEOTARD promet de revenir déguster la première baguette.

Il a tenu parole.

Car le 15 juin 1991, c’est la FIN DE LA RESTAURATION : la première farine pâtissière T45 avec un taux de cendre inférieur à 0,50 % (absence de son) est obtenue au moulin.

La première baguette est cuite dans le four de Logron au pied du moulin.

Elle est dégustée par François LEOTARD, Monsieur DONNEDIEU de VABRES et Maurice DOUSSET.

L’illumination du moulin, le feu d’artifice et le dîner beauceron de 470 convives à la ferme du PENSIER animé par un orchestre clôturent la journée.

Une plaque dans le moulin rappelle cet évènement.

Aujourd'hui ce moulin se visite d'Avril à Septembre, le week-end, l'aprés midi.


Saisie : Christiane BIDAULT

Dernière modification : 6 Janvier 2013