Histoire des communes

Conan : Monument aux morts

Lieu-dit Le Cimetière
Voir aussi :
Section ZB
Parcelle 79
Liste de 13 morts
 

Inscription

La commune de Conan à ses enfants morts pour la patrie

Les soldats

1914-1918 : 13

Ceux MORTS POUR LA PATRIE

BIGOT Georges
BIGOT Victor
BRILLARD Arsène
BRILLARD Léonce
BRISSET Jules
CONSTANTIN Savinien
CONSTANTIN Paul
DESCHAMPS Arthur
DUMOULIN Léon
GOSSEAUME Ernest
GAULANDEAU William
OMBREDANE Joseph
REGNIER Bernard

Les Tombes Militaires

Proche du monument aux morts se trouvent 5 tombes de soldats tués à la Grande Guerre

Il s'agit de :
GAULANDEAU William
BIGOT Victor
GOSSEAUME prénommé Lucien et non Ernest comme sur le monument aux morts
BRILLARD Arsène
BRILLARD Firmin Léonce

Pour que les tombes des soldats décédés pendant la guerre soient considérées comme "Tombes Militaires" il y a deux conditions à remplir :
1 – que l'acte de décès porte la mention "MORT POUR LA FRANCE"
2 – et que le militaire soit inhumé seul et en dehors de sa famille.
Ces tombes, suivant un décret de 1916, sont à perpétuité pour leur entretien et leur sauvegarde à la charge de la Commune.
Dans le cas présent, c'est le Souvenir Français qui semble se charger de leur entretien.

Les Bat' d'Af'

Arsène BRILLARD était caporal au 3ème Bataillon de Marche d'Infanterie Légère d'Afrique - 4ème Compagnie, lorsqu'il a été tué en 1917.

Les Bataillons d’Infanterie Légère d’Afrique (BILA), plus connus sous leurs surnoms de Bat d'Af' , étaient des unités appartenant à l'Armée d'Afrique qui dépendait de l’armée de terre française

Contrairement à ce qu'on pense, ce ne sont pas des unités disciplinaires au sens strict. Elles ont néanmoins accueilli dans leur rang quelques jeunes hommes déjà condamnés dans le civil, au moment où ceux-ci devaient faire leur service militaire, et des militaires sanctionnés, après leur passage dans des compagnies de discipline.
Cependant il est clair qu'il y régnait une discipline bien plus forte que dans les autres unités de l'armée.

Initialement, les soldats du 1er BILA sont les Flore, ceux du 2e Zéphyr, ceux du 3e Chardonnet, puis le surnom de Joyeux s'impose pour tous, bien qu'on entrevoie encore celui de Zéphyr.

En 1914, à la déclaration de la guerre, les effectifs devant pour la plupart rester en garnison en Afrique du Nord, on a formé pour la durée de la guerre, un, puis trois bataillons de marche d'infanterie légère d'Afrique.

Il y en eu donc trois qui ont participé à la Première Guerre mondiale : le 1er, 2e et 3e Bataillon de Marche d'Infanterie Légère d'Afrique BMILA. Les 3e et 5e BILA ont formé en France le 3e Bataillon de Marche d'Infanterie Légère d'Afrique et se sont couverts de gloire en Belgique à la Maison du Passeur (porté sur le drapeau).

3e Bataillon d’Infanterie Légère d’Afrique

Au début de la guerre 14-18, on regroupe divers éléments pour constituer des bataillons de marche. En novembre, le 3e bataillon et une compagnie du 1er donnent naissance au 2e bataillon de marche tandis que le 3e bataillon de marche est créé à partir des 4e et 5e bataillons. Le 3e bataillon de marche obtient six citations à l'ordre de l'armée et la fourragère rouge de la légion d’honneur.

Le 2e bataillon de marche obtient quant à lui la fourragère aux couleurs de la croix de guerre.

Pendant la Première Guerre mondiale il se bat au sein de la 45e division d'infanterie.


Saisie : Michel BOUZY

Dernière modification : 8 Avril 2012