Histoire des communes

Avaray : Monument aux morts

Voir aussi :
Liste de 30 morts
 

Inscription

Aux enfants d'Avaray morts pour la France 1914-1918

Les soldats

1914-1918 : 17 et 2 disparus
1939-1945 : 4

1870

Aux victimes de 1870

Situation

Le monument aux morts est situé dans le cimetière qui est au bout de la Rue Creuse.

Il est situé au fonds du cimetière, à l'opposé du portail d'entrée.

Il est composé de 3 stèles.
Celle du milieu sur laquelle se trouvent les plaques avec le nom des soldats morts pour la France.

Et une de chaque côté avec la mention :
"AUX ENFANTS"
"D'AVARAY"
"MORTS"
"POUR LA FRANCE"
"1914 - 1918"

Il est entouré de 6 obus renversés reliés par des chaines

CHARDON Prosper (73ème Régiment de Ligne)

Décédé à la Bataille de GRAVELOTTE/SAINT-PRIVAT

Prosper CHARDON est né à Avaray le 13 Mai 1838 du mariage de Charles CHARDON et Pauline THAUVIN.

Lors de la guerre de 1870, il est Soldat de 1ère Classe à la 5ème Compagnie du 2ème Bataillon au 73ème Régiment d'Infanterie de Ligne.

Le 28 Mars 1873, de Lille, le Sergent-Major par Ordre du Conseil d'Administrtion du 73ème Régiment de Ligne, écrit à Monsieur le Maire d'Avaray.

"Nous avons l'honneur de vous faire parvenir l'extrait de l'acte mortuaire du nommé "CHARDON Prosper, Soldat de 1ère Classe à la 5ème Compie du 2ème Bon N° Mle 1858, "décédé à la bataille de Saint-Privat (Moselle) le 18 Août 1870, par suite des "blessures reçues ledit jour."

3ème DIVISION

Plans de Lille
N° 57

EXTRAIT MORTUAIRE

73e Régiment de Ligne

Nous soussigné MARCHAND, Léon, Officier payeur remplissant les fonctions d'OFFICIER DE L'ETAT-CIVIL, certifions qu'il résulte du Registre destiné à l'inscription des Actes de l'État Civil faits hors du territoire français, pour le 73e Régiment de Ligne, que le

Nommé CHARDON , Prosper, Soldat de 1ère Classe à la 5ème Compagnie du 2ème Bataillon au 73ème Régiment d'Infanterie de Ligne,

Fils de Charles et de Pauline THAUVIN, natif d'Avaray, Canton de Mer, département de Loir et Cher, marié à -------

Signalé au Registre Matricule sous le numéro 1858 est décédé à la bataille de St Privat (Moselle) le dix-huit Août mil huit cent soixante dix.

A Lille le Seize Mars mile huit cent Soixante Treize.
Pour extrait conforme
(Signé) L.Marchand
Vue pour légalisation de la signature de Mr Marchand
Lille le 27 Mars 1873
(signé) Le Major, Le Trésorier, l'Offier d'Habt, Le Capitaine, Le Chef de Son, Le Colonel
(tous illisibles)

La Bataille de Saint-Privat (Moselle)

La bataille de Saint-Privat (appellation française) ou bataille de Gravelotte (appellation allemande) s'est déroulée le 18 août 1870 lors de la guerre franco-prussienne, à une dizaine de kilomètres à l'ouest de Metz

On emploie généralement la double appellation : bataille de Gravelotte/Saint-Privat.

Le 16 août 1870, l'armée allemande occupe la route principale reliant Metz à Verdun, ville que souhaite rejoindre le maréchal Bazaine à la tête de l'armée du Rhin française pour se rallier à l'armée du maréchal Mac-Mahon.

La bataille de Mars-la-Tour débute alors.

Malgré un répit des combats favorable aux Français, Bazaine refuse de lancer une contre-attaque générale qui aurait probablement engendré la défaite totale des IIIe et Xe corps prussiens.

L'armée du Rhin est alors définitivement coupée du reste de l'armée française et se replie sur une position défensive à quelques kilomètres à l'ouest de Metz.

Deux jours plus tard, le 18 août, les armées vont s'affronter à nouveau lors de la bataille de Saint-Privat, les Prussiens voulant en finir avec l'armée du Rhin.

Déroulement de la bataille

Le chef d'état-major prussien Helmuth von Moltke lance dans la bataille la Ire et la IInde Armée commandées respectivement par le général Steinmetz et le prince Frédéric-Charles, neveu du roi de Prusse Guillaume Ier.

Les troupes françaises, sous les ordres de Bazaine, sont adossées aux forts de Saint-Quentin et de Plappeville et s'étalent de Rozérieulles à Saint Privat.

La bataille débute le 18 août 1870 à huit heures lorsque Moltke ordonne l'avancée de ses troupes en direction des positions françaises.

Vers 12 h 00, le général Manstein ouvre la bataille devant le village d'Amanvillers avec l'artillerie de la 25e division d'infanterie.

Mais le camp français s'est organisé durant la nuit en creusant des tranchées et des fosses afin de placer son artillerie et ses mitrailleuses et de masquer ses positions.

Connaissant finalement l'avancée des troupes prussiennes, les français lancent une contre-attaque massive. La bataille paraît tout d'abord tourner à l'avantage des Français, ceux-ci possédant de meilleurs fusils, les Chassepot.

Cependant, l'artillerie prussienne est mieux équipée grâce à ses canons issus des usines Krupp,

À 14 h 30, le général Steinmetz, désobéissant aux ordres de Moltke lance une attaque sur l'aile gauche avec la Ire Armée. Par deux fois, il est repoussé par les tirs français, organisés et puissants

Suit alors une importante contre-attaque française qui disperse les deux corps en présence : les VIIe et VIIIe Corps. Mais Moltke réussit à éviter une percée française grâce à ses dernières troupes de réserves.

Vers 16 h 50, la IInde Armée ouvre une attaque à Saint-Privat, village occupé par les hommes du général français Canrobert. Les troupes prussiennes sont vivement repoussées, mais les positions françaises sont anéanties par l'artillerie ennemie. Canrobert demande désespérément et à plusieurs reprises des renforts à Bazaine, mais ne les obtient pas. Ce dernier ne juge en effet pas Saint-Privat comme une bataille importante et refuse d'engager ses troupes de réserves, pourtant nombreuses.

À 20 h 00, le XIIe corps allemand déborde sur l'aile droite. Le 6e corps français est contraint de se replier suivi par le 4e corps, sous la protection de la Garde impériale arrivée en renfort et commandée par le général français Bourbaki.

Celui-ci considère alors ce repli comme la défaite de son camp et refuse de lancer une contre-attaque.

Vers 22 h 00, les combats cessent pour la nuit après des corps-à-corps sanglants à Saint-Privat. Les hommes se sont même battus dans le petit cimetière du village qui entourait l'église en flammes.

Le lendemain matin, l'armée du Rhin préfère se replier dans Metz plutôt que de reprendre le combat.

Une grande partie des forces françaises n'a pas été engagée dans la bataille. Une grave erreur de la part de Bazaine qui prévoyait depuis plusieurs jours le repli sur Metz, considérant Saint-Privat comme une bataille mineure.

Ainsi les Allemands se sont retrouvés en supériorité numérique. Et grâce à une habileté tactique et malgré une résistance héroïque de certains corps français, ils sont parvenus à remporter la victoire.

Les Prussiens achèvent l'encerclement de Metz le 20 août en coupant le télégraphe et la voie ferrée Metz-Thionville.

L'armée du Rhin est prise au piège, le siège de Metz commence...

Après la bataille

Le traité de Francfort donne à l'Empire allemand récemment proclamé dans la Galerie des glaces du Château de Versailles, haut lieu de l'histoire de France, l'Alsace, la Lorraine germanophone et Metz, puissante place-forte. L'empereur Guillaume Ier, profondément marqué par le souvenir du sacrifice de ses troupes à Saint-Privat qu'il nomme « le tombeau de ma garde », exige l'annexion des champs de bataille que le traité laissait à la France.

En échange, Belfort restera française. Les champs seront parsemés d'ossuaires qui seront autant de lieu de pèlerinages. Ils seront regroupés dans les années 1980.

Les Forces en présence lors de cette bataille

Pour la Prusse
210 bataillons d’infanterie
133 escadrons de cavalerie
732 canons
---------
188 332 hommes

Et pour la France
183 bataillons d’infanterie
104 escadrons de cavalerie
520 canons
---------
112 800 hommes

Et les pertes nombreuses

Du côté prussien
5 237 tués
14 430 blessés
493 disparus
---------
20 160 tués, blessés ou disparus

Et du côté français
1 146 tués
6 709 blessés
4 420 disparus
---------
12 275 tués, blessés ou disparus


Saisie : Michel BOUZY

Dernière modification : 22 Juin 2012