L'Aigle : Hôtel Colombel de la Rousselière
Les pavillons d'entrée et les ailes sont antérieurs à 1630.
En 1770, Pierre Nicolas Collombel, riche épinglier, achète la maison et fait abattre les deux logis du centre, gardant les deux ailes et les deux pavillons de la construction primitive. Entre 1770 et 1775, il fait construire un hôtel. En 1863, une institution religieuse y installe un pensionnat. L'ensemble se compose de deux pavillons d'entrée, symétriques, encadrant la porte cochère. Le corps principal est surmonté d'un fronton triangulaire, et présente une façade en brique et pierre. Des guirlandes de fruits sculptées surmontent les ouvertures centrales. Une partie du décor intérieur subsiste.
Source : Site internet du ministère de l'intérieur
Saisie : Philippe DESHAYES
Dernière modification : 24 Février 2013
Les Dames de Marie
Pendant plus d'un siècle, aucun aiglon n'a appelé l'hôtel autrement que du nom de l'institution qui l'occupait. Tout le monde disait "Les Dames de Marie".
Après le bombardement américain du 7 juin 1944, une partie des services de l'hôpital étaient installés "aux Dames de Marie".
Souvenirs des années 1910-1930, écrits vers 1990 par une aiglonne, Marcelle BRISSON (+ 1997)
"Nous habitions tout près de la pension des Dames de Marie. Derrière notre maison, de très hauts murs séparaient notre propriété de leur cour, couverte en partie de deux immenses tilleuls, deux arbres magnifiques qui balançaient si merveilleusement leurs branches et qui devaient être plusieurs fois centenaires. Nous avions la joie, quand fleurissaient leurs rameaux, de recueillir tout leur parfum. On les a abattus, et à leur place s'élève une classe. La cour est devenue bien triste.
Au fond du parc existaient encore les restes d'un théâtre. On y voyait la scène, les décors pendaient lamentablement, vestiges de la grandeur d'une demeure seigneuriale transformée en pensionnat. Cette maison, que l'on appelle désormais l'Hôtel Collombel de la Rousselière, je la connaissais bien. Sous un escalier extérieur menant à un salon se trouvait l'entrée d'un souterrain qui communiquait avec l'hôtel de Madame Leport de la Tuilerie, situé deux numéros plus bas. Quand on détruisit cette maison fort ancienne pour construire en 1924 la Banque de France, on boucha le souterrain, qui continuait jusqu'au château de L'Aigle et, disait-on, à celui du Souchey." (Archives Hederer-Legeard)
Saisie : Jean Pierre HEDERER
Dernière modification : 28 Juin 2017