Histoire des communes

Meslay : Eglise Saint-Calais

Rue Place de l'Eglise
Voir aussi :

Source : Archives personnelles

 

Eglise Saint Calais

L'église de Meslay a été bâtie en 1734, dans le style adopté à cette époque. Ses peintures murales sont de la fin du XIX° siècle. Elle a pour patron Saint Calais.

Il y a dans l'église de Meslay deux très belles pierres tombales ( classées ) qui doivent provenir de l'ancien édifice.
- La première est ornée de décoration dans le style le plus brillant de la Renaissance et représente un chevalier debout et tout armé, avec une inscription entourant son effigie.
- La seconde pierre représente aussi un chevalier, mais il est simplement entouré d'une inscription, sans autres ornements.

Une statuette en bois représentant la Vierge et l'enfant (XVI° s.) est aussi classée.

Peintures Murales

Depuis 1887, la voûte de la nef de l'église était décorée d'étoiles sur un fond de ciel bleu, mais, l'ensemble étant très dégradé, il a été procédé à son replâtrage en 1974. Aucune autre décoration n'a alors été refaite et la voûte est restée blanche jusqu'en 1988.

Lors d'une exposition de peintures dans la nouvelle salle communale, juste à côté de l'église, Jean Claude FERRON et son ami Pierre PETOT, peintres Vendômois, présentent quelques-unes de leurs oeuvres. Ils lancent la folle idée de la décoration de l'église.

Michel BOUTARIC, alors maire de Meslay, et grand amateur de peinture, est séduit par ce projet. L'abbé VALUCHE, curé du village, est enthousiasmé et ne reste pas avare de ses conseils éclairés.

Il est décidé de décorer l'abside. On y dessinera un Christ en gloire dans la tradition byzantine.
Dans les églises orthodoxes du Moyen-Orient, une telle représentation est appelée Grande Deisis, ou encore Glorification du Christ,d'où l'appellation actuelle : Christ en gloire.

- L'abside ( 1988 )
Représentation d'un Christ en gloire, selon la tradition du haut Moyen Age, entouré de six personnages à gauche saint Pierre, l'archange saint Michel et la vierge ; à droite, saint Jean-Baptiste, l'archange Gabriel et saint Paul.
En dessous : saint Marc (le lion) et saint Luc (le taureau), saint Matthieu (l'ange) et saint Jean (l'aigle).
L'ensemble est complété par des angelots et surmonté par la blanche colombe, symbole de l'Esprit saint.
En bas, dans une lunule, le monde est symbolisé par un paysage. A l'arrière-plan d'un champ de blé se profilent les villages de Meslay et Saint-Ouen,ainsi que la ville de Vendôme.
Les piques, tenues par les deux archanges, bien que dessinées sur une surface à double courbure, restent bien rectilignes quelle que soit votre position dans l'église.

- La chapelle de la Vierge.
Au centre, dans une mandorle, la Vierge de l'Apocalypse présente l'enfant Jésus. De part et d'autre, six tableaux retracent les faits importants de la vie de la Vierge : Annonciation, Visitation, Nativité, Présentation de l'enfant au Temple, Jésus parme les docteurs de la Loi, Naissance de la Vierge.

- La nef ( 1990 à 1996 )
Au centre, l'agneau mystique sur la Croix, peint en 1991. Le reste de la nef est une vaste illustration de la sainte Bible, depuis la Genèse jusqu'au Jugement dernier.
Au centre de la nef, six tableaux représentent ( de gauche à droite et du choeur vers l'entrée de l'église ) : le Baptême du Christ ; la Cène où, de façon tout à fait exceptionnelle, Judas est représenté sur la gauche quittant la salle ; la seconde Pêche miraculeuse (après la Résurrection) ; à droite, le Sacrifice d'Abraham, Moïse et le buisson ardent et le Roi David chantant les psaumes.
Enfin, en reculant vers la sortie de l'église, la grande scène du Jugement dernier comporte à elle seule plus de trois cent cinquante personnages dont les visages sont individualisés. Au centre, le Christ, tout blanc vêtu, rappelle celui de l'abside, mais sa facture est beaucoup plus moderne. Il apparaît dans une double mandorle ornée sur fond d'or. A gauche du Christ, la Vierge, les mains tendues vers lui, implore sa clémence. A droite saint Jean-Baptiste fait de même. De part et d'autre, deux groupes de six apôtres composent le " Collège apostolique". Deux groupes de six "patriarches juges" sont figurés par douze papes coiffés de la tiare accompagnés des anges gardiens et des anges combattants armés de piques.
A votre gauche, le Paradis est évoqué par l'assemblée des Elus autour du Temple. A votre droite, l'Enfer dans sa plus sombre noirceur.

Plaquette Touristique :
Renseignements :
- Office de Tourisme de Vendôme.
- Association pour la valorisation des peintures murales en Vendômois.


Source : Dictionnaire du Vendômois

Saisie : Xavier ROUILLAT

Dernière modification : 7 Février 2008